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Finance

5 ans après les « Panama Papers », les « Pandora Papers » épinglent 35 dirigeants mondiaux

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Tel est pris qui croyait prendre. On se croirait dans un rêve. En 2016, la finance offshore avait secoué l’actualité mondiale avec le scandale des Panama Papers (documents panaméens). Cinq ans plus tard, les résultats de l’enquête, cette fois-ci, estampillés « Pandora Papers », de l’International Consortium of Investigative Journaliste (ICIJ), publiés le dimanche 3 octobre 2021, épinglent, une fois encore, plusieurs hauts dirigeants. Un électrochoc bis, serait-on tenté de dire !

Le rôle suspect des banques et cabinets spécialisés

En effet, à en croire l’ICIJ, 35 personnalités de renommée mondiale, 330 politiciens et fonctionnaires, en plus d’un groupe mondial de fugitifs et de malfrats, seraient impliqués dans des flux financiers illicites(FFI) et des pratiques d’évasion fiscale avec la complicité des banques et des cabinets spécialisés en Europe comme aux Etats-Unis. On peut lire à cet effet, que « grâce à un seul cabinet d’avocats panaméen dirigé par un ancien ambassadeur panaméen aux États-Unis, des banques situées à différents endroits du globe ont créé au moins 3 926 sociétés offshore. Connu sous le nom d’Alcogal, ce cabinet possède des bureaux dans une douzaine de pays. Selon les documents révélés par l’ICIJ et ses partenaires, il a créé au moins 312 sociétés dans les seules Îles Vierges britanniques, à la demande du géant américain de la banque Morgan Stanley ».

Un chantre de la transparence et de  la lutte anticorruption au cœur du scandale : le président kenyan, Uhuru Kenyatta

Dans cette enquête explosive, le président du Kenyan, son frère ainsi que 7 membres de sa famille sont cités. Pourtant, en 2018, à propos de la richesse de sa famille, il déclara sur les ondes delà BBC ceci : « J’ai toujours déclaré que ce que nous possédons, ce que nous avons, est ouvert au public. En tant que fonctionnaire, je suis censé faire connaître ma fortune et nous le déclarons chaque année ». Tout le contraire du contenu des Pandora Papers, qui révèle une fortune astronomique issue de sociétés offshore et logée dans des paradis fiscaux. En effet, les documents révèlent que « des membres de la famille ont utilisé des sociétés offshore pour acheter trois propriétés au Royaume-Uni. L’un d’eux, un appartement près de Westminster à Londres, d’une valeur estimée à 1 million de livres sterling, était jusqu’à cet été loué à un membre du Parlement britannique. Quant au petit frère du président kenyan, Muhoho Kenyatta, il posséderait une société offshore avec un portefeuille d’espèces, d’actions et d’obligations d’une valeur de 31,6 millions de dollars en 2016. D’autres documents de la fuite montrent une fondation créée au Panama en 2003 pour la mère du président, désormais âgée de 88 ans, « Mama » Ngina Kenyatta. À sa mort, tous les actifs détenus dans la fondation devaient passer à son fils, Uhuru ».

L’ancien premier ministre britannique Tony Blair : un cas positif selon l’ICIJ

Parce que son cabinet de conseil, le Tony Blair Institute for Global Change, s’active beaucoup en Afrique et traite surtout avec les présidences africaines, son cas mérite attention. En effet, citées dans des transactions offshore, de fraude fiscale à l’instar du roi Abdallah II de Jordanie avec ses 36 sociétés fictives, les belles demeures de Tony et Chérie Blair commencent à délier les langues. Or, regrettait-il déjà en 1994, lorsqu’il briguait le poste de premier ministre, que des personnes fortunées échappent à l’impôt. Quid de l’ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss Khan, qui aurait fait transiter plusieurs millions de dollars d’honoraires de conseil à des entreprises par une société marocaine exempte d’impôts.

11 300 milliards de dollars : les sommes détenues dans des places offshore

Sans doute, cette enquête est d’une importance décisive. Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), crée en 1997 par le Centre américain pour l’intégrité publique  et ses partenaires, ont réédité un exploit gigantesque au regard de l’envergure et de la gravité des révélations. Des mois durant, 600 journalistes de 150 médias répartis dans 117 pays se sont penchés sur 11,9 millions de documents issus de cabinets spécialisés dans la création de sociétés offshore. Le résultat est sans appel. Les Pandoras Papers confirment ainsi l’étude de l’Organisation de coopération et de développement économique(OCDE)  réalisée en 2020 et qui évaluait à 11 300 milliards les montants logés en zone « offshore ».

Tout compte fait, force est de reconnaitre que la complexité et le caractère secret du système offshore, rendent la lutte contre l’évasion fiscale quelque peu féerique tant il est vrai qu’aucune leçon n’a apparemment été tirée du scandale des Panama Papers.

Les Pandora Papers réussiront-ils à poser les jalons d’un changement de paradigme durable dans la lutte contre l’évasion fiscale ?

 Sources : financialafrik.com, franceinter.fr

CIMA

Allianz Africa: Delphine Traoré nommée CEO Régional

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Une percée spectaculaire a été notée le 20 octobre 2021, à Nairobi, dans le secteur des assurances. Pour cause, Delphine Traoré, originaire du Burkina Faso, membre du Comité Exécutif d’Allianz Africa et Directrice Régionale des Opérations, succèdera à Coenraad Vrolijk en tant que CEO Régional d’Allianz Africa, en plus de ses responsabilités actuelles. Elle ajoute ainsi une autre corde à son arc.

Coenraad poursuivra d’autres opportunités en dehors du groupe Allianz. Des changements qui entreront en vigueur le 1er novembre 2021.

Rappel : Delphine a rejoint le Groupe Allianz en 2005 chez Allianz Global Corporate & Specialty (AGCS) Canada. Elle a occupé les postes de Souscripteur Responsabilité Civile et de Responsable de la gestion des marchés avant de devenir CEO d’AGCS Africa en 2012. Delphine a rejoint Allianz Africa en tant que Directrice des Opérations en 2017 et est restée Membre Non Exécutif du Comité Exécutif d’AGCS Africa.

En 2015, Coenraad a rejoint le Comité Exécutif d’Allianz SE en tant que Conseiller Senior, il est ensuite devenu CEO Régional d’Allianz Africa en 2017. Au cours de son mandat, il a mené l’expansion d’Allianz au Maroc, au Nigéria et récemment en Afrique de l’Est, en plus de renforcer l’ancrage régional du groupe.

En Afrique, Allianz est présent dans 12 pays et accompagne ses clients dans 49 marchés. Ses 1.167 employés ont réalisé un chiffre d’affaires de 371 millions d’euros en 2020, toutes entités confondues. Allianz est le fournisseur de micro-assurance pour 1,7 million de familles et individus à faible revenus en Afrique.

Avec Financialafrik

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Finance

Le Cameroun à la tête de Standard Chartered Côte d’Ivoire

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Expert-comptable agréé dans l’Etat du Michigan, aux Etats-Unis, le Camerounais John Ngu Mokom a récemment pris les commandes de la direction générale de la filiale ivoirienne du groupe bancaire britannique Standard Chartered Bank. Aussitôt arrivé, ce dernier a été aux avant-postes dans la signature d’une convention de crédit d’un montant de 159 millions d’euros, soit environ 104 milliards de FCFA, avec l’Etat de Côte d’Ivoire, pour la rénovation des maternités de 62 hôpitaux à travers le pays.

Entré à la Standard en 2018, où il a notamment été Chief  Financial Officer au sein de la filiale camerounaise, John Ngu Mokom, qui contribue ainsi à faire rayonner l’expertise camerounaise dans le monde de la finance, rejoint ainsi à la tête d’une filiale du groupe bancaire britannique son compatriote Mathieu Mandeng. Cet autre banquier camerounais dirige Standard Chartered Bank Mauritius depuis 2015, et a été désigné banquier de l’année 2019 dans ce pays.

Le nouveau promu, qui est propulsé à la tête de la première banque 100% digitale de l’espace Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine), connaît bien le secteur bancaire avec lequel il a flirté dès l’année 2007, en travaillant pour la Société commerciale de banque Cameroun (SCB Cameroun), qui est entrée dans le giron du groupe marocain Attijariwafa en avril 2011.    

Mais, avant son arrivée dans le secteur bancaire, John Ngu Mokom, titulaire d’un Bachelor degree in english private law de l’Université de Yaoundé, a travaillé chez General Motors aux USA et au Canada. Bien avant de retourner dans son pays, où il a servi chez Ernst & Young et Cotco (Cameroon Oil Transportation Company), le gérant du pipeline Tchad-Cameroun.

Avec Investir au Cameroun

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Finance

Le Burkina Faso s’attaque aux commissions des banques

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Le Burkina Faso, un des 14 pays membres de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurance (CIMA),  a décidé de plafonner à 5% au lieu de 15%, les commissions servies par les assureurs vie aux banques. Cette décision interdit de verser des commissions aux gestionnaires de comptes, c’est à dire, au personnel des banques.

Ces taux de commissionnement supérieurs aux taux réglementaires

Pour rappel, le Burkina Faso avait adopté un arrêté en avril 2002 (2001/121/MFDB/SG/DGTCP/DA) fixant des taux planchers et plafonds de commissionnement en fonction des différentes branches.
Dans un rappel à l’ordre du 8 octobre dernier, le ministère de l’Economie et des Finances déplore que pour la branche vie en général, et plus spécifiquement sur le produit décès-emprunteur, les taux de commissionnement appliqués sont souvent largement supérieurs au taux plafonds y afférent. «De nos enquêtes réalisées auprès des banques, il ressort qu’en plus des commissions payées aux banques pour l’intermédiation, d’autres types de commissions seraient servies aux conseillers clientèle. Cette double rémunération rend les taux de commissionnement servis supérieurs aux taux réglementaires».
Ces pratiques, lit-on dans la note ministérielle adressée aux directeurs des compagnies d’assurance, sont «contraires aux prescriptions règlementaires et pourraient être de nature à discréditer et induire des effets néfastes sur ce segment du marché en particulier et de façon générale sur l’ensemble du secteur des assurances Vie dans notre pays ».

Missions de contrôles inopinées prévues

En tout état de cause, rappelle le ministère burkinabé de l’Economie et des Finances, des missions de contrôles inopinées seront diligentées à l’effet de s’assurer de l’effectivité de l’application dudit arrêté notamment en ces dispositions relatives aux taux de commissionnement de la branche vie. Les éventuels contrevenants procéderont au remboursement des commissions indûment versées et seront sanctionnés conformément aux dispositions de l’articie312 du code des assurances. Avec ce rappel à l’ordre, le Burkina Faso ouvre un débat qui fera florès dans l’espace CIMA.

Avec financialafrik

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