CONNECTEZ-VOUS AVEC NOUS

Entreprises

Banques: la BHCI n’a pu décoller, l’Etat reprend la totalité de ses parts

Publié

au

Privatisée en 2018 dans le cadre du redimensionnement du portefeuille bancaire public, la Banque de l’habitat de Cote d’Ivoire (BHCI), n’a pu décoller en raison de la « dégradation continue de la situation financière de la banque ». Le gouvernement ivoirien a repris la main en souhaitant l’augmentation du capital social, qui doit passer de 6,78 milliards Fcfa à 53,18 milliards Fcfa à travers une émission de 4,64 millions d’actions.

Pour le porte-parole du gouvernement, par ailleurs ministre de la Communication des Médias et de la Francophonie, Amadou Coulibaly, la mobilisation de ressources « devrait permettre de combler le déficit et d’atteindre le niveau des fonds propres requis de 10 milliards Fcfa ».

Une des nouvelles recommandations est l’orientation de la stratégie de la banque vers son cœur de métier initial, le financement de l’immobilier dans l’optique de combler le déficit de logement.

Avec financialafrik

Entreprises

Focus sur la famille Aponte, en négociation exclusive pour la reprise de Bolloré Africa Logistics

Publié

au

Sur la table des négociations : 5,7 milliards d’euros. Ainsi se chiffre l’offre du géant italo-suisse Mediterranean Shipping Company (MSC) pour la reprise des actifs de Bolloré Africa Logistics (BAL). Le deal est important pour le groupe français qui tournerait le dos à 35 ans d’activités portuaires, ferroviaires et logistiques rentables dans 40 pays du continent avec un total de 42 ports desservis. Les pourparlers sont enclenchés et Bolloré atteste avoir accordé l’exclusivité à MSC jusqu’au 31 mars 2022. Leader mondial de transport maritime de conteneurs, MSC semble bien parti, même si en cas d’entente entre les deux parties, celles-ci devront obtenir le visa des autorités de la concurrence. En tout cas, les marchés ont positivement réagi à l’annonce faite par le groupe Bolloré qui a vu son action bondir de 10% en 24 heures à la Bourse de Paris.

Si la nouvelle a suscité des inquiétudes chez les professionnels africains liés aux activités du groupe français, ce dernier rassure. « Les deux groupes partagent de grandes similitudes. MSC est un groupe familial, européen, qui s’inscrit dans la durée et place ses collaborateurs au cœur de sa stratégie d’entreprise », indique la firme du tycoon français Vincent Bolloré dont le fils, Cyrille -successeur désigné à compter de février 2022- dirige les activités énergie, logistique, portuaire et ferroviaire du groupe à l’échelle mondiale depuis janvier 2016.

Derrière le géant armateur candidat à la reprise des actifs de BAL : les Aponte, une famille dont deux générations tissent les fils de son succès mondial, participant directement à sa gestion.

Un mariage italo-suisse qui ouvre les portes du business

Gianluigi Aponte, le patriarche, voit le jour en 1940 à Sorrente (au sud-ouest de l’Italie), au sein d’une famille de marins. Son épouse Rafaela née Diamant, également son associé historique, est la fille d’un riche banquier suisse. Leur union lui ouvre les portes du business puisqu’il obtiendra son premier financement de sa belle-mère. Le couple fonde MSC en 1970 et construit l’entreprise au fil du temps. Leurs enfants, Diego et Alexia viendront s’y greffer dès leur jeune âge. Avec près de 8 milliards de dollars d’avoirs en 2019, le duo est considéré comme la troisième fortune de Suisse.

Photo: Gianluigi Aponte (au centre) entouré de son fils Diego et sa fille Alexia. Ils sont en négociation exclusive avec la famille Bolloré pour l’acquisition des actifs de Bolloré Africa Logistics.

100% propriétaire de MSC

De capitaine de navire à patron de sa propre entreprise de fret maritime, la création de MSC -qui, au départ, porte son nom de famille- concrétise le rêve de Gianluigi Aponte. Un rêve si bien chéri que le milliardaire italien s’est toujours gardé d’ouvrir le tour de table de sa firme, qu’il partage avec Rafaela. Ce mastodonte mondial, qui a démarré avec un bateau d’occasion, affiche 560 porte-conteneurs, 23 bateaux de croisière (son activité s’étant diversifiée) et plus 100 000 salariés à travers 530 implantations dans 156 pays dans le monde, selon les informations disponibles sur le site web de l’entreprise. Tous les ans, MSC brasse 25 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

Chaque membre de la famille occupe un poste clé

En 2014, Gianluigi Aponte s’est retiré de la gestion du groupe au profit de son fils Diego. Ce dernier est, lui aussi, passé à la gouvernance en décembre 2020, en qualité de président du conseil d’administration, confiant l’exécutif au Danois Soren Toft, ex-dirigeant chez Maersk. Mais la famille reste bien au cœur du dispositif managérial. Rafaela s’occupe de la décoration des paquebots, tandis qu’Alexia gère les finances du groupe. Le gendre du couple, Pierfrancesco Vago, est à la tête de l’activité croisière, laquelle n’est pas moindre, puisque MSC trône au quatrième rang mondial sur ce marché. Leur belle-fille, Ela, se charge de l’acquisition et de la vente des cargos.

Intéressée par l’Afrique depuis 50 ans

La famille Aponte s’intéresse à l’Afrique depuis la création de MSC. La Somalie, alors colonie italienne, figure parmi les premières lignes desservies. Le patriarche Gianluigi y a des attaches, notamment pour y avoir passé les premières années de son enfance. Sa famille débarque à Mogadiscio en pleine seconde guerre mondiale et retourne en Italie après la mort de son père. La firme détient encore une représentation dans la capitale somalienne. Aujourd’hui, MSC est actif dans 43 pays africains et emploie plus de 8 000 personnes. « Notre histoire [en tant que famille, NDLR] a démarré en Afrique, en reliant l’Afrique de l’Est à la Méditerranée. Avant que notre flotte ne soit convertie au milieu des années 1980 », déclarait Diego Aponte dans un entretien avec Jeuneafrique en 2016.

Un plan d’investissement de 500 millions d’euros au Togo

Ces dernières années, la famille italo-suisse a renforcé sa stratégie africaine en prenant des positions fortes, notamment au Togo, faisant du Port de Lomé son hub régional, en raison de son positionnement stratégique dans le Golfe de Guinée. Ici, MSC, via sa filiale locale, contrôle à 100% le terminal à conteneurs. Les Aponte ont dévoilé en 2019 un plan d’investissement de 500 millions d’euros dont 30 millions devraient être débloqués dès 2022.

Concessionnaire au Port de San Pedro

En Côte d’Ivoire, les Aponte ont réussi à obtenir la confiance des autorités au point de décrocher en 2017 la concession du terminal à conteneurs du Port de San Pedro jusqu’en 2052, soit pendant 35 ans. C’est d’ailleurs le fils, Diego, qui en a signé l’accord à Abidjan aux côtés du gouvernement. En pariant sur le port ivoirien, la famille originaire de Sorrente entend également capter le trafic à destination du Burkina Faso et du Mali, deux pays voisins dépourvus d’accès à la mer.

Proche de l’Elysée

La famille Aponte est également connue pour être proche des autorités françaises. Une proximité qui l’a placée au cœur du dossier Kohler, une affaire de conflit d’intérêt présumé qui a secoué en 2018 le Secrétaire général de la Présidence de la République Alexis Kohler, cousin de Rafaela Aponte et à l’époque directeur de cabinet d’Emmanuel Macron alors ministre de l’Economie. Après des démêlés judiciaires, l’affaire a été classée sans suite en août 2019 avant de refaire surface l’été 2020. Le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, qui a travaillé avec Kohler et Macron au moment des faits a été récemment entendu par le Tribunal judiciaire de Paris.

A la tête de l’une des entreprises les plus polluantes d’Europe

En Europe, l’empire bâti par Gianluigi et Rafaela Aponte est régulièrement fustigé par les associations écologistes. Et pour cause : responsable de 11,04 mégatonnes de CO2, MSC arrive 8ème dans le top 10 des plus grands émetteurs de gaz à effet de serre (GES) d’Europe, selon les données de la Fédération européenne pour le transport et l’environnement.

En septembre dernier, la division croisière de MSC a rejoint la coalition « Getting to Zero » et s’est engagée à atteindre le niveau de zéro émission nette de GES à l’horizon 2050, espérant redorer son image à l’heure de la révolution verte.

Source : afrique.latribune.fr

Continuer la lecture

Entreprises

Eric Odhiambo: nouveau directeur executif de la banque des Grandes Entreprises et d’Investissement

Publié

au

Le Groupe Ecobank, a nommé M. Eric Odhiambo au poste de directeur exécutif de la Banque des Grandes Entreprises et d’Investissement du Groupe, suite au départ à la retraite de M. Akin Dada.

M. Akin Dada, le directeur exécutif de la Banque des Grandes Entreprises et d’Investissement du Groupe Ecobank, a récemment pris sa retraite, ayant atteint l’âge de 60 ans. Conformément au plan de succession du Groupe, M. Eric Odhiambo a pris la relève et a été nommé directeur exécutif de la Banque des Grandes Entreprises et d’Investissement. Eric Odhiambo était le directeur des risques du Groupe depuis septembre 2017.

Le nouveau directeur de la Banque des Grandes Entreprises et d’Investissement du Groupe, Eric Odhiambo, a rejoint le Groupe Ecobank en septembre 2017 en tant que directeur des risques du Groupe.

Auparavant, il a travaillé pendant 14 ans chez Citigroup, où il a occupé divers postes de
direction, notamment ceux de directeur de l’analyse des risques et de la gestion corrective,
directeur des risques pays, directeur régional de la gestion des risques pour l’Afrique, la Turquie et la CEI, et a également exercé la fonction de responsable du crédit, entre autres.

Il a dirigé diverses structurations et approbations de crédit du point de vue du risque, tout en participant à la réalisation des transactions avec les équipes de la Banque des Grandes Entreprises et d’Investissement, du Financement d’entreprise, du Financement de Projet, des Structures de produits dérivés et des Services de transactions du commerce.

Eric Odhiambo a assuré l’encadrement et la formation sur le terrain des chargés de crédit dans toutes les divisions, examinant et fixant les limites de crédit. Il a siégé à divers conseils d’administration de banque en tant qu’administrateur non exécutif. Il est actuellement administrateur non exécutif au conseil d’administration de Ecobank Nigeria.

Eric Odhiambo est très axé sur le développement des affaires et apporte une grande expérience au pôle de Banque des Grandes Entreprises et d’Investissement. Au cours de ses 30 années de carrière bancaire, il a également travaillé chez Atlas Mara et ABN AMRO Bank au Kenya.

Félicitant Eric Odhiambo pour son nouveau rôle, Ade Ayeyemi a précisé : « Eric Odhiambo est un banquier très compétent qui possède une grande expertise dans le développement des affaires, la structuration et la compréhension du crédit ainsi que la gestion des risques. Il a toutes les qualitésnécessaires pour assurer la réalisation des objectifs stratégiques de notre activité de Banque de Grande Clientèle et d’Investissement dans les domaines des prêts, du financement du commerce, des services de conseil et des paiements transfrontaliers. Je ne doute pas qu’il saura faire preuve, dans ses nouvelles fonctions, du même leadership que celui qu’il a exercé en tant qu que directeur des risques du Groupe ces quatre dernières années ».

Jani avec Ecobank

Continuer la lecture

Actualités

Un moteur de recherche 100% africain: Moussa Touré veut bousculer Google

Publié

au

D’après le dernier rapport e-Conomy Africa 2020 de Google et de la Société Financière Internationale (IFC), l’économie numérique en Afrique pourrait représenter 5,2 % du PIB du continent à l’horizon 2025, soit un peu plus de 180 milliards de dollars. Les enjeux de l’économie numérique sont énormes et l’Afrique devrait fortement innover en la matière pour doper sa compétitivité.

En tout cas, en 2020, Moussa Touré, entrepreneur d’origine sénégalaise et malienne, s’est lancé en créant MAYYAN, un moteur de recherche 100% africain pour impacter le continent et faire bouger les lignes de l’émergence.

A propos de Mayyan

A l’image de Google, Mayyan est un moteur de recherche, qui est basé sur Microsoft Bing et fonctionne comme tout autre moteur de recherche. Mais cette plateforme mise sur pied en 2020 et qui a à son actif plus de 80 000  utilisateurs, se démarque de ses concurrents par le fait que chaque clic sur une annonce génère des revenus utilisés pour soutenir des projets de développement en Afrique.

C’est du moins ce que le promoteur Moussa Touré s’est donné comme mission, promettant d’investir 30% des revenus publicitaires dans des organisations à but non lucratif œuvrant pour le développement du continent.

Avec sa nouvelle création, l’entrepreneur sénégalo-malien se positionne comme un concurrent au géant Google et s’est fixé comme objectif d’atteindre les 500 000 utilisateurs en Afrique d’ici à 2030.

Un moteur de rechercher au cœur du développement

« Je me suis dit, il y a un an : comment trouver un outil pour impacter facilement le continent ? Sachant qu’à l’époque, les baisses des dons aux associations étaient en chute libre. » explique Moussa Touré.

Il a ainsi réitéré sa volonté de placer son moteur de recherche, Mayyan, au cœur du développement sur le continent. A cet effet, il se focalise sur le développement de trois projets précis. Il s’agit de l’accès à l’eau à travers des forages, l’autosuffisance des populations africaines à l’alimentation en investissant dans l’agriculture, et l’électrification des zones rurales dont les hôpitaux, les écoles et les domiciles.

La plateforme Mayyan, contrairement à d’autres moteurs de recherche, assure de ne pas vendre les données personnelles des utilisateurs à des sociétés tierces.

Taslikh avec wakatsera

Continuer la lecture

Tendance

Copyright © 2021 Managers africains, powered by SAMAWEB.