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BGFIBank et la naissance de sa 12ème filiale bancaire en Centrafrique.

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Henri-Claude Oyima(BGFIBank) a été reçu à Bangui par Faustin Archange Touadera le 16 Aout dernier. L’objet de  cette audience était de présenter le partenariat stratégique que son groupe venait d’établir avec Commercial Bank Centrafrique(CBCA).

Objet de l’accord et projet d’entreprise

Ce partenariat consiste, concrètement, en une assistance technique à cette ancienne filiale du groupe Fotso que l’Etat centrafricain a réussi à restructurer. A cet effet, le patron du groupe panafricain, accompagné pour la circonstance d’Hervé Kogboma Yogo, DG de CBCA, dira : « nous réaffirmons notre volonté d’accompagner fortement la CBCA qui n’est plus orpheline, mais une banque qui va désormais rentrer dans un groupe international implanté dans 11 pays…». En sus, pour plus de précision, Henri-Claude Oyomo ajoutera : « nous allons effectivement aller au-delà du partenariat établi pour faire une entrée dans le capital ». Pour ce faire, le groupe panafricain a racheté une partie des 85 % des parts détenues par l’État centrafricain.

Avec ce nouveau coup, le groupe BGFIBank -dont le bilan total s’élevait à 3517 milliards de F CFA (5,36 milliards d’euros, soit une hausse de 12 %) en 2020, pour un bénéfice de 44 milliards de F CFA (+114 %) et un produit net bancaire de 197 milliards de F CFA – poursuit son expansion au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) où seul le Tchad lui résiste encore.

Pourquoi la Centrafrique ?

Avec sa nouvelle acquisition en Centrafrique, le groupe bancaire basé au Gabon cherche, de nouveaux relais de croissance dans un contexte où le marché gabonais, dans lequel il représente plus de 40% des parts, est saturé. En même temps, c’est une action qui s’inscrit dans le cadre du cinquième pilier de son projet nouveau d’entreprise « Dynamique 2025 » portant sur le développement du groupe.

Un partenariat opportun, car il intervient à un moment où Bangui, qui souhaite réduire sa présence au tour de table, a reçu quelques offres sans consistance et que la banque s’apprête à effectuer une augmentation de capital pour renforcer ses fonds propres entre autres et être dans la norme communautaire de 10 milliards de F CFA.

Pour la finalisation de cette opération d’envergure, le dossier d’accord sera transmis au régulateur pour validation, c’est-à-dire la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac). Sous ce rapport, H C Oyomo de préciser : « Aujourd’hui, avec l’Etat centrafricain, nous avons déjà clôturé toutes les négociations. Il nous reste maintenant à passer par l’autorisation de la commission bancaire et c’est lorsqu’elle donnera son quitus que l’opération sera définitive. Avec l’Etat centrafricain nous avons signé le protocole, … nous ferons la signature officielle de la cession partielle des titres détenue par l’Etat centrafricain qui permettra au Groupe BGFIBank de rentrer dans le capital. Ensuite la Cobac fera son travail de vérification nécessaire pour donner l’avis conforme qui nous permettra de reprendre le contrôle de la banque ».

Sources : lenouveaugabon.com, jeuneafrique.com

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Dette de la Sonara envers 9 banques locales : officialisation d’un plan de remboursement par l’Etat camerounais

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Louis Paul Motaze, ministre des Finances,  a présidé ce 15 octobre à Yaoundé, une cérémonie d’officialisation du plan de remboursement d’une dette de 261,4 milliards de FCAF due par la Société nationale de raffinage (Sonara) à un groupe de neuf banques. Ce montant regroupe à la fois le principal (253 milliards de FCFA) et les intérêts.

Pour tenter de rassurer sur le poids de l’opération sur le budget de l’État, le ministère des finances (Minfi) explique : « Cette restructuration procède d’un processus de désendettement par consolidation et rééchelonnement des dettes échues et impayées sur le long terme, à des conditions financières plus favorables, grâce au confort apporté par l’État du Cameroun ».

Banques concernées

Selon Investir au Cameroun, la nouvelle durée de remboursement de cette dette arrivée échéance est désormais de 10 ans et son taux d’intérêt est de 5,5% hors taxes. Ce remboursement se fera par mois. Les banques concernées par cette opération dite de restructuration sont : UBA Cameroon, BGFI Bank, Afriland First Bank, Ecobank, Société Générale Cameroun, Standard Chartered Bank, CCA-Bank, Bicec et CBC.

La solution proposée: un compte séquestre

Cette restructuration est l’implémentation d’une solution proposée en mars 2020 par un groupe de travail public-privé et mise en place par le gouvernement à cet effet. Cette solution concerne aussi bien les banques locales que les traders qui fournissent les produits pétroliers au Cameroun. Selon la note d’information produite par le Cameroun lors du refinancement, en juin dernier, de son eurobond de 2015, elle repose sur plusieurs leviers : une subvention de 47,88 FCFA par litre de produits pétroliers vendus, au titre de soutien à la raffinerie, déposée dans un compte séquestre ouvert auprès de la banque centrale (Beac) ; une marge fixe de 16 FCFA par litre de produits pétroliers vendus et une garantie constante d’une part de marché de 80%. Ce qui permet à la Sonara de dégager des marges suffisantes et de rembourser ses créanciers.

Ainsi donc, le compte séquestre devrait recevoir près de 80 milliards de FCFA et sera en place tout au long de la période de remboursement de la dette restructurée (10 ans). Dans la pratique, pour l’alimenter, la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) facture à l’ensemble des marketeurs un montant global de 6,5 milliards de FCFA chaque mois. Mais, le gouvernement fait savoir que ce sont 76,3 milliards de FCFA qui ont été reversés dans le compte séquestre entre juillet 2020 et avril 2021. Les autorités ont aussi indiqué que les premiers paiements, issus de ce compte avaient déjà été effectués, à titre provisoire, entre janvier et avril dernier. D’un montant de 59,3 milliards de FCFA, ils auraient été partagés entre les banques locales (31,2 milliards de FCFA) et les traders internationaux (28,1 milliards de FCFA).

Avantages de l’accord et défis nouveaux

Il faut dire que l’accord avec les banques a été trouvé depuis septembre 2020, mais l’officialisation de ce 15 octobre règle plusieurs problèmes aux banques concernées. La signature de l’accord de restructuration les libère de l’obligation d’affecter des fonds propres pour couvrir le risque sur le restant de la somme que leur doit la Sonara. À la fin de l’année 2020, l’encours des créances en souffrance dans le portefeuille des banques avait atteint 784 milliards de FCFA dont plus du tiers détenu par la société de raffinage.

Après avoir finalisé l’accord avec les banques, l’attention devrait désormais être portée sur la dette due aux traders (312 milliards de FCFA à la fin avril 2021). Les autorités ont annoncé à l’agence de notation américaine S&P Global Ratings que les négociations sont en bonne voie.

Il y a enfin la dette fiscale de la Sonara (172,9 milliards de FCFA à fin juillet 2021) et des prestataires locaux dont le mécanisme de remboursement n’est pas publiquement évoqué. Un autre aspect méconnu dans la gestion de la dette de cette entreprise, est le rôle joué par les actionnaires étrangers qui contrôlent 19,7% de son capital.

L’État du Cameroun traduit devant la justice britannique

Par ailleurs, il est à noter que, l’État du Cameroun a été traduit devant la justice britannique par une filiale de Glencore au sujet d’un désaccord portant sur une somme de 75,6 milliards de FCFA. Une première audience était annoncée pour la fin juillet 2021, mais aucune nouvelle n’a encore été donnée à ce sujet. Les autorités ont fait savoir qu’elles se battront jusqu’au bout.

Source : agenceecofin.com

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Global Islamic Finance Awards 2021 : l’ITFC remporte le prix

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Des années d’efforts soutenus viennent d’être récompensées. La Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC), est nommée meilleure institution islamique de financement du commerce lors de l’Edition 2021 des Global Islamic Finance Awards.

Objectif et vocation de la Société de financement (IFTC)

La Société Internationale Islamique du Financement du Commerce (ITFC) est un membre du groupe de la Banque Islamique de Développement (BID). Elle a pour vocation, de faire progresser le commerce entre les Pays Membres de l’OCI, permettant en définitive, de contribuer à son objectif prioritaire : améliorer les conditions socio-économiques des personnes à travers le monde.

Janvier 2008, début de ses activités. Depuis,  l’ITFC a fourni plus de 58 milliards de dollars, pour financer le commerce dans les Pays Membres de l’OCI, faisant de la Corporation le premier fournisseur de solutions commerciales, pour répondre aux besoins des Pays Membres de l’OCI. Elle endosse dans le même temps, le rôle décisif de catalyseur du développement commercial dans les Pays Membres de l’OCI et au-delà, la Corporation permet aux entités des Pays Membres d’accéder plus facilement au crédit commercial et leur fournit les outils de renforcement de leur capacité en matière de commerce, leur permettant ainsi, d’être compétitives sur le marché international. 

Commentaire du DG de l’ITFC après réception du prix

Selon son directeur général, M. Sonbol : « L’ITFC est honorée d’avoir été une fois de plus récompensée comme la meilleure institution de financement du commerce islamique au niveau mondial après avoir remporté le même prix en 2018. Ce n’est pas seulement une annonce que nous célébrons en tant qu’équipe, mais cela nous donne également l’occasion de faire le point sur l’impact que nos projets et investissements ont eu sur les économies des régions dans lesquelles nous opérons depuis le début de la pandémie de Covid-19. Nous sommes heureux des résultats et nous nous préparons à faire toujours davantage pour soutenir nos pays membres. »

Avant d’ajouter : « Depuis sa création en 2008, l’ITFC a fourni 58 milliards de dollars US de financement du commerce, tandis que les décaissements se sont élevés à 48 milliards de dollars US, avec un soutien commercial étendu aux secteurs stratégiques des pays membres, allant du secteur de la santé, de l’énergie, de l’agriculture et des PME, entre autres. En outre, le total des fonds cumulés mobilisés auprès des banques et institutions financières partenaires a atteint les 32,8 milliards de dollars, ce qui témoigne du rôle de premier plan joué par l’ITFC en tant que catalyseur du commerce pour nos pays membres. »

L’IFTC face au Covid-19 et aux objectifs de Développement Durable des Nations Unies

Les pays membres de l’OCI ont, pour la plupart, bénéficie de l’appui de l’IFTC. En effet, L’initiative de réponse rapide à la crise COVID-19 de l’ITFC a fourni 605 millions de dollars US pour aider les pays membres de l’OCI à acquérir des équipements et des fournitures médicales d’urgence, ainsi que des produits de base stratégiques, tels que des aliments de première nécessité.  De plus, dans le cadre de son Initiative de réponse à la relance et du Programme stratégique de préparation et de réponse de la BID (SPRP, de 2,3 milliards de dollars) l’ITFC a alloué 550 millions de dollars US supplémentaires pour soutenir des secteurs stratégiques au cours des deux prochaines années.

Par ailleurs, dans le domaine du développement du commerce, l’ITFC a continué à étendre ses services, son assistance technique et à mettre en œuvre des activités de renforcement des capacités par le biais de divers programmes, notamment le Programme relatif à l’Initiative Aide pour le Commerce en faveur des états arabes (AfTIAS) et le Programme des Ponts du Commerce Arabo Africains (AATB). Les priorités stratégiques de l’ITFC pour les années à venir seront axées sur plusieurs aspects, notamment l’établissement de partenariats pour créer un impact sur le développement durable en fournissant des solutions intégrées de financement et de développement du commerce aux pays membres.  En outre, en tant qu’acteur actif sur la scène mondiale, l’ITFC reste engagée dans les efforts visant à atteindre les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies.

Source : fr.africanews.com

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Coup d’Etat en Guinée: l’accès aux réserves de bauxite en question

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Les changements de régimes, surtout lorsqu’ils sont anticonstitutionnels, ont la fâcheuse tendance d’inquiéter les investisseurs. La prise brutale du pouvoir en Guinée, en constitue une illustration. Car la question de l’accès à ses réserves en bauxite, le principal minerai nécessaire à la production d’aluminium, a instinctivement secoué les opérateurs économiques. D’autant que, le cours de l’aluminium avait atteint un nouveau sommet en treize ans, à 2810 dollars (2590 francs) la tonne. Avant l’annonce du coup d’état, il avait grimpé à 40%.

Petit pays, possédant les plus larges réserves en bauxite au monde

L’industrie minière est stratégique en Guinée (13 millions d’habitants). En effet, le secteur minier (or, bauxite, diamants) et les activités connexes représentaient environ 15% du PIB l’an dernier et autour de 80% des exportations du pays, selon le Macro Poverty Outlook de la Banque Mondiale.

Les plus larges réserves de bauxite du monde, avec 7,4 milliards de tonnes estimées, selon un rapport de l’US Geological Survey (2020), sont concentrées dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest.

Sur la bauxite…

Extraite du sol, la bauxite est une roche rouge ou grise, transformée en alumine avant de devenir l’aluminium. Le métal est ensuite utilisé dans des industries variées: transports, automobile, bâtiment, alimentaire…

En 2020, les opérateurs locaux et étrangers ont produit, 82 millions de tonnes de bauxite en Guinée. Seule l’Australie a fait mieux.

Au final, le risque d’expropriation est faible

Suite au putsch, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya (actuel président de transition), visiblement conscient des enjeux en jeu, a pris sur lui, de tenir un discours rassurant, en s’adressant très tôt aux partenaires et investisseurs étrangers. En effet, il a invité les compagnies minières à poursuivre leur travail, avant d’informer que « les frontières maritimes resteraient ouvertes pour les activités d’exportations ». Il n’a pas tort. La garantie de la sécurité est une condition préalable à la production et à l’exportation. D’ailleurs, le géant russe de l’aluminium Rusal, qui produit la moitié de sa bauxite en Guinée, soit 7,3 millions de tonnes (Cf. journal Kommersant), s’était dit prêt à évacuer son personnel du pays en cas de complications graves. Apres tout, les Etats n’ont que des intérêts à défendre et à préserver. On le comprend aisément par le propos du porte-parole du Kremlin qui s’attend à ce que les intérêts de leurs hommes d’affaires, de leurs sociétés ne soient pas affectés, que leurs intérêts soient garantis.

Pour le moment donc, aucune renégociation de contrat n’est enclenchée. Une affaire à suivre…

Source: lematin.ch

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