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Bolloré: 5,7 milliards d’euros pour céder sa branche logistique en Afrique

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L’armateur italo-suisse MSC a proposé au groupe français de lui racheter ses activités de logistique en Afrique pour 5,7 milliards d’euros.

Activité historique du groupe diversifié, la branche Bolloré Africa Logistics possède des infrastructures dans plus de 20 pays sur le continent africain, notamment un réseau de 16 concessions portuaires, des entrepôts et des hubs routiers et ferroviaires.

Bolloré a consenti à MSC (Mediterranean Shipping Company) une exclusivité jusqu’à fin mars 2022 pour négocier, a précisé le groupe de l’industriel Vincent Bolloré dans un communiqué.

« Le groupe Bolloré annonce avoir reçu une offre du groupe MSC, acteur majeur du transport et de la logistique par conteneurs, pour l’acquisition de 100% de Bolloré Africa Logistics, regroupant l’ensemble des activités de transport et logistique du groupe Bolloré en Afrique, sur la base d’une valeur d’entreprise, nette des intérêts minoritaires, de 5,7 milliards d’euros », écrit l’entreprise.

Plus rentable que la logistique internationale de Bolloré, la branche de logistique africaine reste plus petite en chiffre d’affaires, avec 2,1 milliards d’euros réalisés en 2020, sur un total de 24,1 milliards pour le groupe. Elle emploie plus de 20.000 personnes.

« Le groupe conservera, dans tous les cas, une présence importante en Afrique, notamment à travers Canal+, premier opérateur de télévision payante en Afrique francophone et actionnaire important de MultiChoice, le leader de la télévision payante en Afrique anglophone. Il y poursuivra également ses développements dans de nombreux secteurs comme la communication, le divertissement, les télécoms, l’édition », a indiqué l’entreprise lundi.

Bien avant les médias, la logistique et l’Afrique ont fait la fortune de Vincent Bolloré, qui a pris en 1986 le contrôle de la SCAC (Société commerciale d’affrètement et de combustible) au moment de sa privatisation.

– MSC, géant mondial –

Le groupe français s’est ensuite développé sur le continent, s’appuyant sur ses relations avec les dirigeants politiques et incarnant pour certains l’image de la Françafrique néocoloniale.

Accusé par la justice française d’avoir apporté son aide à des campagnes électorales en échange de l’attribution de concessions portuaires au Togo et en Guinée, le groupe a accepté en début d’année une convention comprenant une amende de 12 millions d’euros et une surveillance par l’Agence française anticorruption.

La juge avait cependant refusé d’homologuer la reconnaissance préalable de culpabilité acceptée par Vincent Bolloré (qui a laissé en 2019 les manettes du groupe à son fils Cyrille) et deux autres responsables. Leur dossier a été renvoyé à l’instruction.

L’aboutissement de la transaction avec MSC ne pourrait intervenir « qu’à l’issue des procédures d’information et de consultation des instances représentatives du personnel compétentes et de certaines opérations de réorganisation internes au groupe Bolloré », a souligné lundi ce dernier.

En outre, « la réalisation de la cession serait soumise à l’obtention d’autorisations réglementaires et des autorités de la concurrence compétentes, ainsi qu’à l’accord de certaines des contreparties de Bolloré Africa Logistics », selon le communiqué de Bolloré, qui « fera connaître, le moment venu, les suites de ces négociations exclusives ».

MSC, basé à Genève, est un géant mondial du transport par conteneur: il revendique une flotte de 560 navires et plus de 100.000 employés. Présent dans la gestion de terminaux de Singapour à Long Beach (Californie, ouest des Etats-Unis) en passant par Rotterdam, il exploite aussi un réseau de transports routiers.

Mais ce groupe appartenant à la famille Aponte est davantage connu du grand public pour ses activités passagers: des car-ferries en Méditerranée et surtout les croisières MSC Cruises, qui possèdent 21 paquebots et ont transporté 2,7 millions de passagers en 2019, avant que la pandémie de Covid-19 ne bouleverse le secteur.

Avec africanews

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Entreprises

Africa50 dope Poa Internet avec une injection de 28 millions de dollars

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En 2020, Africa50: un financier d’infrastructures soutenu par le groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et un bon nombre de gouvernements africains, a organisé une compétition d’innovation, qui recherchait des solutions abordables et fiables pour la connectivité Internet à travers le continent.

Ainsi, une proposition de Poa Internet, une startup kényane, a battu 673 autres du monde entier. Ce qui lui a permis d’être ajoutée au pipeline d’investissement d’Africa50 en plus de remporter un prix en espèces.

Un peu plus d’un an après la victoire, le fournisseur de services Internet (FAI) a reçu 28 millions de dollars dans le cadre d’un cycle de financement de série C dirigé par Africa50, portant le montant total qu’il a levé à ce jour à 36 millions de dollars.

Novastar Ventures, l’un des premiers bailleurs de fonds de la société, a également participé à la dernière ronde.

Poa prévoit d’utiliser ce nouveau financement pour étendre sa portée, d’abord à travers le Kenya, puis progressivement vers d’autres pays du continent.

« Nous nous concentrons sur le Kenya pour le moment, mais le problème que nous résolvons est à l’échelle du continent. Et pour nous, il ne s’agit pas seulement d’offrir aux gens une certaine connectivité. Notre objectif est d’amener un grand nombre de personnes en ligne et de leur offrir une expérience Internet significative, comme la possibilité de diffuser des vidéos, sans se soucier de la quantité de données qu’elles consomment », a déclaré Andy Halsall, co-fondateur et PDG de Poa Internet, à TechCrunch.

Poa
Team

Poa Internet dessert actuellement plus de 12 000 clients (foyers et petites entreprises) dans les quartiers à revenu faible et intermédiaire de Nairobi, et des dizaines de milliers d’autres grâce à ses connexions Wi-Fi de rue.

La startup a déployé son réseau de fibre dans des quartiers qui ne sont généralement pas les premiers marchés cibles pour ses concurrents comme Safaricom Home du plus grand opérateur de télécommunications d’Afrique de l’Est Safaricom, Faiba de Jamii Telecommunication Limited et Zuku.

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Entreprises

Programme national de création de PME : NSIA Banque CI apporte son soutien

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NSIA Banque Cote d’Ivoire, a participé le Jeudi 13 janvier 2022,   à la cérémonie de lancement du programme « Amorçage PME »,  à l’auditorium de la Primature, en présence de Mr KOBENAN Kouassi ADJOUMANI, Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, représentant le Premier Ministre, Chef du gouvernement, Mr Patrick ACHI.

Initié par l’Institut Ivoirien de l’Entreprise (INIE), le programme « Amorçage PME », issu du projet CLONIX, vise à doter chaque région du pays d’un vivier de PME opérant dans les filières de premières nécessités telles que l’agriculture et l’élevage, afin réduire la dépendance de la Côte d’Ivoire à l’importation de denrées concernées et favoriser la création d’emplois locaux.

NSIA Banque CI, qui est résolument engagée dans le développement de l’économie locale, notamment par le financement des PME, s’engage à soutenir le programme avec une ligne de crédit de 4,5 milliards FCFA, a indiqué Mr Alexandre NDRI, Directeur Central de l’Exploitation, représentant Monsieur Léonce YACE, Directeur Général de NSIA Banque CI.

Source: abidjan.net

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Economie

Entreprendre en Afrique : le cas des entreprises guinéennes

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En Afrique, de nombreux auteurs (Camilleri, 2007 ; Zadi Kessy, 1998) montrent que les pratiques traditionnelles sont plutôt favorables à l’éclosion et à l’essor de l’entrepreneuriat. Autrement dit, les problèmes que rencontrent les entreprises en Afrique ne sont pas attribuables à l’absence d’esprit d’entreprise

La libéralisation et l’ouverture des économies en Afrique laisse aux entreprises la responsabilité de créer des richesses pour répondre à la fois aux besoins du marché domestique, dans un périmètre certes variable (proximité immédiate, territoire national), et à ceux du reste du monde. Cette double responsabilité à laquelle elles font face s’assume dans un cadre environnemental contraignant : instabilité économique et sociale, absence de ressources financières et problèmes d’accès au marché.

Si l’on s’accorde aujourd’hui pour reconnaître l’importance de l’entrepreneuriat dans la lutte contre la pauvreté, la singularité de l’entrepreneuriat en Afrique impose de concevoir des modèles adaptés pour apporter des connaissances théoriques et pratiques (Verstraete, 2002) indispensables à son essor. Car, au-delà de la détection d’opportunité (Shane, Venkataraman, 2000) et/ou de création de valeur nouvelle (Bruyat, 2001), l’entrepreneuriat africain est affecté par un problème d’organisation. Or, selon Gartner (1995 et 1985) et Verstraete (2003), l’entrepreneuriat, c’est aussi une création d’organisation.

Comment procéder pour inscrire les actions entrepreneuriales africaines dans un contexte dynamique ? Comment traduire les visions des entreprises en Afrique en organisations solides et concurrentes, aptes à répondre aux défis de la mondialisation ?

Nous répondons à ces questions en nous servant des résultats de l’enquête intégrée de base pour l’évaluation de la pauvreté en Guinée (EIBEP, 2002- 2003). Cette enquête multisectorielle porte sur 7 611 ménages en Guinée ; son questionnaire concerne plusieurs domaines : démographique, social et économique.

La première partie présente le tissu entrepreneurial guinéen : structure, diversité, dimension, forces et faiblesses. La seconde aborde la problématique de l’essor entrepreneurial guinéen en situation socio-économique difficile.

SYNOPSIE DU TISSU ENTREPRENEURIAL GUINÉEN : CARACTÉRISTIQUES, STRUCTURE ET DIVERSITÉ

La présence de multiples petites exploitations spécialisées dans différentes branches d’activités constitue une spécificité de l’économie guinéenne. La particularité de ces entreprises est d’être des réponses familiales spécifiques aux exigences économiques et sociales auxquelles les populations sont confrontées. Ces réponses sont à l’image d’une économie caractérisée par des déséquilibres structurels constants et par la marginalisation de nombreux agents.

En initiant les toutes premières institutions financières spécialisées dans le financement des activités agricoles, en 1988, l’État entendait remédier à l’exclusion financière occasionnée par la privatisation des banques publiques et promouvoir l’inclusion économique et financière, particulièrement des zones rurales, qui abritent environ 80% de la population pauvre. Toutefois, la dégradation économique et le manque de visibilité de certains programmes de microfinance n’ont pas permis l’émergence et l’essor des petites entreprises opérant, pour l’essentiel, dans le secteur informel.

Les données de l’EIBEP fournissent d’importants enseignements sur un effectif de 6 253 entreprises.

Les entreprises sont pratiquement toutes des propriétés familiales. Leur mode de gestion et leur trésorerie sont étroitement liés au rythme de vie familiale. Le chiffre d’affaires journalier réalisé est quasi systématiquement mobilisé au jour le jour pour faire face aux besoins quotidiens de la famille.

Les entreprises sont présentes dans de nombreuses branches de l’économie (agriculture, commerce, activités de fabrication, transports…) (graphique 1). Cette multiplicité de domaines couverts traduit l’ampleur du micro-entrepreneuriat à l’échelle nationale. Toutefois, certaines branches connaissent une surreprésentation, notamment le commerce (65,6% du total des entreprises), les activités de fabrication (14,2%) ; tandis que d’autres sont sous-représentées, c’est le cas de l’intermédiation financière (0,7%) ou de la production-distribution d’électricité, de gaz et d’eau (0,1%).

La durée de vie moyenne des entreprises est brève (8,7 mois). Cette courte existence révèle la nature dérisoire des actifs mobilisés dans ces unités de production et les motivations qui se cachent derrière leur création (répondre aux besoins vitaux de la famille).

L’enquête montre l’importance de l’auto-emploi par branche d’activité économique (graphique 2). Toutes branches confondues, le nombre d’auto-emplois est supérieur à celui des entreprises déclarées. Dans la branche de construction, par exemple, on relève 2,51 auto-emplois par ménage, pour un nombre d’entreprises déclaré de 1,51. Cette situation se justifie par la diversification d’activités (intra ou interbranches) pratiquées par les ménages pour se prémunir contre le risque de défaillance de leur entreprise et s’assurer un revenu régulier dont la perte peut entrainer la baisse du niveau de vie de la famille. Ce nomadisme entrepreneurial est commandé par l’évolution de l’environnement économique mais aussi par la taille du ménage : plus cette taille est importante plus ses membres recherchent des activités rentables pour améliorer et/ou préserver leurs conditions de vie.

La quasi-totalité des petites entreprises sont à l’origine conçues pour satisfaire les besoins sociaux primaires (alimentation, logement, santé, éducation des enfants…), besoins qui ne sont plus assurés (ou peu) par l’État avec la libéralisation économique et financière, initiée par les programmes d’ajustement structurel mis en place sous l’égide du FMI et la Banque mondiale depuis 1986. Cette réalité explique, à juste titre, la mobilisation de la famille entière dans la gestion de ces petites exploitations.

La “dynamique du dedans” (Balandier, 2004) qui caractérise ces entreprises passe par la création d’activités basées sur la proximité spatiale (proximité immédiate), temporelle (courte période) et sociale (liens sociaux, confiance…). La confusion entre sphère productive et domestique s’accompagne de la faible présence du salariat, de l’inexistence de la comptabilité et/ou du recours au crédit institutionnalisé (Hugon, 2003)

Cf : pour plus de détails sur ce papier, visiter www.cairn.info/revue-mondes-en-developpement-2011-3-page-125.htm

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