CONNECTEZ-VOUS AVEC NOUS

Politique

Cedeao : Le Colonel Goita invité au sommet au Ghana, quelles solutions pour le Mali ?

Publié

au

Les chefs d’État et de gouvernement et de la CEDEAO se retrouvent ce dimanche 30 mai 2021 à Accra au Ghana pour un sommet extraordinaire devant rechercher les voies et moyens devant permettre de restaurer la situation politiques mais surtout la transition au Mali.

Une dizaine de chefs d’État et de gouvernement, l’envoyé spécial au Mali, l’ancien Président nigérian Goodluck Jonathan et le président de la Commission de la CEDEAO sont attendus à Accra.

Selon le ministre ghanéen des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale, Mme Shirley Ayorkor Botchwey, qui a rencontré la presse le samedi 29 mai à Accra, « le but du sommet est de permettre à l’autorité de la CEDEAO de délibérer et de prendre des décisions en conséquence sur l’évolution de la situation politique et sécuritaire en République du Mali ».

Sur les derniers développements intervenus au Mali et qui ont conduit à une mise à la touche du le Président de la transition malienne Bah NDaw et le Premier ministre Moctar Ouane, Mme Botchwey a précisé que « l’arrestation et la détention du Président et du Premier ministre du gouvernement de transition par les militaires ont nécessité une réévaluation des stratégies adoptées par la CEDEAO pour ramener le pays à la normale ».

Le Colonel Assimi Goita invité à être consulté au Ghana

Le Colonel Assimi Goita, celui qui est devenu nouveau Président de la transition au Mali, est invité à être consulté au sommet à Accra. Sur cette invitation, la présidence malienne a publié que Goita a quitté Bamako hier samedi pour Accra.

Le service de presse de la présidence malienne a, une déclaration sur Facebook, publié que Goita prendra part au « Sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la CEDEAO sur la situation au Mali ».

Il convient de rappeler que le Colonel Assimi Goita, le vice-président de la transition, a détenu et libéré par la suite le Président de transition Bah NDaw et le Premier ministre Moctar Ouane au camp militaire de Kati. Pour ce qui est devenu un second coup d’Etat, la Cour constitutionnelle du Mali a achevé la montée légale au pouvoir de Goita le vendredi dernier en faisant de lui le Président par intérim, celui qui conduira le processus de transition à son terme.

Qu’attendre du sommet extraordinaire d’Accra ?

Après que le Colonel Goita ait été investi comme le nouveau Président de la transition par la Cour constitutionnelle, quelles seront les options qui restent à la CEDEAO pour relancer le processus de transition au Mali ?

La pression de la CEDEAO conjuguée avec des menaces de sanctions que brandissent certaines puissances étrangères à l’instar de la France suffiront-elles à faire plier la junte ou la faire reculer ? Réponses dans quelques heures.

source : koaci.com

Actualités

Transition en Guinée : Mohamed Béavogui, un as du développement à la Primature

Publié

au

C’est acté. Son identité est maintenant connue. Le 6 octobre 2021, Mohamed Béavogui est nommé Premier ministre de la transition en République de Guinée, dirigée par le colonel Mamady Doumbouya, Président de la Transition, Président du CNRD.

Sa formation académique

Né en 1953 à Porédaka (Mamou), Mohamed Béavogui a fait l’école primaire à Coléah3, puis le secondaire au CER (Centre d’Enseignement Révolutionnaire), actuel lycée Donka, avant d’être orienté à l’Institut Polytechnique Gamal Abdel Nasser en 1972. Il  bénéficiera ensuite d’une bourse d’étude universitaire en Union soviétique et y est sorti diplomé en Construction Mécanique et Engins de Mines de l’Université Polytechnique de Leningrad (actuellement Saint Petersburg, Russie).

Béa (affectueusement), est aussi titulaire d’un diplôme de la prestigieuse Kennedy School of Gouvernement de l’Université Harvard aux États-Unis. Il a fini sa formation par le camp NKrumah comme tout étudiant de l’époque et assista aux séminaires du Responsable Suprême de la Révolution, sous le régime du feu président Ahmed Sékou Touré. Il est le neveu de Diallo Telli, premier secrétaire général de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA).

Sa riche carrière

Recruté dans  la Fonction Publique, il effectue un court stage à la compagnie des bauxites de Guinée (CBG) à Kamsar, avant d’être nommé en 1980, Directeur du Centre Pilote de fabrication industrielle situé près de Conakry.

Ayant remporté un concours des Nations unies pour le poste d’Ingénieur au Centre africain régional de design et d’ingénierie, sa carrière internationale commence en 1982, jusqu’en 1986 à Ibadan au Nigeria. En 1986, la FAO le recrute comme conseiller technique, puis senior, chargé de programme à Bujumbura, au Burundi. En 1992, il est muté au siège de la FAO à Rome, où il devient chargé de programme Senior au siège social.

En 1994, il devient Gestionnaire Senior d’un portefeuille de projets du Bureau de l’ONU pour les services d’appui aux projets. Une tâche colossale, car il était chargé de superviser des millions de dollars de projets de développement. En 1998, il est nommé directeur régional de l’Agence avec siège à Abidjan. Là, il coordonne les projets dans la sous-région. En 2001, c’est le Fonds International de Développement de l’Agriculture (FIDA) qui lui prend comme Directeur Régional des Opérations de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, puis Directeur du partenariat et mobilisation des ressources, en même temps, Conseiller du président de la FIDA. En 2014,  Mohamed Béavogui est choisi pour diriger l’organisme continental africain autonome dénommé Mutuelle Panafricaine de Gestion de Risques. Janvier 2015, il part pour Johannesburg (Afrique du Sud), en tant que directeur général de l’Agence africaine de renforcement des capacités. En septembre 2018, il est invité au Forum de Davos comme partenaire sur les discussions annuelles.

Un parcours élogieux donc, brillant, qui laisse transparaitre les qualités d’un manager d’excellence, doublé d’un homme de consensus, ouvert sur le monde. Du reste, le chantier de la transition attend, un autre challenge, lourd, mais enthousiasmant, car les attentes sont innombrables. Le monde suit attentivement la Guinée. Elle doit arriver à bon port.

Continuer la lecture

Economie

Conjoncture économique en Afrique subsaharienne: la voix du Sénégal

Publié

au

Le Sénégal, à l’instar de tous les pays en développement, subit de plein fouet les affres de la crise sanitaire. Celle-ci a frappé durement les économies de la région subsaharienne qui s’était engagée dans un mouvement de ré-endettement depuis une dizaine d’années. Au final, l’assèchement des recettes publiques du fait de la pandémie, entre autres, a poussé créanciers et gouvernants à négocier des annulations et des rééchelonnements. L’accord du club de Paris et du G20 pour le traitement des dettes(ISSD) a permis de soulager, au moins, conjoncturellement, les pays en manque de liquidités. Mais cela ne sera pas suffisant pour répondre durablement au besoin de financement externe de la région subsaharienne estimé à 290 milliards d’euros sur la période 2022-2023.

La gouvernance économique et financière mondiale

Lors du sommet de Paris, sur le financement des économies africaines, le Président de la République du Sénégal, Macky Sall, a plaidé pour une réforme en profondeur de la gouvernance économique et financière mondiale. En effet, estime-t-il « au-delà des solutions conjoncturelles, l’Afrique a surtout besoin d’une réforme de la gouvernance économique et financière mondiale, avec des mécanismes innovants, permettant d’accéder aux marchés des capitaux à des couts soutenables. (…) Autrement, tous les efforts d’émergence resteront vains”

Ces obstacles majeurs aux efforts de développement

Dans Economie du développement, Malcolm Gillis et ses collègues identifient trois formes d’obstacles politiques au développement : l’instabilité politique, la dépendance politique et l’inadaptation voire l’inefficience des moyens politiques de l’action publique en faveur du développement.

Dans cette même logique, le Chef de l’Etat du Sénégal a, pour sa part, listé trois facteurs, qu’il considère comme étant des goulots d’étranglement internationaux tenaces, plombant les efforts des pays africains. Il s’agit selon lui, du « plafonnement de l’endettement à 70% du PIB pour les pays membre de l’UEMOA, du seuil de 3% du déficit budgétaire à ne pas dépasser et du cout élevé des primes d’assurance, à cause d’une perception exagérée du risque d’investir en Afrique, alors même que pour nombre de pays africains, ce risque n’est guère plus élevé qu’ailleurs ». C’est pourquoi, il est favorable à une réforme urgente des règles de l’Organisation de coopération et développement économique(OCDE) notamment, sur les conditions d’octroi des crédits export.

C’est peut être cette vérité de la gouvernance économique et financière mondiale de l’OCDE, qui fait que la Chine est en passe de devenir le premier bailleur bilatéral de la région, monopolisant 20% de l’endettement public des pays d’Afrique subsaharienne.

Rappelons que, le projet de budget 2022 du Sénégal est projeté à plus de 5 000 milliards de FCFA. Une somme qui inclut l’amortissement de la dette.

Continuer la lecture

Actualités

Macron s’enlise au Mali et patauge en Algérie…

Publié

au

On le sait. Le Président français Emmanuel Macron est un rhéteur infatigable. Il aime coudre et découdre par le propos qui, parfois, peut lui jouer de bien mauvais tours. Mal à propos, il le serait, ces derniers temps.

Ses déclarations, pour le moins inopportunes, en pleine période de précampagne électorale en France, posent problème, suscitent effroi et émoi, et nous laissent songeurs quant à l’avenir des relations entre la France et deux pays d’Afrique notamment : l’Algérie et le Mali.

Inadmissible ingérence

Jeudi, 30 septembre, Emmanuel Macron a fait une sortie médiatique au cours de laquelle, il a tenu des propos désobligeants sur l’Algérie et ses dirigeants. En effet, il a qualifié le pouvoir algérien de « système politique fatigué » et qui est de surcroit « fragilisé par le Hirak ». Sans faire dans le politiquement correct, il a administré une pilule bien amère à la fierté du peuple algérien en affirmant que « le système politico-militaire algérien s’est construit sur la rente mémorielle ». Des propos qui n’ont pas laissé indiffèrent le gouvernement algérien qui a rappelé son ambassadeur pour consultation le 2 octobre en protestant contre « une ingérence inadmissible dans ses affaires intérieures », avant d’interdire le survol de son territoire aux avions militaires français le 3 octobre. La réplique de la France ne s’est pas fait attendre avec l’annonce de la restriction sur les attributions de visas. Une forme de pression qui  concerne principalement les « dirigeants » du système politico-militaire algérien.

Piques et répliques… entre le Mali et la France

Le 25 septembre, à la tribune de l’ONU, le premier ministre de transition du Mali Choguel Kokalla Maiga a qualifié le retrait de la France « d’abandon en plein vol» , voire en pleine crise. Des propos très mal reçus par l’Elysée. En effet, pour Emmanuel Macron, « c’est une honte et ca déshonore ce qui n’est même pas un gouvernement » qui est issu de « deux coups d’Etats ». Mardi 5 octobre, le Chef de l’Etat français a curieusement appelé à ce « que l’Etat revienne » au Mali et que selon lui, « l’armée française n’a pas à se substituer au non –travail de l’Etat malien ». Ces propos, jugés « regrettables » et « inamicaux » à l’encontre de la junte militaire, ont naturellement poussé le ministère malien des Affaires étrangères à convoquer mardi, l’ambassadeur de France.

Ces évènements se déroulent dans un contexte ponctué par des rapports tumultueux avec le pays sahélien où la France va retirer sa force militaire Barkhane.

A qui profitera ce tour de passe-passe ? En attendant, la Russie sourit sous cape.

Source: courrierinternational.com

Continuer la lecture

Tendance

Copyright © 2021 Managers africains, powered by SAMAWEB.