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Changement à la tête de l’OPEP : le Koweïtien Haitham Al-Ghais nommé

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En remplacement du nigérian Mohammed Barkindo, en poste depuis 2016, le Koweïtien Haitham Al-Ghais a été nommé lundi secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), a annoncé le cartel dans un communiqué à la veille de sa réunion mensuelle.

Al-Ghais prendra ses fonctions en août prochain pour un mandat de trois ans, au moment où l’OPEP fait face au défi de la reprise de la demande d’or noir après le choc de la pandémie de Covid-19.

D’après le communiqué de l’organisation, «M. Al-Ghais est un vétéran de Kuwait Petroleum Corporation (KPC)», conglomérat d’État dont il a été notamment le directeur du bureau à Pékin puis Londres, et «a été gouverneur de l’OPEP pour le Koweït de 2017 à juin 2021»

Par ailleurs, l’organisation basée à Vienne, en Autriche, a exprimé « sa gratitude» à Mohammed Barkindo (ci-dessus à gauche) «pour sa direction lors de ses deux mandats consécutifs». En effet, durant son magistère, l’OPEP s’est associée à dix autres pays, dont la Russie, dans un accord Opep+ signé en 2016. Alors que le groupe perdait en influence sur le marché avec l’essor du pétrole de schiste aux États-Unis, cette alliance a notamment permis aux producteurs de limiter leurs extractions d’or noir depuis l’émergence de la pandémie de Covid-19.

Pour rappel, le secrétaire général de l’OPEP n’a pas de pouvoir exécutif, mais est la figure publique de l’organisation et fait parfois office de diplomate pour faciliter les discussions entre des pays aux intérêts divergents, comme l’Arabie saoudite et l’Iran, ou plus récemment avec les Émirats arabes unis.

L’organisation regroupe 13 pays dont 7 africains (l’Algérie, l’Angola, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la Libye et le Nigeria). Sa mission est de coordonner et d’unifier les politiques pétrolières de ses membres et d’assurer la stabilité des marchés pétroliers aux fins d’assurer un approvisionnement pétrolier économique, efficace et régulier aux consommateurs, un revenu stable aux producteurs et un retour sur investissement équitable aux investisseurs de l’Industrie pétrolière. 

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Sénégal: PAPS lève $4,5 millions et part à la conquête de l’Afrique

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Au Sénégal, la start-up PAPS, spécialisée dans le transport et la logistique, a levé $4,5 millions auprès d’investisseurs locaux et internationaux, avec l’objectif d’accélérer sa croissance, de se développer en Afrique et de devenir « le premier prestataire logistique panafricain aux standards internationaux » selon son PDG, Bamba Lo.  Elle est déjà présente en Côte d’Ivoire, en plus du Sénégal.

Créée en 2016, PAPS propose des solutions logistiques de bout en bout pour les entreprises. Sa technologie permet aux entreprises de gérer leurs besoins logistiques, avec des services tels que le stockage, le transport international et les livraisons du dernier kilomètre.

L’investissement a été co-dirigé par 4DX Ventures et Orange, avec la participation d’investisseurs existants tels que Saviu Ventures et Uma Ventures ainsi que de nouveaux investisseurs tels que Yamaha Motors, LoftyInc Capital Management, Proparco, le Google Black Founders Fund, To.org, Kepple Africa Ventures et Enza Capital.

Avec commodafrica

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Portrait : Youssouf Ali Mbodou, fondateur de la start-up Kouran Jabo

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Bureau de Youssouf Ali (tchadien) : d’un côté il y a ses collaborateurs, la tête dans les ordinateurs et de l’autre, des panneaux solaires et différents kits. C’est le siège de Kouran Jabo, à l’étage d’un immeuble situé en face du lycée de la Liberté, à la rue de 30m de la capitale.

Kouran Jabo, est une startup qu’il a créée il y a quatre (4) ans avec des amis d’enfance et qui s’est fixé pour objectif de permettre l’accès à l’énergie solaire aux foyers modestes. C’est ce qu’il appelle « entrepreneuriat social ».

Naissance et parcours académique

Youssouf Ali voit le jour en janvier 1989 à Mao dans le Kanem. L’aîné de sa mère (la troisième et dernière épouse de son père) indique que ses parents, bien que n’ayant pas été à l’école, ont beaucoup investi dans leur éducation pour qu’eux puissent avoir plus d’opportunités dans la vie.  

Youssouf fait ainsi ses premiers pas à l’école à l’école française en Arabie Saoudite, un pays dans lequel son père s’est retiré étant donné que ses activités commerciales entre le Tchad et le Nigeria ne marchaient plus très bien.

Après le Cours préparatoire deuxième année (CP2), Youssouf Ali rentre au pays. Il poursuit sa scolarité dans plusieurs établissements de la capitale. En classe de troisième, le garçon qui indique qu’il n’était pas question de continuer dans l’enseignement général était face à un choix difficile à faire : aller dans l’enseignement technique industriel parce qu’il avait un faible pour la physique ou à l’enseignement technique commercial « parce qu’il fallait aussi penser aux opportunités d’emploi ».

Cette hésitation lui a fait perdre un mois à la maison au début de l’année. Il a finalement choisi d’opter pour l’enseignement technique commercial suite à l’orientation scolaire mais aussi sous l’influence de sa mère.  Dès la première au lycée Thilam Thilam, en qualité de candidat libre, il fut reçu au baccalauréat série G3 en 2008.

Le bac en poche, le jeune homme fluet, visait les universités américaines. Peut-être, explique-t-il, sous l’influence de l’anglais, une langue qu’il connait parce que dès le collège, il s’est inscrit au centre américain. Mais à cause de la cherté et surtout de la complexité des procédures qui lui ont fait blanchir une année, il a dû renoncer et atterrit au Benin. En 2012, il décroche une licence professionnelle en Banque et Finance d’entreprise à l’Ecole supérieure de commerce PIGER de Cotonou. Mais au contact du terrain lors de son stage dans une banque, Youssouf Ali estime qu’il n’est pas fait pour ce métier. Il indique avoir voulu arrêter les études pour faire autre chose mais au vu du refus catégorique des parents qui voulaient qu’il aille le plus loin possible, il a continué en Master mais cette fois-ci en Management de la qualité et de projet.

Du Benin, Youssouf s’envole pour la France où il obtient un autre Master en management et commerce des affaires internationales à l’université de Lille. Il finit en 2015 et fait un stage en Belgique dans une startup où il découvre le « social business » ou « entrepreneuriat social ». Il a voulu continuer en thèse de doctorat en économie mais avec ce qu’il a appris dans cette startup et la question de l’entrepreneuriat qui était en vogue, il a commencé à s’y intéresser.

Youssouf Ali travaillait dans des startups entre la France et la Belgique et faisait également des consultances pour des entreprises. Avec un associé congolais, ils ont essayé de monter une startup mais ça n’a pas marché, faute de financement. Il met alors le cap sur les Emirats arabes unis et a commencé à travailler dans une nouvelle startup.

Au bout de deux ans, ce quadrilingue (français, arabe, anglais, espagnol) décide de rentrer au Tchad. Pour lui, tout ce parcours à l’extérieur, c’était pour apprendre, s’imprégner de ce qui se fait de mieux ailleurs mais l’objectif, « c’est de revenir au Tchad pour pouvoir faire quelque chose ».

Retour au pays : création de Kouran Jabo et enjeux…

Ainsi, avant son retour, il entre en contact avec des amis d’enfance et leur parle de son projet. Ceux-ci adhèrent et se mettent à faire l’étude du marché. Youssouf arrive au Tchad et pendant un an, ils ont mené les démarches pour avoir des investisseurs et faire reconnaitre l’entreprise. Chose faite en fin 2017 et début 2018, Kouran Jabo (au lieu de Solar international au début) lance ses activités. Kouran Jabo, parce que, explique-t-il, « ça parle à tout le monde, c’est facile à retenir » mais aussi c’est un nom qui rappelle l’enfance car c’est « le cri de joie qui annonce le retour de l’électricité ».

Le promoteur de Kouran Jabo se rappelle que quand ils ont commencé, le taux d’accès à l’électricité était de 6,4%. L’objectif de sa startup est donc de faire de l’entrepreneuriat social qui consiste à ne pas faire de perte mais à vendre moins cher au profit des couches vulnérables. Ainsi, ils ont commencé avec un kit composé d’un panneau solaire de 4,5 watt, trois lampes, une batterie de 3.000 milliampères et une bande de recharge de téléphone pour un coût de 60.000 échelonné sur deux ans.

En termes d’impact, il se réjouit que sa petite entreprise ait réussi à électrifier au solaire plus de 1.000 foyers, soit 5.000 personnes touchées. En plus de l’avantage économique, Youssouf Ali cite également le fait que les enfants révisent plus longtemps leurs leçons, que les risques de pollution et d’incendie que peuvent comporter l’utilisation des bougies par exemples sont éliminés. « Mais également, le plus important, on a permis l’inclusion financière de ces 1.000 foyers et 5.000 personnes qui n’avaient pas les moyens de s’offrir ces kits à cash ».

Suite aux demandes des clients de la classe moyenne, Youssouf Ali informe qu’ils ont introduit d’autres kits comprenant en plus un écran téléviseur (26 pouces), un ventilateur, 5 à 6 lampes qui valent 475.000F dont le payement est échelonné sur un an et demi.

Contraintes

En termes de difficultés, le trentenaire cite le pays classé comme un marché à risque qui n’attire pas les investisseurs (ils ont eu des difficultés à lever les fonds), il y a le manque de formalisation du statut de startup, un concept nouveau, qui ne facilite pas la tâche. Par exemple, indique le promoteur de Kouran Jabo, pour favoriser les entreprises sociales, des annonces sont faites par exemple au sujet de l’exonération des droits des douanes sur tout ce qui est solaire mais dans la réalité, ils continuent à payer.

Avec tchadinfo

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Encadrement des monnaies virtuelles : vers une cryptomonnaie 100% marocaine

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Le 10 janvier 2022, la ministre de l’Economie et des Finances du Maroc, Nadia Fettah Alaoui,  a déclaré que son pays compte encadrer l’usage des monnaies virtuelles par une nouvelle législation.

En outre, elle précise que son département examine aussi la possibilité de mettre en place une cryptomonnaie 100% marocaine, élaborée et garantie par Bank-Al-Maghrib, la banque centrale.

Ces annonces, faites lors d’une séance plénière des questions orales à la Chambres des représentants, interviennent dans un contexte où les cryptomonnaies sont interdites dans les transactions financières par la législation marocaine. En effet, en 2017, le ministère de l’Économie et des Finances et la banque centrale avaient mis en garde, dans une déclaration conjointe, contre les dangers de l’emploi des cryptomonnaies dans le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme : « Les transactions effectuées via les monnaies virtuelles constituent une infraction à la réglementation, passible de sanctions et amendes ».

 Pourtant, les cryptomonnaies continuent d’être prisées.

Le Maroc est 24 ème utilisateur mondial de cryptomonnaies malgré les interdictions

Malgré l’interdiction formelle par l’Office des Changes de l’usage des cryptomonnaies depuis 2017, les marocains dérogent à la règle. Le Maroc a enregistré un volume d’échange de bitcoins de 6 millions de dollars US, le plus élevé d’Afrique du Nord. Le pays se place en 4ème position sur le continent africain, derrière le Nigeria, l’Afrique du Sud et le Kenya. Les Marocains sont ouverts aux échanges de crypto-monnaies, les volumes d’échange de bitcoins en peer to peer augmentant régulièrement au fil des ans pour atteindre un record de 2,18 millions de dirhams marocains en 2020.

L’anonymat assuré par les cryptomonnaies rend malaisés la régulation et le cadrage des propriétés virtuelles des marocains. La fluctuation importante de ces monnaies en fait un nouvel intérêt d’investissement pour les jeunes marocains désireux d’améliorer leur situation financière, d’autant plus que le numérique est aussi synonyme d’opportunités infinies. L’usage des actifs virtuels par les marocains est aussi considéré comme une solution palliative pour dépasser les restrictions imposées par le plafond de la dotation E-commerce. L’analyse des chiffres montre effectivement que les pays performant le mieux dans le classement d’usage de cryptomonnaies, sont des pays à l’image du Maroc, avec des monnaies non convertibles.

Jani avec challenge.ma

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