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Classement Forbes : les 20 milliardaires d’Afrique en 2021

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En Afrique – comme ailleurs dans le monde – les plus riches ont bien surmonté la pandémie. La moyenne des fortunes des 18 milliardaires du continent est d’environ 4,1 milliards de dollars, soit 12% de plus qu’il y a un an, en partie grâce à l’envolée de la bourse nigériane. Pour la dixième année consécutive, Aliko Dangote du Nigeria est la personne la plus riche du continent, avec une fortune de 12,1 milliards de dollars, soit 2 milliards de plus par rapport à la liste de l’année dernière, grâce à une hausse d’environ 30% du prix de l’action de Dangote Cement, de loin son actif le plus précieux. Le deuxième plus riche est l’Égyptien Nassef Sawiris, dont le principal actif est une participation de près de 6% dans le fabricant de vêtements de sport Adidas. Au troisième rang : Nicky Oppenheimer, d’Afrique du Sud, qui a hérité d’une participation dans la société de diamants De Beers et qui a dirigé la société jusqu’en 2012, date à laquelle il a vendu les 40% d’intérêts de sa famille dans De Beers au géant minier Anglo American pour 5,1 milliards de dollars.

Cette année, le principal bénéficiaire est un autre magnat nigérian du ciment, Abdulsamad Rabiu. Fait remarquable, la valeur des actions de sa société BUA Cement PLC, cotée à la bourse du Nigeria en janvier 2020, a doublé au cours de l’année dernière. La fortune de Abdulsamad Rabiu a ainsi augmenté de 77%, pour atteindre 5,5 milliards de dollars. Une chose à noter : Abdulsamad Rabiu et son fils détiennent ensemble environ 97% de la société. La bourse nigériane exige que 20% ou plus des actions d’une entreprise soient introduites au public, ou que les actions introduites en bourse valent au moins 20 milliards de nairas – environ 50 millions de dollars – une somme dérisoire, certes. Un porte-parole de la bourse nigériane a déclaré à Forbes que BUA Cement répondait à la deuxième exigence. (Forbes escompte la valeur des participations lorsque le flottant public d’une entreprise est inférieur à 5%).

Alors que certains se sont enrichis par milliards, deux de la liste 2020 des plus riches d’Afrique sont passés sous la barre du milliard de dollars. En fait, les deux seules femmes milliardaires d’Afrique ont toutes deux disparu de la liste. Forbes calcule que la fortune de Folorunsho Alakija du Nigeria, qui possède une société d’exploration pétrolière, a chuté en-dessous de 1 milliard de dollars en raison de la baisse des prix du pétrole. Et Isabel dos Santos, qui est depuis 2013 la femme la plus riche d’Afrique, a été renversée par une série de décisions de justice gelant ses avoirs en Angola et au Portugal. En janvier 2020, le procureur général de l’Angola a accusé Isabel dos Santos de détournement de fonds et de blanchiment d’argent. Le tribunal angolais a affirmé que les mesures prises par Isabel dos Santos, son mari Sindika Dokolo (qui est décédé en octobre 2020, dans un accident de plongée sous-marine, selon certaines sources) et un autre associé ont causé au gouvernement angolais des pertes d’au moins 1,14 milliard de dollars. Forbes a indiqué que les avoirs gelés de Isabel dos Santos étaient à zéro. Par l’intermédiaire d’un porte-parole, Isabel dos Santos a refusé de commenter.

Les 18 milliardaires d’Afrique sont originaires de sept pays différents. L’Afrique du Sud et l’Égypte comptent chacune cinq milliardaires, suivies du Nigeria avec trois et du Maroc avec deux. Au total, leurs fortunes valent 73,8 milliards de dollars, soit un peu plus que les 73,4 milliards de dollars des 20 milliardaires figurant sur la liste des plus riches d’Afrique de l’année dernière. Voir la liste complète des milliardaires africains ci-dessous.

La Méthode Forbes

Selon Forbes, les listes suivent la richesse des milliardaires africains qui résident en Afrique ou y exercent leur principale activité, excluant ainsi le milliardaire d’origine soudanienne Mo Ibrahim et Mohamed Al-Fayed, citoyen égyptien. Strive Masiyiwa, citoyen du Zimbabwe et résident de Londres, figure sur la liste en raison de ses participations dans les télécommunications en Afrique.

Nous avons calculé la fortune nette en utilisant les cours des actions et les taux de change à partir de la fermeture des bureaux le vendredi 8 janvier 2021. Pour évaluer les entreprises privées, nous commençons par des estimations des revenus ou des bénéfices et nous appliquons les ratios prix/ventes ou prix/bénéfices en vigueur pour des entreprises publiques similaires. Certains membres de la liste s’enrichissent ou s’appauvrissent dans les semaines – ou les jours – qui suivent la date de mesure.

Le classement:

RangNomFortune netteÂgeOrigine de la richesse
1Aliko Dangote12,1 milliards de dollars63ciment, sucre
2Nassef Sawiris8,5 milliards de dollars60construction, investissements
3Nicky Oppenheimer8 milliards de dollars75diamants
4Johann Rupert7,2 milliards de dollars70produits de luxe
5Mike Adenuga6,3 milliards de dollars67télécoms, pétrole
6Abdulsamad Rabiu5,5 milliards de dollars60ciment, sucre
7Issad Rebrab4,8 milliards de dollars77nourriture
8Naguib Sawiris3,2 milliards de dollars66télécoms
9Patrice Motsepe3 milliards de dollars58exploitation minière
10Koos Bekker2,8 milliards de dollars68médias, investissements
11Mohamed Mansour2,5 milliards de dollars73divers
12Aziz Akhannouch2 milliards de dollars60pétrole, divers
13Mohammed Dewji1,6 milliard de dollars45divers
14Youssef Mansour1,5 milliard de dollars75divers
15Othman Benjelloun1,3 milliard de dollars88banque, assurance
16Michiel Le Roux1,2 milliard de dollars71banque
16Strive Masiyiwa1,2 milliard de dollars59télécoms
18Yasseen Mansour1,1 milliard de dollars59divers

Avec Forbes

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Entreprises

Africa50 dope Poa Internet avec une injection de 28 millions de dollars

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En 2020, Africa50: un financier d’infrastructures soutenu par le groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et un bon nombre de gouvernements africains, a organisé une compétition d’innovation, qui recherchait des solutions abordables et fiables pour la connectivité Internet à travers le continent.

Ainsi, une proposition de Poa Internet, une startup kényane, a battu 673 autres du monde entier. Ce qui lui a permis d’être ajoutée au pipeline d’investissement d’Africa50 en plus de remporter un prix en espèces.

Un peu plus d’un an après la victoire, le fournisseur de services Internet (FAI) a reçu 28 millions de dollars dans le cadre d’un cycle de financement de série C dirigé par Africa50, portant le montant total qu’il a levé à ce jour à 36 millions de dollars.

Novastar Ventures, l’un des premiers bailleurs de fonds de la société, a également participé à la dernière ronde.

Poa prévoit d’utiliser ce nouveau financement pour étendre sa portée, d’abord à travers le Kenya, puis progressivement vers d’autres pays du continent.

« Nous nous concentrons sur le Kenya pour le moment, mais le problème que nous résolvons est à l’échelle du continent. Et pour nous, il ne s’agit pas seulement d’offrir aux gens une certaine connectivité. Notre objectif est d’amener un grand nombre de personnes en ligne et de leur offrir une expérience Internet significative, comme la possibilité de diffuser des vidéos, sans se soucier de la quantité de données qu’elles consomment », a déclaré Andy Halsall, co-fondateur et PDG de Poa Internet, à TechCrunch.

Poa
Team

Poa Internet dessert actuellement plus de 12 000 clients (foyers et petites entreprises) dans les quartiers à revenu faible et intermédiaire de Nairobi, et des dizaines de milliers d’autres grâce à ses connexions Wi-Fi de rue.

La startup a déployé son réseau de fibre dans des quartiers qui ne sont généralement pas les premiers marchés cibles pour ses concurrents comme Safaricom Home du plus grand opérateur de télécommunications d’Afrique de l’Est Safaricom, Faiba de Jamii Telecommunication Limited et Zuku.

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Entreprises

Programme national de création de PME : NSIA Banque CI apporte son soutien

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NSIA Banque Cote d’Ivoire, a participé le Jeudi 13 janvier 2022,   à la cérémonie de lancement du programme « Amorçage PME »,  à l’auditorium de la Primature, en présence de Mr KOBENAN Kouassi ADJOUMANI, Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, représentant le Premier Ministre, Chef du gouvernement, Mr Patrick ACHI.

Initié par l’Institut Ivoirien de l’Entreprise (INIE), le programme « Amorçage PME », issu du projet CLONIX, vise à doter chaque région du pays d’un vivier de PME opérant dans les filières de premières nécessités telles que l’agriculture et l’élevage, afin réduire la dépendance de la Côte d’Ivoire à l’importation de denrées concernées et favoriser la création d’emplois locaux.

NSIA Banque CI, qui est résolument engagée dans le développement de l’économie locale, notamment par le financement des PME, s’engage à soutenir le programme avec une ligne de crédit de 4,5 milliards FCFA, a indiqué Mr Alexandre NDRI, Directeur Central de l’Exploitation, représentant Monsieur Léonce YACE, Directeur Général de NSIA Banque CI.

Source: abidjan.net

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Economie

Entreprendre en Afrique : le cas des entreprises guinéennes

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En Afrique, de nombreux auteurs (Camilleri, 2007 ; Zadi Kessy, 1998) montrent que les pratiques traditionnelles sont plutôt favorables à l’éclosion et à l’essor de l’entrepreneuriat. Autrement dit, les problèmes que rencontrent les entreprises en Afrique ne sont pas attribuables à l’absence d’esprit d’entreprise

La libéralisation et l’ouverture des économies en Afrique laisse aux entreprises la responsabilité de créer des richesses pour répondre à la fois aux besoins du marché domestique, dans un périmètre certes variable (proximité immédiate, territoire national), et à ceux du reste du monde. Cette double responsabilité à laquelle elles font face s’assume dans un cadre environnemental contraignant : instabilité économique et sociale, absence de ressources financières et problèmes d’accès au marché.

Si l’on s’accorde aujourd’hui pour reconnaître l’importance de l’entrepreneuriat dans la lutte contre la pauvreté, la singularité de l’entrepreneuriat en Afrique impose de concevoir des modèles adaptés pour apporter des connaissances théoriques et pratiques (Verstraete, 2002) indispensables à son essor. Car, au-delà de la détection d’opportunité (Shane, Venkataraman, 2000) et/ou de création de valeur nouvelle (Bruyat, 2001), l’entrepreneuriat africain est affecté par un problème d’organisation. Or, selon Gartner (1995 et 1985) et Verstraete (2003), l’entrepreneuriat, c’est aussi une création d’organisation.

Comment procéder pour inscrire les actions entrepreneuriales africaines dans un contexte dynamique ? Comment traduire les visions des entreprises en Afrique en organisations solides et concurrentes, aptes à répondre aux défis de la mondialisation ?

Nous répondons à ces questions en nous servant des résultats de l’enquête intégrée de base pour l’évaluation de la pauvreté en Guinée (EIBEP, 2002- 2003). Cette enquête multisectorielle porte sur 7 611 ménages en Guinée ; son questionnaire concerne plusieurs domaines : démographique, social et économique.

La première partie présente le tissu entrepreneurial guinéen : structure, diversité, dimension, forces et faiblesses. La seconde aborde la problématique de l’essor entrepreneurial guinéen en situation socio-économique difficile.

SYNOPSIE DU TISSU ENTREPRENEURIAL GUINÉEN : CARACTÉRISTIQUES, STRUCTURE ET DIVERSITÉ

La présence de multiples petites exploitations spécialisées dans différentes branches d’activités constitue une spécificité de l’économie guinéenne. La particularité de ces entreprises est d’être des réponses familiales spécifiques aux exigences économiques et sociales auxquelles les populations sont confrontées. Ces réponses sont à l’image d’une économie caractérisée par des déséquilibres structurels constants et par la marginalisation de nombreux agents.

En initiant les toutes premières institutions financières spécialisées dans le financement des activités agricoles, en 1988, l’État entendait remédier à l’exclusion financière occasionnée par la privatisation des banques publiques et promouvoir l’inclusion économique et financière, particulièrement des zones rurales, qui abritent environ 80% de la population pauvre. Toutefois, la dégradation économique et le manque de visibilité de certains programmes de microfinance n’ont pas permis l’émergence et l’essor des petites entreprises opérant, pour l’essentiel, dans le secteur informel.

Les données de l’EIBEP fournissent d’importants enseignements sur un effectif de 6 253 entreprises.

Les entreprises sont pratiquement toutes des propriétés familiales. Leur mode de gestion et leur trésorerie sont étroitement liés au rythme de vie familiale. Le chiffre d’affaires journalier réalisé est quasi systématiquement mobilisé au jour le jour pour faire face aux besoins quotidiens de la famille.

Les entreprises sont présentes dans de nombreuses branches de l’économie (agriculture, commerce, activités de fabrication, transports…) (graphique 1). Cette multiplicité de domaines couverts traduit l’ampleur du micro-entrepreneuriat à l’échelle nationale. Toutefois, certaines branches connaissent une surreprésentation, notamment le commerce (65,6% du total des entreprises), les activités de fabrication (14,2%) ; tandis que d’autres sont sous-représentées, c’est le cas de l’intermédiation financière (0,7%) ou de la production-distribution d’électricité, de gaz et d’eau (0,1%).

La durée de vie moyenne des entreprises est brève (8,7 mois). Cette courte existence révèle la nature dérisoire des actifs mobilisés dans ces unités de production et les motivations qui se cachent derrière leur création (répondre aux besoins vitaux de la famille).

L’enquête montre l’importance de l’auto-emploi par branche d’activité économique (graphique 2). Toutes branches confondues, le nombre d’auto-emplois est supérieur à celui des entreprises déclarées. Dans la branche de construction, par exemple, on relève 2,51 auto-emplois par ménage, pour un nombre d’entreprises déclaré de 1,51. Cette situation se justifie par la diversification d’activités (intra ou interbranches) pratiquées par les ménages pour se prémunir contre le risque de défaillance de leur entreprise et s’assurer un revenu régulier dont la perte peut entrainer la baisse du niveau de vie de la famille. Ce nomadisme entrepreneurial est commandé par l’évolution de l’environnement économique mais aussi par la taille du ménage : plus cette taille est importante plus ses membres recherchent des activités rentables pour améliorer et/ou préserver leurs conditions de vie.

La quasi-totalité des petites entreprises sont à l’origine conçues pour satisfaire les besoins sociaux primaires (alimentation, logement, santé, éducation des enfants…), besoins qui ne sont plus assurés (ou peu) par l’État avec la libéralisation économique et financière, initiée par les programmes d’ajustement structurel mis en place sous l’égide du FMI et la Banque mondiale depuis 1986. Cette réalité explique, à juste titre, la mobilisation de la famille entière dans la gestion de ces petites exploitations.

La “dynamique du dedans” (Balandier, 2004) qui caractérise ces entreprises passe par la création d’activités basées sur la proximité spatiale (proximité immédiate), temporelle (courte période) et sociale (liens sociaux, confiance…). La confusion entre sphère productive et domestique s’accompagne de la faible présence du salariat, de l’inexistence de la comptabilité et/ou du recours au crédit institutionnalisé (Hugon, 2003)

Cf : pour plus de détails sur ce papier, visiter www.cairn.info/revue-mondes-en-developpement-2011-3-page-125.htm

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