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Communiqué de presse du groupe BGFIBank

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Libreville, GABON – Le 24 novembre 2021.

Le Groupe BGFIBank condamne avec la plus grande fermeté, les actes contraires à la loi et à l’éthique qui auraient pu être commis dans le passé au sein de sa filiale BGFIBank RDC SA, et dont ses préposés auraient pu éventuellement être auteurs ou complices à divers degrés.

Depuis 2018, la Banque a pris des mesures pour renforcer la gouvernance et les mécanismes de contrôle qui s’imposent, notamment à travers :

– La restructuration de son capital social ;

– Le renforcement de sa gouvernance, tant au niveau du Conseil d’Administration que de la Direction Générale ;

– La réalisation d’un audit interne en vue d’identifier les méthodes de contournement ayant pu être utilisées pour enfreindre les procédures de contrôle de la Banque ;

– Le renforcement des dispositifs de contrôle interne ainsi que des mesures de remédiation afin de se conformer à la réglementation bancaire applicable en RDC ;

– La mise en place de nouvelles procédures de gestion garantissant une plus grande transparence de ses opérations ;

– L’obtention de la Certification AML 30000® relative à la lutte anti-blanchiment des capitaux et de lutte contre le terrorisme ;

– La désignation de nouveaux dirigeants au profil éprouvé ;

– Le dépôt d’une plainte avec constitution de partie civile devant le Parquet Général afin que les responsabilités soient établies et que leurs auteurs soient sanctionnés pour les faits reprochés ;

– La pleine coopération avec les instances étatiques en charge du dossier (Ministère des Finances, Parquet Général, Inspection Générale des Finances, Banque Centrale du Congo…).

Depuis plusieurs jours, un groupement d’ONG et de médias occidentaux ont rendu publiques les conclusions de leur enquête sur des documents ayant prétendument fuité de la BGFIBank RDC SA, et qui impliqueraient cette dernière dans des actes présumés de détournements de deniers publics.

Contacté avant la diffusion de ces allégations, le Groupe BGFIBank, tout en dénonçant les méthodes d’obtention de ces documents et en questionnant leur authenticité, a résolu de ne pas y répondre, ni de les commenter, afin d’observer le devoir de réserve qu’imposent les enquêtes judiciaires en cours.

Sans préjudice du droit des journalistes, le Groupe BGFIBank affirme néanmoins qu’en République Démocratique du Congo comme ailleurs, les autorités judiciaires restent les seules habilitées à établir, dans le respect des lois, l’innocence ou la culpabilité des personnes poursuivies. En conséquence, toutes informations et allégations autres que les vérités établies par des décisions judiciaires définitives doivent être prises avec les réserves qu’imposent la crédibilité de la démarche et l’objectivité des faits de la part de leurs auteurs.

Dans ce contexte, le Groupe BGFIBank, au travers de sa filiale BGFIBank RDC SA, se réserve le droit de poursuivre toute personne prenant part à la diffusion et la reproduction de fausses informations et/ou à la divulgation d’informations confidentielles ou privées dans les médias ou sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui, plus que jamais, le Groupe BGFIBank continue de nourrir ses ambitions en République Démocratique du Congo et s’assure que BGFIBank RDC SA s’engage toujours plus fortement aux côtés de sa clientèle.

Sur le Groupe BGFIBank

Le Groupe BGFIBank est un Groupe Financier International multi-métiers qui allie solidité financière, stratégie de croissance durable et maîtrise des risques, avec l’ambition d’être la banque de référence sur ses marchés en termes de qualité de service. Fidèle à ses valeurs de Travail, d’Intégrité, de Transparence, de Responsabilité et d’Esprit d’Équipe, le Groupe place la qualité de service au cœur de son métier. Il accompagne ses clients particuliers, entreprises et institutionnels dans une relation durable, avec une gamme de produits et services élargie. Le Groupe BGFIBank enrichit sans cesse son offre en s’appuyant notamment sur l’expertise de ses partenaires, s’ouvrant ainsi à de nouveaux domaines. Plus de 2300 collaborateurs présents dans douze pays accompagnent au quotidien une clientèle diversifiée au Bénin, au Cameroun, en Centrafrique, au Congo, en Côte d’Ivoire, en France, au Gabon, en Guinée Equatoriale, à Madagascar, en République Démocratique du Congo, à Sao Tomé-et-Principe et au Sénégal.

Avec groupebgfibank.com et financialafrik

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Entreprises

Africa50 dope Poa Internet avec une injection de 28 millions de dollars

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En 2020, Africa50: un financier d’infrastructures soutenu par le groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et un bon nombre de gouvernements africains, a organisé une compétition d’innovation, qui recherchait des solutions abordables et fiables pour la connectivité Internet à travers le continent.

Ainsi, une proposition de Poa Internet, une startup kényane, a battu 673 autres du monde entier. Ce qui lui a permis d’être ajoutée au pipeline d’investissement d’Africa50 en plus de remporter un prix en espèces.

Un peu plus d’un an après la victoire, le fournisseur de services Internet (FAI) a reçu 28 millions de dollars dans le cadre d’un cycle de financement de série C dirigé par Africa50, portant le montant total qu’il a levé à ce jour à 36 millions de dollars.

Novastar Ventures, l’un des premiers bailleurs de fonds de la société, a également participé à la dernière ronde.

Poa prévoit d’utiliser ce nouveau financement pour étendre sa portée, d’abord à travers le Kenya, puis progressivement vers d’autres pays du continent.

« Nous nous concentrons sur le Kenya pour le moment, mais le problème que nous résolvons est à l’échelle du continent. Et pour nous, il ne s’agit pas seulement d’offrir aux gens une certaine connectivité. Notre objectif est d’amener un grand nombre de personnes en ligne et de leur offrir une expérience Internet significative, comme la possibilité de diffuser des vidéos, sans se soucier de la quantité de données qu’elles consomment », a déclaré Andy Halsall, co-fondateur et PDG de Poa Internet, à TechCrunch.

Poa
Team

Poa Internet dessert actuellement plus de 12 000 clients (foyers et petites entreprises) dans les quartiers à revenu faible et intermédiaire de Nairobi, et des dizaines de milliers d’autres grâce à ses connexions Wi-Fi de rue.

La startup a déployé son réseau de fibre dans des quartiers qui ne sont généralement pas les premiers marchés cibles pour ses concurrents comme Safaricom Home du plus grand opérateur de télécommunications d’Afrique de l’Est Safaricom, Faiba de Jamii Telecommunication Limited et Zuku.

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Entreprises

Programme national de création de PME : NSIA Banque CI apporte son soutien

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NSIA Banque Cote d’Ivoire, a participé le Jeudi 13 janvier 2022,   à la cérémonie de lancement du programme « Amorçage PME »,  à l’auditorium de la Primature, en présence de Mr KOBENAN Kouassi ADJOUMANI, Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, représentant le Premier Ministre, Chef du gouvernement, Mr Patrick ACHI.

Initié par l’Institut Ivoirien de l’Entreprise (INIE), le programme « Amorçage PME », issu du projet CLONIX, vise à doter chaque région du pays d’un vivier de PME opérant dans les filières de premières nécessités telles que l’agriculture et l’élevage, afin réduire la dépendance de la Côte d’Ivoire à l’importation de denrées concernées et favoriser la création d’emplois locaux.

NSIA Banque CI, qui est résolument engagée dans le développement de l’économie locale, notamment par le financement des PME, s’engage à soutenir le programme avec une ligne de crédit de 4,5 milliards FCFA, a indiqué Mr Alexandre NDRI, Directeur Central de l’Exploitation, représentant Monsieur Léonce YACE, Directeur Général de NSIA Banque CI.

Source: abidjan.net

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Economie

Entreprendre en Afrique : le cas des entreprises guinéennes

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En Afrique, de nombreux auteurs (Camilleri, 2007 ; Zadi Kessy, 1998) montrent que les pratiques traditionnelles sont plutôt favorables à l’éclosion et à l’essor de l’entrepreneuriat. Autrement dit, les problèmes que rencontrent les entreprises en Afrique ne sont pas attribuables à l’absence d’esprit d’entreprise

La libéralisation et l’ouverture des économies en Afrique laisse aux entreprises la responsabilité de créer des richesses pour répondre à la fois aux besoins du marché domestique, dans un périmètre certes variable (proximité immédiate, territoire national), et à ceux du reste du monde. Cette double responsabilité à laquelle elles font face s’assume dans un cadre environnemental contraignant : instabilité économique et sociale, absence de ressources financières et problèmes d’accès au marché.

Si l’on s’accorde aujourd’hui pour reconnaître l’importance de l’entrepreneuriat dans la lutte contre la pauvreté, la singularité de l’entrepreneuriat en Afrique impose de concevoir des modèles adaptés pour apporter des connaissances théoriques et pratiques (Verstraete, 2002) indispensables à son essor. Car, au-delà de la détection d’opportunité (Shane, Venkataraman, 2000) et/ou de création de valeur nouvelle (Bruyat, 2001), l’entrepreneuriat africain est affecté par un problème d’organisation. Or, selon Gartner (1995 et 1985) et Verstraete (2003), l’entrepreneuriat, c’est aussi une création d’organisation.

Comment procéder pour inscrire les actions entrepreneuriales africaines dans un contexte dynamique ? Comment traduire les visions des entreprises en Afrique en organisations solides et concurrentes, aptes à répondre aux défis de la mondialisation ?

Nous répondons à ces questions en nous servant des résultats de l’enquête intégrée de base pour l’évaluation de la pauvreté en Guinée (EIBEP, 2002- 2003). Cette enquête multisectorielle porte sur 7 611 ménages en Guinée ; son questionnaire concerne plusieurs domaines : démographique, social et économique.

La première partie présente le tissu entrepreneurial guinéen : structure, diversité, dimension, forces et faiblesses. La seconde aborde la problématique de l’essor entrepreneurial guinéen en situation socio-économique difficile.

SYNOPSIE DU TISSU ENTREPRENEURIAL GUINÉEN : CARACTÉRISTIQUES, STRUCTURE ET DIVERSITÉ

La présence de multiples petites exploitations spécialisées dans différentes branches d’activités constitue une spécificité de l’économie guinéenne. La particularité de ces entreprises est d’être des réponses familiales spécifiques aux exigences économiques et sociales auxquelles les populations sont confrontées. Ces réponses sont à l’image d’une économie caractérisée par des déséquilibres structurels constants et par la marginalisation de nombreux agents.

En initiant les toutes premières institutions financières spécialisées dans le financement des activités agricoles, en 1988, l’État entendait remédier à l’exclusion financière occasionnée par la privatisation des banques publiques et promouvoir l’inclusion économique et financière, particulièrement des zones rurales, qui abritent environ 80% de la population pauvre. Toutefois, la dégradation économique et le manque de visibilité de certains programmes de microfinance n’ont pas permis l’émergence et l’essor des petites entreprises opérant, pour l’essentiel, dans le secteur informel.

Les données de l’EIBEP fournissent d’importants enseignements sur un effectif de 6 253 entreprises.

Les entreprises sont pratiquement toutes des propriétés familiales. Leur mode de gestion et leur trésorerie sont étroitement liés au rythme de vie familiale. Le chiffre d’affaires journalier réalisé est quasi systématiquement mobilisé au jour le jour pour faire face aux besoins quotidiens de la famille.

Les entreprises sont présentes dans de nombreuses branches de l’économie (agriculture, commerce, activités de fabrication, transports…) (graphique 1). Cette multiplicité de domaines couverts traduit l’ampleur du micro-entrepreneuriat à l’échelle nationale. Toutefois, certaines branches connaissent une surreprésentation, notamment le commerce (65,6% du total des entreprises), les activités de fabrication (14,2%) ; tandis que d’autres sont sous-représentées, c’est le cas de l’intermédiation financière (0,7%) ou de la production-distribution d’électricité, de gaz et d’eau (0,1%).

La durée de vie moyenne des entreprises est brève (8,7 mois). Cette courte existence révèle la nature dérisoire des actifs mobilisés dans ces unités de production et les motivations qui se cachent derrière leur création (répondre aux besoins vitaux de la famille).

L’enquête montre l’importance de l’auto-emploi par branche d’activité économique (graphique 2). Toutes branches confondues, le nombre d’auto-emplois est supérieur à celui des entreprises déclarées. Dans la branche de construction, par exemple, on relève 2,51 auto-emplois par ménage, pour un nombre d’entreprises déclaré de 1,51. Cette situation se justifie par la diversification d’activités (intra ou interbranches) pratiquées par les ménages pour se prémunir contre le risque de défaillance de leur entreprise et s’assurer un revenu régulier dont la perte peut entrainer la baisse du niveau de vie de la famille. Ce nomadisme entrepreneurial est commandé par l’évolution de l’environnement économique mais aussi par la taille du ménage : plus cette taille est importante plus ses membres recherchent des activités rentables pour améliorer et/ou préserver leurs conditions de vie.

La quasi-totalité des petites entreprises sont à l’origine conçues pour satisfaire les besoins sociaux primaires (alimentation, logement, santé, éducation des enfants…), besoins qui ne sont plus assurés (ou peu) par l’État avec la libéralisation économique et financière, initiée par les programmes d’ajustement structurel mis en place sous l’égide du FMI et la Banque mondiale depuis 1986. Cette réalité explique, à juste titre, la mobilisation de la famille entière dans la gestion de ces petites exploitations.

La “dynamique du dedans” (Balandier, 2004) qui caractérise ces entreprises passe par la création d’activités basées sur la proximité spatiale (proximité immédiate), temporelle (courte période) et sociale (liens sociaux, confiance…). La confusion entre sphère productive et domestique s’accompagne de la faible présence du salariat, de l’inexistence de la comptabilité et/ou du recours au crédit institutionnalisé (Hugon, 2003)

Cf : pour plus de détails sur ce papier, visiter www.cairn.info/revue-mondes-en-developpement-2011-3-page-125.htm

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