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Economie

Conjoncture économique en Afrique subsaharienne: la voix du Sénégal

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Le Sénégal, à l’instar de tous les pays en développement, subit de plein fouet les affres de la crise sanitaire. Celle-ci a frappé durement les économies de la région subsaharienne qui s’était engagée dans un mouvement de ré-endettement depuis une dizaine d’années. Au final, l’assèchement des recettes publiques du fait de la pandémie, entre autres, a poussé créanciers et gouvernants à négocier des annulations et des rééchelonnements. L’accord du club de Paris et du G20 pour le traitement des dettes(ISSD) a permis de soulager, au moins, conjoncturellement, les pays en manque de liquidités. Mais cela ne sera pas suffisant pour répondre durablement au besoin de financement externe de la région subsaharienne estimé à 290 milliards d’euros sur la période 2022-2023.

La gouvernance économique et financière mondiale

Lors du sommet de Paris, sur le financement des économies africaines, le Président de la République du Sénégal, Macky Sall, a plaidé pour une réforme en profondeur de la gouvernance économique et financière mondiale. En effet, estime-t-il « au-delà des solutions conjoncturelles, l’Afrique a surtout besoin d’une réforme de la gouvernance économique et financière mondiale, avec des mécanismes innovants, permettant d’accéder aux marchés des capitaux à des couts soutenables. (…) Autrement, tous les efforts d’émergence resteront vains”

Ces obstacles majeurs aux efforts de développement

Dans Economie du développement, Malcolm Gillis et ses collègues identifient trois formes d’obstacles politiques au développement : l’instabilité politique, la dépendance politique et l’inadaptation voire l’inefficience des moyens politiques de l’action publique en faveur du développement.

Dans cette même logique, le Chef de l’Etat du Sénégal a, pour sa part, listé trois facteurs, qu’il considère comme étant des goulots d’étranglement internationaux tenaces, plombant les efforts des pays africains. Il s’agit selon lui, du « plafonnement de l’endettement à 70% du PIB pour les pays membre de l’UEMOA, du seuil de 3% du déficit budgétaire à ne pas dépasser et du cout élevé des primes d’assurance, à cause d’une perception exagérée du risque d’investir en Afrique, alors même que pour nombre de pays africains, ce risque n’est guère plus élevé qu’ailleurs ». C’est pourquoi, il est favorable à une réforme urgente des règles de l’Organisation de coopération et développement économique(OCDE) notamment, sur les conditions d’octroi des crédits export.

C’est peut être cette vérité de la gouvernance économique et financière mondiale de l’OCDE, qui fait que la Chine est en passe de devenir le premier bailleur bilatéral de la région, monopolisant 20% de l’endettement public des pays d’Afrique subsaharienne.

Rappelons que, le projet de budget 2022 du Sénégal est projeté à plus de 5 000 milliards de FCFA. Une somme qui inclut l’amortissement de la dette.

Economie

Réforme du climat d’investissement dans l’UEMOA: le dialogue lancé à Ougadougou

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Vers la mise en place d’une plateforme pour stimuler le développement d’un partenariat gagnant-gagnant entre les secteurs public et privé dans les Etats membres.

La cérémonie d’ouverture a été présidée ce mercredi 20 octobre 2021 à Ouagadougou par Augustin BAMBARA, Directeur du Cabinet du Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat du Burkina Faso, en présence de Paul Koffi KOFFI, Commissaire en charge du Département du Développement de l’Entreprise, des Mines, de l’Energie et de l’Economie Numérique ainsi que de Joël NEUBERT, Représentant de la Délégation de l’Union Européenne au Burkina Faso, du Secrétaire Exécutif de la Fédération de Organisations Patronales de l’Afrique de l’Ouest (FOPAO) Ousseynou DIALLO, et Enock DEMBELE, membre élu de la Chambre Consulaire Régionale (CCR) de l’UEMOA.

Les représentants des administrations publiques en charge du Dialogue Public-Privé, du secteur privé des Etats membres, les représentants de l’Union Européenne, de la Banque mondiale, de la FOPAO, de la CCR-UEMOA ainsi que de la Commission de l’UEMOA prennent part à cet atelier.

Ils devront examiner et valider le rapport provisoire de l’étude réalisée avec l’appui technique et financier de la Facilité pour la réforme du climat d’investissement (ICR), cofinancée par l’Union Européenne, le groupe des OEACP, la Coopération allemande BMZ et le British Council.

La Commission de l’UEMOA espère en collaboration avec la Facilité ICR poursuivre la mise en œuvre de ce projet dont la réussite devrait contribuer efficacement au renforcement de la compétitivité du secteur privé communautaire par la mise en place d’un environnement des affaires sain et propice aux investissements.

Pour rappel, la Facilité pour la réforme du climat d’investissement (ICR) est mise en place pour soutenir les pays partenaires du groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et les institutions régionales dans leur processus de dialogue structuré avec le secteur privé afin de créer un environnement commercial et un climat d’investissement plus favorables.
 
Les travaux prennent fin le vendredi 22 octobre 2021

Uemoa.int

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Actualités

Echanges commerciaux: Ankara et Lomé consolident leurs relations

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Les deux partenaires semblent sur la bonne voie. En effet, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a effectué mardi 19 octobre, une visite de travail et d’amitié auprès de son homologue togolais, Faure Gnassingbé. Cette visite, la première du genre dans l’histoire des deux pays, vient consolider leurs relations diplomatiques. 

Ainsi, si plusieurs accords de coopération diplomatique ont été signés entre les deux délégations, le périple de Recep Tayyip Erdogan en terre togolaise avait surtout un objectif économique. Selon l’Agence Anadolu, l’exécutif turc, attiré par la “tendance de croissance économique affichée par le Togo au cours des dernières années, due à l’instauration de la stabilité politique dans le pays”, espère une augmentation significative des échanges commerciaux entre les deux pays, comme l’attestent les données rendues publiques par la BCEAO en janvier dernier. Ils font remarquer une croissance significative des importations togolaises en provenance de la Turquie entre 2015 et 2019, passant de 13,39 milliards FCFA en 2015 à 24 milliards en 2019.

Cette tendance à la hausse qui s’est confirmée au cours de l’année 2020 malgré la pandémie, est un point positif sur lequel les deux parties comptent miser pour consolider leurs relations commerciales. “Nos relations économiques, même si elles ne sont pas au niveau souhaité, se développent. En 2020, nous avons atteint un volume d’échange commercial de 148 millions $”, a indiqué Recep T. Erdogan à l’issue du tête-à-tête avec son homologue togolais.

Nature et portée des échanges entre les deux pays

Sur la nature de ces échanges, notons que l’économie togolaise se fournit en produits manufacturés auprès d’une industrie turque qui peut se targuer, par ailleurs, d’avoir des produits moins coûteux que ceux européens et de meilleure qualité que ceux chinois. Il s’agit essentiellement de matériaux de construction et de produits agro-alimentaires. 

Dans le sens inverse, le coton est la principale matière première exportée par le Togo vers la Turquie. Des fruits et des céréales oléagineuses telles que le soja sont également exportés. Selon les données de l’agence onusienne UN Comtrade, ces exportations se sont élevées à 2,5 milliards FCFA en 2019.   

De plus, dans la dynamique de renforcement et de consolidation des échanges commerciaux entre les deux pays et dans un contexte où le Togo porte une attention particulière à la promotion des investissements directs étrangers dans son économie via le Plan National de Développement (PND) et la nouvelle feuille de route gouvernementale, un forum d’affaires entre les opérateurs économiques turcs et togolais devrait se tenir dans les prochaines semaines à Lomé.

Sur cette dernière perspective, le savoir-faire turc dans les domaines de la construction et de l’agro-alimentaire intéresse particulièrement Lomé qui se rêve la porte d’entrée des investisseurs d’Ankara et Istanbul sur le marché africain. 

Nous avons créé un parc industriel à Adétikopé où je pense que nos amis turcs pourraient trouver également des espaces pour installer leurs usines”, a exhorté Faure Gnassingbé avant d’ajouter, “L’Afrique a entamé un grand mouvement vers l’intégration et le marché unique continental. Je pense que derrière nous, c’est le marché africain qui peut s’ouvrir aussi aux investisseurs turcs”, a ajouté le président togolais

Source : togofirts.com

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Economie

Accord de coopération entre Kinshasa et Pékin : les contrats miniers menacés

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Kinshasa entend remettre à plat sa collaboration avec Pékin, au vu du peu de chantiers lancés dans le cadre de l’accord signé en 2008, qui prévoyait pourtant la construction de bâtiments publics et de routes d’une valeur totale de 9 milliards de dollars.

Treize ans après la signature de l’accord de coopération entre Kinshasa et Pékin, « le déficit d’infrastructures de la RDC constitue encore et toujours une entrave à son développement ». Tel est le constat, dressé le 10 septembre 2021, par le chef de l’État. Le président Félix Tshisekedi a réclamé à ses ministres chargés des mines et infrastructures l’état des lieux de l’exécution technique et financière des projets de construction  – dans le cadre de l’accord signé sous la mandature de son prédécesseur.

Pour rappel, en 2008, Joseph Kabila avait négocié avec la Chine, le troc du cuivre et du cobalt congolais – notamment extraits par la compagnie sino-congolaise Sicomines au Katanga – contre la construction d’infrastructures pour un montant de 9 milliards de dollars, renégocié en 2009 à 6 milliards sous pression du Fonds monétaire international. Deux entreprises chinoises, Sinohydro et CREC (China Railway Engineering corporation) devaient réaliser ces travaux d’infrastructures.

Engagements non respectés: une collaboration à revoir

Étaient prévus plus de 3 500 km de routes, autant de kilomètres de chemins de fer, des infrastructures de voiries à Kinshasa, 31 hôpitaux de 150 lits et 145 centres de santé. Pas moins de 2 000 logements sociaux dans la capitale, 3 000 en province, ainsi que deux universités modernes devaient être également bâtis.

Or, selon une note technique de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT), les projets réalisés par les groupes chinois sont très loin de satisfaire aux engagements.

« Étant donné le retard enregistré dans la mise en œuvre du projet minier (destiné au remboursement des travaux d’infrastructures par l’exploitation minière de cuivre et cobalt), l’enveloppe globale du programme sino-congolais a été réduite actuellement à 1,05 milliard de dollars », précise ce document.

Contrairement à ce qui avait été promis, aucune université moderne n’a vu le jour ; pas un seul hôpital n’a été érigé. Seulement 356 km de routes bitumées et 854 km en terre auraient été achevés. Plusieurs stades et bâtiments sont toujours en cours de réhabilitation, mais les chantiers ne sont pas terminés, notamment ceux de Bukavu, Goma, Bunia et Kalemie.

Selon l’ACGT, le montant total des projets achevés et en cours d’exécution s’élèverait actuellement à près de 900 millions de dollars, soit dix fois moins qu’annoncé en 2008.

Soutenu par les Américains, Félix Tshisekedi s’est engagé à revisiter tous les contrats passés sous son prédécesseur Joseph Kabila, dont ceux signés avec les Chinois. Si Pékin n’a pas réagi officiellement aux récentes sorties du chef de l’État congolais à l’encontre des groupes chinois, ses diplomates s’activent actuellement pour reprendre langue avec les autorités et remettre en selle la collaboration.

Zhu Jing, l’ambassadeur de Chine à Kinshasa, a notamment rencontré la ministre des Mines Antoinette N’Samba Kalambayi ainsi que le président du Sénat Modeste Bahati Lukwebo

Source : Jeuneafrique.com

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