CONNECTEZ-VOUS AVEC NOUS

Actualités

COP26: les enjeux d’un Sommet, la voix de l’Afrique

Publié

au

Le 26e sommet sur le climat, a débuté aujourd’hui à Glasgow, en Écosse. Plus de 120 chefs d’Etat et gouvernements sont présents, avec  toutefois, deux absents notoires : la Chine et la Russie. Pour certains, c’est « Le sommet du meilleur et dernier espoir ».  

Quelques enjeux

« Faire beaucoup plus, beaucoup plus vite. »

Selon la secrétaire exécutive de la convention-cadre de l’ONU sur le changement climatique «Sauver la planète est possible, mais les dirigeants mondiaux doivent « agir maintenant », notamment en mettant, non pas des milliards, mais des milliards de milliards sur la table. Car il ne s’agit pas que de l’environnement, mais aussi de la paix et de la stabilité mondiale… » 

En effet, un rapport de l’Unicef, publié en Aout, estime qu’un milliard d’enfants dans le monde, sont confrontés simultanément à trois ou quatre conséquences de la crise climatique, notamment les pénuries d’eau, la pollution atmosphérique et les canicules. A cet effet, un rapport publié en 2019 dans la revue médicale The Lancet, explique comment le changement climatique modèlera la santé des enfants qui naissent aujourd’hui. Ainsi, Asthme, AVC, risque cardiaque à cause de la pollution de l’air, effets de la malnutrition et maladies infectieuses dues au réchauffement climatique persisteront à l’âge adulte. C’est pourquoi, selon le Dr Nick Watts, responsable du rapport, « Les changements climatiques définiront la Santé de toute une génération ».

Par ailleurs, il est à noter dans le sillage de l’OIT, de l’OCDE et de la Banque Mondiale, que le dérèglement climatique menace inégalement l’emploi mondial, concernant les risques sur les travailleurs vulnérables des régions pauvres et en développement, dans les secteurs directement dépendants des processus naturels. En effet, 1,2 milliards d’emploi dans le monde dépendent directement de la stabilité des écosystèmes, dont le bouleversement aurait un impact économique désastreux. D’ici 2030, 2% de l’emploi annuel mondial pourrait être détruit si les températures augmentent de 1,3 C.

C’est en quelques mots, dire que les enjeux de ce Sommet de Glasgow sont cruciaux. C’est d’ailleurs pour toutes ces raisons, que 200 revues de médecine, ont exhorté les gouvernements à agir contre le réchauffement, en intimant les nations les plus riches, à faire beaucoup plus, beaucoup plus vite.

Et l’Afrique, dans tout ça ?

L’Afrique mettra effectivement son grain de sel à cette 26e conférence des parties sur le climat (COP26). En effet, l’Afrique serait responsable de 4% des émissions globales et elle est le continent le plus vulnérable. Donc sa voix compte et devra être entendue par les grands pollueurs. Car l’Afrique n’a reçu que 70% à 80% des 100 milliards de dollars par an promis pour 2020 par les pays riches pour lui permettre de s’adapter aux événements météorologiques extrêmes de plus en plus fréquents qu’elle subit, à cause d’un réchauffement climatique qu’elle n’a pas créé. Ce montant, par ailleurs largement composé de prêts et non de dons, pourrait n’être atteint qu’en 2023, et il est jugé largement insuffisant.

« Ces engagements ont été pris il y a plus d’une dizaine d’années. Chaque année, les pays développés repoussent l’échéance à l’année suivante. (…) C’est une aberration. »

Ainsi, une vingtaine de chefs d’État africains et une trentaine de ministres ont fait le déplacement à Glasgow. L’Afrique tient à son développement économique. Chacun aura trois minutes pour porter la voix du continent.

Actualités

IBK s’est éteint à l’âge de 76 ans dans sa résidence de Bamako

Publié

au

Saluant un homme de « paix et de dialogue« , de « culture » aussi, chefs d’Etats africains et occidentaux ont présenté leurs condoléances au peuple malien et à la famille de celui que l’on surnommait IBK.

Son décès était sur toutes les lèvres, ce lundi, dans les rues de la capitale malienne, chacun évoquant l’homme à sa manière. Certains étaient encore sous le choc, d’autres se voulaient plus fatalistes, quand d’autres encore opéraient une remise en question.

« Sa mort me choque énormément, parce que c’est notre président. Nous l’avons combattu, mais c’était un homme de paix, de parole. Il a gouverné le Mali et que son âme repose en paix« , réagit un habitant de Bamako.

« On ne peut que prier Dieu pour qu’il repose en paix. Il a fait ce qu’il pouvait faire pour le pays, même s’il n’a pas fini son mandat. Quand même, il a fait ce qu’il pouvait faire« , dit un autre.

« Vu la manière dont il s’est donné pour ce pays et tout l’effort qu’il a fourni… Malgré tout ça, on n’a pas été reconnaissant envers lui quand même. Moi, personnellement, j’aurais aimé le rencontrer pour lui présenter nos sincères excuses vis-à-vis de nos comportements« , reconnaît un homme.

Ibrahim Boubacar Keïta est mort un an et demi après avoir été renversé par les militaires et remplacé par le colonel Assimi Goïta, ancien chef d’un bataillon de forces spéciales et chef de la junte qui défie aujourd’hui une partie de la communauté internationale.

L’ancien président malien avait été chassé du pouvoir après des mois de mobilisation au sein d’une population exaspérée par les violences en tous genres – djihadistes, communautaires ou crapuleuses, par la faillite des services de l’Etat et par une corruption réputée galopante. Les détracteurs du défunt président mettent d’ailleurs en exergue « la corruption » au Mali pendant ses années de pouvoir.

source: africanews

Continuer la lecture

Actualités

Génocide rwandais : des mutations d’ADN sur les victimes et leurs enfants

Publié

au

Le génocide rwandais continue de livrer ses secrets au plan scientifique. C’est ce qui ressort d’une récente étude conduite par des scientifiques du programme génomique USF et du Center for Global Health and Infectious Disease Research, rapporte le site Medical Xpress.

Leurs conclusions majeures font état d’une modification de l’ADN des victimes et de leur descendance.

La volonté des chercheurs est de pouvoir fournir des réponses aux victimes et à leurs proches. De nombreux troubles mentaux ont émané des atrocités au sein des populations rwandaises après le massacre de l’ethnie des tutsis en 1994. Un examen poussé des génomes des femmes enceintes présentes et exposées par les horreurs a été fait, avant que cet échantillon ne soit comparé avec d’autres femmes enceintes mais qui habitaient dans d’autres pays.

Une troisième génération à l’étude en vue

Il en ressort que l’ADN des femmes exposées a été modifié, avec des mutations qui ont causé des troubles mentaux, comme la dépression ou des syndromes post-traumatiques. Ce ne sont pas des mutations génétiques, mais chimiques et épigénétiques. « L’épigénétique fait référence à des modifications chimiques stables, mais réversibles, apportées à l’ADN qui aident à contrôler la fonction d’un gène, développe un scientifique. Elles peuvent se produire dans un délai plus court que ce qui est nécessaire pour modifier la séquence d’ADN sous-jacente des gènes. »

Une analyse de sang a été conduite sur 59 personnes, dont la moitié a été directement exposée à des traumatismes, de la violence, une captivité, un viol, à être témoin d’un meurtre, d’une attaque, ou par la vision de cadavres. Beaucoup de Rwandais attendent des réponses sur les troubles qu’ils traversent encore à ce jour. Cette étude prouve également que ce qui se déroule pendant la grossesse, pour le fœtus, peut avoir un impact à long terme, avec des séquelles qui se développent plus tard dans la vie.

Désormais, les scientifiques devraient pouvoir se pencher sur la nouvelle génération à venir, la troisième, et observer de possibles conséquences. Cette étude s’inscrit dans un programme plus large de recherche, dans le but d’aider les scientifiques africains et leur permettre de conduire des analyses génétiques plus poussées.

Cf : geo.fr

Continuer la lecture

Actualités

Medecine : un cœur de porc génétiquement modifié placé chez un homme

Publié

au

Un Américain est devenu la première personne au monde à recevoir une transplantation cardiaque à partir d’un coeur de porc génétiquement modifié selon l’agence de presse AFP et Bbc.

David Bennett, 57 ans, se porte bien trois jours après l’intervention expérimentale de sept heures réalisée à Baltimore, selon les médecins.

La transplantation est considérée comme le dernier espoir de sauver la vie de M. Bennett, bien que l’on ne sache pas encore quelles sont ses chances de survie à long terme.

« C’était soit mourir, soit faire cette transplantation », explique M. Bennett un jour avant l’opération. « Je sais que c’est un coup dans l’eau, mais c’est mon dernier choix », ajoute-t-il.

Les médecins du centre médical de l’université du Maryland ont obtenu une dérogation spéciale de l’autorité médicale américaine pour effectuer la procédure, au motif que M. Bennett serait mort autrement.

Il avait été jugé inéligible à une transplantation humaine, une décision qui est souvent prise par les médecins lorsque le patient est en très mauvaise santé.

Pour l’équipe médicale qui a réalisé la transplantation, celle-ci marque l’aboutissement d’années de recherche et pourrait changer des vies dans le monde entier.

Le chirurgien Bartley Griffith explique que l’opération permettra au monde de faire « un pas de plus vers la résolution de la crise de la pénurie d’organes », indique l’école de médecine de l’université du Maryland dans un communiqué.

Cette crise signifie que 17 personnes meurent chaque jour aux États-Unis dans l’attente d’une transplantation, et que plus de 100 000 personnes seraient sur la liste d’attente.

La possibilité d’utiliser des organes d’animaux dans le cadre de ce qu’on appelle la xénotransplantation pour répondre à la demande est envisagée depuis longtemps, et l’utilisation de valves cardiaques de porc est déjà courante.

En octobre 2021, des chirurgiens de New York ont annoncé qu’ils avaient réussi à transplanter un rein de porc sur une personne. À l’époque, l’opération était l’expérience la plus avancée dans le domaine à ce jour. Toutefois, le receveur était à cette occasion en état de mort cérébrale, sans espoir de guérison.

M. Bennett, lui, espère que sa greffe lui permettra de poursuivre sa vie. Il a été alité pendant six semaines avant l’opération et relié à une machine qui l’a maintenu en vie après qu’on lui a diagnostiqué une maladie cardiaque en phase terminale.

« J’ai hâte de sortir du lit après ma guérison », disait-il la semaine dernière.

Lundi, il a été signalé que M. Bennett respirait par lui-même tout en étant soigneusement surveillé.

Mais on ne sait pas exactement ce qui va se passer ensuite. Le porc utilisé pour la transplantation est génétiquement modifié pour éliminer plusieurs gènes qui auraient entraîné le rejet de l’organe par le corps de M. Bennett, rapporte l’agence de presse AFP.

M. Griffith a déclaré qu’ils procédaient avec prudence et surveillaient attentivement M. Bennett, tandis que son fils David Bennett Jr a déclaré à l’Associated Press que la famille était « dans l’inconnu à ce stade ».

Mais il ajoute : « il réalise l’ampleur de ce qui a été fait et il en réalise vraiment l’importance. »

« Nous n’avons jamais fait cela chez un humain et j’aime à penser que nous, nous lui avons donné une meilleure option que ce qu’aurait été la poursuite de sa thérapie », souligne M. Griffith. « Mais si [il vivra] un jour, une semaine, un mois, un an, je ne le sais pas ».

Jani

Continuer la lecture

Tendance

Copyright © 2021 Managers africains, powered by SAMAWEB.