CONNECTEZ-VOUS AVEC NOUS

Actualités

Criminalité organisée en Afrique: Classement 2021(Global Organized Crime Index)

Publié

au

Selon, le Global Organized Crime Index, la RDC est le pays le plus affecté par le crime organisé dans le monde. Dans le top 10 africain, il est respectivement suivi par le Nigeria, la Centrafrique, le Kenya, l’Afrique du Sud, la Libye, le Mozambique, les deux Soudans et le Cameroun.

La Global Initiative Against Transnational Organized Crime a dévoilé depuis quelques mois, son premier rapport sur l’état du crime organisé dans le monde. Selon l’étude, l’Afrique est le deuxième continent enregistrant le niveau le plus élevé de crime organisé.

Etudiant les 193 Etats membres de l’ONU, le rapport évalue les niveaux de criminalité organisée dans les pays et leur résistance aux activités criminelles organisées. De plus, il analyse l’omniprésence des marchés criminels dans les pays, la dynamique des acteurs criminels et l’efficacité des Etats à mettre en place les mécanismes de défense et les réponses nécessaires pour assurer une résilience opérationnelle face au crime organisé. 

Sur la base de ces données, chaque pays est noté sur un score allant de 1 à 10. Plus un pays approche de la note maximale, plus il a des niveaux élevés de criminalité organisée, qui peuvent concerner notamment la traite d’humains, le trafic d’armes, de drogues, etc.

Et en termes de niveaux de criminalité organisée, le continent africain affiche un score de 5,17 sur 10, se classant juste derrière l’Asie qui affiche un score de 5,30. Il devance les Amériques (5,06), l’Europe (4,48) et l’Océanie (3,07).

Sur le continent, l’Afrique de l’Est est la région qui enregistre les niveaux les plus élevés de criminalité organisée, avec un score de 5,66. En deuxième position, on retrouve l’Afrique de l’ouest avec un score de 5,47, l’Afrique centrale (5,11), l’Afrique du Nord (4,86) et enfin l’Afrique australe (4,67).

« Au-delà de COVID-19, le continent a continué à connaître des conflits, la fragilité et la corruption dans un certain nombre de pays. Qu’il s’agisse de la violence interethnique et de la montée des djihadistes au Sahel, de la crise politique en Guinée-Bissau, des conflits dans la région du Tigré en Éthiopie et en République démocratique du Congo, ou d’une insurrection au Mozambique, l’instabilité à laquelle ont été confrontés un certain nombre de pays africains en 2020 a été un autre facteur favorable à l’expansion des activités du crime organisé » indique le rapport.

Et d’ajouter : « La traite des êtres humains est le marché criminel ayant la plus grande influence en Afrique (suivi du trafic d’armes ndlr), avec une moyenne continentale de 5,93. Sur les 54 pays africains, 30 ont été évalués comme ayant un marché de la traite des êtres humains dont l’influence est soit significative, soit grave, ce qui démontre l’immense portée de cette économie illicite, notamment dans le contexte de la pandémie, lorsque la dévastation économique du continent a rendu les gens de plus en plus vulnérables à la traite des êtres humains ».

Mais malgré le fait d’être le deuxième continent le plus affecté par le phénomène, l’Afrique a été identifiée par les auteurs du rapport comme ayant les mécanismes et cadres institutionnels les moins développés pour lutter contre le crime organisé. Avec un indice de résilience de 3,80, le continent est le dernier du monde en la matière et se situe en dessous de la moyenne mondiale de 4,82. Néanmoins, on note des disparités d’une région à l’autre à l’instar des scores matière de crime organisé. Ainsi l’Afrique australe est la région du continent la plus résiliente au phénomène avec un score de 4,18, suivie de l’Afrique de l’ouest (4,06), l’Afrique du Nord (3,79), l’Afrique de l’Est (3,54) et de l’Afrique centrale (3,21).

Notons que selon le rapport, c’est la République démocratique du Congo (RDC) qui détient la palme mondiale du pays le plus affecté par la criminalité organisée (7,75 sur 10), en raison des groupes armés tels que l’ADF qui sévissent sur son territoire. Avec le Nigeria (7,15) et la Centrafrique (7,04) deux autres pays aux défis sécuritaires importants, ils forment le top 3 du continent africain. La Libye, pourtant considéré par de nombreux observateurs comme un état failli et un refuge de terroristes et de mercenaires, ne figure qu’à la sixième place, derrière le Kenya et l’Afrique du Sud.

Classement 2021 des pays africains selon les niveaux de criminalité organisée

MondeAfriquePaysScore
1.1CONGO, DEM. REP.7,75
5.2NIGERIA7,15
9.3CENTRAL AFRICAN R.   7,04
11.4KENYA6,95
19.5SOUTH AFRICA6,63
20.6LIBYA6,55
21.7MOZAMBIQUE6,53
24.8SUDAN6,46
27.9SOUTH SUDAN6,34
28.10CAMEROON6,31
36.11CÔTE D’IVOIRE6,15
36.12TANZANIA6,15
38.13UGANDA6,14
41.14GHANA6,01
41.15NIGER6,01
49.16MALI5,89
51.17CHAD5,86
54.18SOMALIA5,79
59.19ZIMBABWE5,66
63.20MADAGASCAR5,59
67.21BURKINA FASO5,49
68.22GUINEA-BISSAU5,45
71.23SIERRA LEONE5,4
72.24TOGO5,33
75.25ANGOLA5,29
76.26BENIN5,25
78.27GUINEA5,2
79.28EGYPT5,16
86.29LIBERIA5,05
87.30CONGO, REP.5,03
92.31ZAMBIA4,93
95.32GABON4,9
100.33GAMBIA4,83
102.34SENEGAL4,81
103.35ETHIOPIA4,79
103.36MOROCCO4,79
119.37ALGERIA4,51
119.38BURUNDI4,51
119.39MAURITIUS4,51
125.40MAURITANIA4,38
127.41ERITREA4,34
130.42NAMIBIA4,33
137.43EQUATORIAL GUINEA4,11
141.44CABO VERDE4,04
146.45DJIBOUTI3,99
148.46LESOTHO3,9
150.47COMOROS3,86
152.48MALAWI3,83
154.49TUNISIA3,79
157.50BOTSWANA3,71
159.51RWANDA3,68
159.52SEYCHELLES3,68
162.53ESWATINI3,63
191.54SAO TOME AND PR.1,78

Avec agenceecofin

Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Actualités

Les députés français adoptent la résolution condamnant le « génocide » des Ouïghours

Publié

au

Selon Bfmtv, le texte a été voté à la quasi-unanimité: 169 voix contre une. Les députés appellent maintenant le gouvernement à condamner à son tour la situation dans laquelle se trouve cette population.

L’Assemblée nationale francaise a voté ce jeudi à 169 contre 1, la proposition de résolutions concernant la reconnaissance et la condamnation du « caractère génocidaire des violences politiques systématiques ainsi que des crimes contre l’humanité actuellement perpétrés par la République populaire de Chine à l’égard des Ouïghours ».

Le texte, sans portée contraignante, défendu à la tribune par le Premier secrétaire du PS Olivier Faure dans le cadre d’une journée réservée au groupe socialiste, a reçu le soutien des députés du parti présidentiel LREM et a été adopté à la quasi-unanimité.

Cette proposition « invite le gouvernement français » à, à son tour, adopter « les mesures nécessaires auprès de la communauté internationale et dans sa politique étrangère à l’égard de la République populaire de Chine » pour faire cesser cette situation.

Des « violences systématiques » et des « témoignages accablants »

Au nom du gouvernement, le ministre chargé du Commerce extérieur Franck Riester a évoqué des « violences systématiques » et des « témoignages accablants », mais fait valoir que la qualification formelle de génocide relevait d’instances internationales, pas du gouvernement. Il a assuré que le sort de cette communauté était « évoqué au plus haut niveau » lors des entretiens avec les officiels chinois, et rappelé qu’elle avait été évoquée la veille dans l’intervention du président Emmanuel Macron devant le Parlement européen.

Olivier Faure a dénoncé à la tribune « la machine implacable qui vise à l’éradication culturelle et biologique d’un peuple », et aussi fustigé les grandes entreprises et marques occidentales « qui continuent à utiliser le travail forcé » de cette communauté turcophone musulmane de la province chinoise du Xinjiang (nord-ouest).

Des organisations de défense des droits de l’Homme accusent la Chine d’avoir notamment enfermé plus d’un million de musulmans dans des camps de rééducation politique. Les Ouïghours sont particulièrement visés après une série d’attentats attribués à des islamistes et des séparatistes.

Toutefois, Pékin affirme que les camps sont en fait des centres de formation professionnelle destinés à les éloigner de la radicalisation.

Continuer la lecture

Actualités

Ouïghours: vers une reconnaissance du « génocide » ?

Publié

au

Pour la première fois en France, les députés sont appelés à prendre position sur le sort réservé aux Ouïghours. Ce jeudi 20 janvier, l’Assemblée nationale doit voter un projet de résolution condamnant les «crimes contre l’humanité» commis par la Chine contre ce peuple à majorité musulmane.

Porté par le groupe Socialistes et apparentés, le texte traite de «la reconnaissance et la condamnation du caractère génocidaire des violences systématiques et des crimes contre l’humanité […] perpétrés par la République populaire de Chine à l’égard des Ouïghours».

Interrogé par Libération, le rapporteur du texte et élu de la 4e circonscription de Gironde, Alain David, demande «au gouvernement français de prendre clairement position». «On ne peut pas laisser des peuples dans les camps et la souffrance. On parle de crimes contre l’humanité, de génocide tout de même».

Insistant sur l’urgence de la situation, ce projet de résolution vise à ce que les autorités françaises adoptent «les mesures nécessaires auprès de la communauté internationale et dans sa politique étrangère à l’égard de la République populaire de Chine pour faire cesser ces crimes». L’objectif est également de s’engager à «protéger les ressortissants ouïghours sur le sol français», en les préservant de «toute intimidation ou harcèlement de la part de» Pékin.

Pour Alain David, la difficulté principale réside dans le fait que «l’Elysée et le ministère des Affaires étrangères ne veulent pas froisser le partenaire chinois». Se disant «conscients de l’importance des échanges commerciaux entre la Chine et la France», les défenseurs du texte plaident néanmoins pour un «partenariat […] en toute transparence», sans être «naïfs».

En 2017, Emmanuel Macron n’avait pas hésité à qualifier les violences infligées aux Rohingyas, en Birmanie, de «génocide en cours». Mais concernant les Ouïghours, l’exécutif se montre plus prudent. Devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, en février 2021, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait tout de même évoqué des «pratiques injustifiables à l’encontre des Ouïghours», victimes «d’un système de surveillance et de répression institutionnalisé à grande échelle». Sans toutefois s’engager davantage.

Les crimes perpétrés en Chine contre cette minorité musulmane sont pourtant documentés depuis des années par des ONG. A Londres, un «Tribunal ouïghour» a même été créé en 2020. Cette initiative citoyenne avait vu le jour à la demande de Dolkun Isa, le président du Congrès mondial ouïghour, qui avait pour cela sollicité Sir Geoffrey Nice, expert des droits humains. Ce dernier s’est entouré de spécialistes, de chercheurs, de responsables d’ONG et de juristes pour mener sa mission à bien.

En décembre dernier, après avoir écouté des centaines de témoignages et examiné des preuves apportées par des experts indépendants et des associations, les membres de ce tribunal d’opinion ont conclu que «les éléments d’un génocide intentionnel» tels que définis par la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de l’ONU étaient «établis».

Stérilisations et avortements forcés

Pour preuve, ils citent les ablations de l’utérus, les avortements et la pose de stérilets imposés par l’Etat chinois aux femmes issues de cette minorité musulmane. Autant de «mesures de prévention des naissances destinées à détruire une partie importante des Ouïghours du Xinjiang».

Décrit comme une «farce politique» par Pékin, le «Tribunal Ouïghour» a également rendu la Chine responsable de «crimes contre l’humanité», «au-delà de tout doute raisonnable». Il dénonce des «emprisonnements, actes de torture, viols, violences sexuelles, stérilisations forcées et autres actes inhumains». Sans oublier que, selon des organisations de défense des droits humains, au moins un million de Ouïghours et membres d’autres minorités turcophones sont incarcérés dans des camps. La Chine est accusée d’y imposer le travail forcé.

Les parlements britannique, néerlandais et canadien, de même que le gouvernement américain, ont déjà pris position à ce sujet, dénonçant d’une même voix les «crimes contre l’humanité» et le «génocide» perpétrés contre le peuple Ouïghour. La Belgique, l’Allemagne, la Lituanie et la Nouvelle-Zélande ont engagé des démarches similaires et le débat a même été porté au niveau du Parlement européen.

Aujourd’hui, les porteurs de cette résolution souhaitent que la France fasse sa part. La députée LREM Elisabeth Toutut-Picard a d’ores et déjà indiqué que son groupe voterait ce texte, tout comme Aurélien Taché, pour le groupe Ecologie Démocratie Solidarité. Les débats à ce sujet ne sont pas terminés puisqu’une deuxième résolution, appelant elle aussi à la reconnaissance du génocide des Ouïghours, doit être examinée le 4 février prochain, jour d’ouverture des JO d’hiver de Pékin…

CNews

Continuer la lecture

Actualités

IBK s’est éteint à l’âge de 76 ans dans sa résidence de Bamako

Publié

au

Saluant un homme de « paix et de dialogue« , de « culture » aussi, chefs d’Etats africains et occidentaux ont présenté leurs condoléances au peuple malien et à la famille de celui que l’on surnommait IBK.

Son décès était sur toutes les lèvres, ce lundi, dans les rues de la capitale malienne, chacun évoquant l’homme à sa manière. Certains étaient encore sous le choc, d’autres se voulaient plus fatalistes, quand d’autres encore opéraient une remise en question.

« Sa mort me choque énormément, parce que c’est notre président. Nous l’avons combattu, mais c’était un homme de paix, de parole. Il a gouverné le Mali et que son âme repose en paix« , réagit un habitant de Bamako.

« On ne peut que prier Dieu pour qu’il repose en paix. Il a fait ce qu’il pouvait faire pour le pays, même s’il n’a pas fini son mandat. Quand même, il a fait ce qu’il pouvait faire« , dit un autre.

« Vu la manière dont il s’est donné pour ce pays et tout l’effort qu’il a fourni… Malgré tout ça, on n’a pas été reconnaissant envers lui quand même. Moi, personnellement, j’aurais aimé le rencontrer pour lui présenter nos sincères excuses vis-à-vis de nos comportements« , reconnaît un homme.

Ibrahim Boubacar Keïta est mort un an et demi après avoir été renversé par les militaires et remplacé par le colonel Assimi Goïta, ancien chef d’un bataillon de forces spéciales et chef de la junte qui défie aujourd’hui une partie de la communauté internationale.

L’ancien président malien avait été chassé du pouvoir après des mois de mobilisation au sein d’une population exaspérée par les violences en tous genres – djihadistes, communautaires ou crapuleuses, par la faillite des services de l’Etat et par une corruption réputée galopante. Les détracteurs du défunt président mettent d’ailleurs en exergue « la corruption » au Mali pendant ses années de pouvoir.

source: africanews

Continuer la lecture

Tendance

Copyright © 2021 Managers africains, powered by SAMAWEB.