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Politique

De retour en Guinée, Moussa Dadis Camara disposé à être jugé

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L’ancien président de transition en Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara, arrivé mercredi à Conakry, s’est dit prêt à se mettre à la disposition de la justice pour faire la lumière sur les évènements ayant précédé sa chute.

« Je suis prêt à me mettre à la disposition de la justice, car personne n’est au-dessus de la loi », a dit l’ex-putschiste à la presse, en provenance du Burkina Faso où il s’était exilé depuis qu’il a quitté le pouvoir en 2009.

Le 28 septembre 2009, des militaires avaient tué au moins 157 personnes et violé 109 femmes dans le stade où étaient rassemblés des milliers d’opposants à la candidature à la présidentielle de Moussa Dadis Camara, alors chef de la junte, selon une commission d’enquête de l’ONU.

Moussa Dadis Camara a dit vouloir « encourager la tenue du procès » de ces évènements pour « un ouf de soulagement des familles des victimes, du peuple de Guinée et de la communauté internationale ».

A son arrivée à l’aéroport de Conakry, il a été accueilli par de nombreux partisans vêtus de t-shirts à son effigie, chantant et dansant.

La Fédération internationale pour les droits de l’homme (FIDH) et trois organisations guinéennes de droits humains ont dit, dans un communiqué mercredi, espérer que « son retour ouvrira l’organisation d’un procès que les victimes attendent depuis plus de 12 ans ».

Elles rappellent que « son inculpation par les juges en charge de l’affaire, en juillet 2015, avait constitué un pas décisif dans l’instruction qui s’est achevée en décembre 2017 ».

Après avoir échappé à une tentative d’assassinat perpétrée par un de ses plus proches collaborateurs, le 3 décembre 2009, Moussa Dadis Camara avait été évacué au Maroc pour des soins avant de se voir contraint à l’exil au Burkina Faso.

Il a tenté sans succès de rentrer en Guinée sous le président Alpha Condé, au pouvoir de 2010 jusqu’à son renversement le 5 septembre dernier par des militaires.

Le capitaine Camara avait été remplacé par le général Sékouba Konaté, qui était à la tête d’une transition ayant abouti à l’élection de M. Condé en 2010.

Sékouba Konaté est lui aussi rentré d’exil samedi, en provenance du Mali. Il avait été interdit de rentrer en Guinée à la suite d’une attaque en juillet 2011 présentée par le régime d’alors comme une « tentative d’assassinat » visant M. Condé. Plusieurs de ses proches avaient ensuite été arrêtés.

Récemment, la junte militaire qui dirige actuellement la Guinée a donné son feu vert pour que les deux anciens dirigeants guinéens puissent effectuer des visites dans le pays, pour raison « humanitaire ».

La ministre de la Justice par intérim, Fatoumata Yarie Soumah, a déclaré le 26 novembre que le gouvernement se « préparait » à juger les auteurs du massacre au stade de Conakry en 2009, à l’issue d’une visite de la Cour pénale internationale dans le pays.

Source: avec africanews

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IBK s’est éteint à l’âge de 76 ans dans sa résidence de Bamako

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Saluant un homme de « paix et de dialogue« , de « culture » aussi, chefs d’Etats africains et occidentaux ont présenté leurs condoléances au peuple malien et à la famille de celui que l’on surnommait IBK.

Son décès était sur toutes les lèvres, ce lundi, dans les rues de la capitale malienne, chacun évoquant l’homme à sa manière. Certains étaient encore sous le choc, d’autres se voulaient plus fatalistes, quand d’autres encore opéraient une remise en question.

« Sa mort me choque énormément, parce que c’est notre président. Nous l’avons combattu, mais c’était un homme de paix, de parole. Il a gouverné le Mali et que son âme repose en paix« , réagit un habitant de Bamako.

« On ne peut que prier Dieu pour qu’il repose en paix. Il a fait ce qu’il pouvait faire pour le pays, même s’il n’a pas fini son mandat. Quand même, il a fait ce qu’il pouvait faire« , dit un autre.

« Vu la manière dont il s’est donné pour ce pays et tout l’effort qu’il a fourni… Malgré tout ça, on n’a pas été reconnaissant envers lui quand même. Moi, personnellement, j’aurais aimé le rencontrer pour lui présenter nos sincères excuses vis-à-vis de nos comportements« , reconnaît un homme.

Ibrahim Boubacar Keïta est mort un an et demi après avoir été renversé par les militaires et remplacé par le colonel Assimi Goïta, ancien chef d’un bataillon de forces spéciales et chef de la junte qui défie aujourd’hui une partie de la communauté internationale.

L’ancien président malien avait été chassé du pouvoir après des mois de mobilisation au sein d’une population exaspérée par les violences en tous genres – djihadistes, communautaires ou crapuleuses, par la faillite des services de l’Etat et par une corruption réputée galopante. Les détracteurs du défunt président mettent d’ailleurs en exergue « la corruption » au Mali pendant ses années de pouvoir.

source: africanews

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Politique

RDC : 450 millions USD pour développer 145 territoires

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Le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, a réuni jeudi 13 janvier 2022, à la Cité de l’Union Africaine, les membres du Comité Politique de Pilotage du projet de développement à la base, pour décliner les grandes orientations de ce projet, censé stimuler le développement à partir du bas.

Clairement, le programme de développement à la base est un programme présidentiel initié dans l’objectif de réduire la pauvreté et les inégalités sociales, particulièrement à l’intérieur du pays.

La construction des routes de desserte agricole, l’aménagement des centres de santé ainsi que la revalorisation du tissu économique figurent parmi les actions phares de ce programme. Pour cela, les financements sont prêts, assure le gouvernement.

Sous ce rapport, le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya dira « Le gouvernement a déjà disponibilisé près de 450.000. 000 USD dans le budget 2022 ».

Le ministre d’Etat, ministre du Plan, Christian Mwando Nsimba, qui pilote ce projet de développement, a présenté au Comité Politique de Pilotage la matrice du projet.

A noter que le président Félix Tshisekedi a pris l’engagement d’en assurer personnellement le suivi.

Jani avec actualite.cd

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Violation de son espace aérien : le Mali accuse la France et met en garde

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Le gouvernement de la transition malienne accuse la France d’avoir violé son espace aérien, selon un communiqué de presse diffusé mercredi.

Le vol incriminé aurait effectué la liaison Abidjan-Gao-Abidjan dans la journée du mardi 11 janvier.

Les autorités maliennes assurent qu’un « aéronef de l’armée française de type A400, immatriculé FRBAN » était « en violation manifeste de l’espace aérien malien ».

Le communiqué explique par ailleurs que « le dit aéronef (…), avait à la fois éteint son transpondeur pour ne pas être identifié et avait coupé la communication avec les organismes de contrôle aérien ».

« En conséquence, le gouvernement a dénoncé cette violation de l’espace aérien auprès des autorités françaises qui ont, au demeurant décidé de soutenir les sanctions de la Cédéao parmi lesquelles figure la fermeture des frontières terrestres et aériennes de ses pays membres avec le Mali », poursuivent les autorités maliennes dans leur écrit.

Ces dernières préviennent enfin qu’elles déclinent « toute responsabilité relative aux risques auxquels les auteurs de ces pratiques pourraient s’exposer en cas de nouvelle violation de l’espace aérien ».

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