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Dette de la Sonara envers 9 banques locales : officialisation d’un plan de remboursement par l’Etat camerounais

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Louis Paul Motaze, ministre des Finances,  a présidé ce 15 octobre à Yaoundé, une cérémonie d’officialisation du plan de remboursement d’une dette de 261,4 milliards de FCAF due par la Société nationale de raffinage (Sonara) à un groupe de neuf banques. Ce montant regroupe à la fois le principal (253 milliards de FCFA) et les intérêts.

Pour tenter de rassurer sur le poids de l’opération sur le budget de l’État, le ministère des finances (Minfi) explique : « Cette restructuration procède d’un processus de désendettement par consolidation et rééchelonnement des dettes échues et impayées sur le long terme, à des conditions financières plus favorables, grâce au confort apporté par l’État du Cameroun ».

Banques concernées

Selon Investir au Cameroun, la nouvelle durée de remboursement de cette dette arrivée échéance est désormais de 10 ans et son taux d’intérêt est de 5,5% hors taxes. Ce remboursement se fera par mois. Les banques concernées par cette opération dite de restructuration sont : UBA Cameroon, BGFI Bank, Afriland First Bank, Ecobank, Société Générale Cameroun, Standard Chartered Bank, CCA-Bank, Bicec et CBC.

La solution proposée: un compte séquestre

Cette restructuration est l’implémentation d’une solution proposée en mars 2020 par un groupe de travail public-privé et mise en place par le gouvernement à cet effet. Cette solution concerne aussi bien les banques locales que les traders qui fournissent les produits pétroliers au Cameroun. Selon la note d’information produite par le Cameroun lors du refinancement, en juin dernier, de son eurobond de 2015, elle repose sur plusieurs leviers : une subvention de 47,88 FCFA par litre de produits pétroliers vendus, au titre de soutien à la raffinerie, déposée dans un compte séquestre ouvert auprès de la banque centrale (Beac) ; une marge fixe de 16 FCFA par litre de produits pétroliers vendus et une garantie constante d’une part de marché de 80%. Ce qui permet à la Sonara de dégager des marges suffisantes et de rembourser ses créanciers.

Ainsi donc, le compte séquestre devrait recevoir près de 80 milliards de FCFA et sera en place tout au long de la période de remboursement de la dette restructurée (10 ans). Dans la pratique, pour l’alimenter, la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) facture à l’ensemble des marketeurs un montant global de 6,5 milliards de FCFA chaque mois. Mais, le gouvernement fait savoir que ce sont 76,3 milliards de FCFA qui ont été reversés dans le compte séquestre entre juillet 2020 et avril 2021. Les autorités ont aussi indiqué que les premiers paiements, issus de ce compte avaient déjà été effectués, à titre provisoire, entre janvier et avril dernier. D’un montant de 59,3 milliards de FCFA, ils auraient été partagés entre les banques locales (31,2 milliards de FCFA) et les traders internationaux (28,1 milliards de FCFA).

Avantages de l’accord et défis nouveaux

Il faut dire que l’accord avec les banques a été trouvé depuis septembre 2020, mais l’officialisation de ce 15 octobre règle plusieurs problèmes aux banques concernées. La signature de l’accord de restructuration les libère de l’obligation d’affecter des fonds propres pour couvrir le risque sur le restant de la somme que leur doit la Sonara. À la fin de l’année 2020, l’encours des créances en souffrance dans le portefeuille des banques avait atteint 784 milliards de FCFA dont plus du tiers détenu par la société de raffinage.

Après avoir finalisé l’accord avec les banques, l’attention devrait désormais être portée sur la dette due aux traders (312 milliards de FCFA à la fin avril 2021). Les autorités ont annoncé à l’agence de notation américaine S&P Global Ratings que les négociations sont en bonne voie.

Il y a enfin la dette fiscale de la Sonara (172,9 milliards de FCFA à fin juillet 2021) et des prestataires locaux dont le mécanisme de remboursement n’est pas publiquement évoqué. Un autre aspect méconnu dans la gestion de la dette de cette entreprise, est le rôle joué par les actionnaires étrangers qui contrôlent 19,7% de son capital.

L’État du Cameroun traduit devant la justice britannique

Par ailleurs, il est à noter que, l’État du Cameroun a été traduit devant la justice britannique par une filiale de Glencore au sujet d’un désaccord portant sur une somme de 75,6 milliards de FCFA. Une première audience était annoncée pour la fin juillet 2021, mais aucune nouvelle n’a encore été donnée à ce sujet. Les autorités ont fait savoir qu’elles se battront jusqu’au bout.

Source : agenceecofin.com

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Actualités

Communiqué de presse relatif à la cérémonie de remise des certificats du Parcours conjoint BCEAO-COFEB/HEC Paris CEMSTRAT

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Le Centre Ouest Africain de Formation et d’Etudes Bancaires (COFEB), centre de formation et de recherche de la BCEAO et HEC Paris organisent la remise des certificats de la première édition du Parcours sur le management stratégique bancaire.

Ce parcours intitulé « Certificat Exécutive Management Stratégique Bancaire (CEMSTRAT) » s’inscrit dans le cadre du renforcement des compétences des dirigeants des banques et établissements financiers de l’Union et de la sous-région dans les domaines du management et de la stratégie bancaire. Le Certificat Exécutive Management Stratégique Bancaire a regroupé 46 participants, parmi lesquels des administrateurs, des directeurs généraux et des directeurs opérationnels en exercice dans les banques et établissements financiers de la zone UEMOA.

Le parcours, dirigé par Madame Armelle DUFOUR, Directeur de projets stratégiques internationaux à HEC Paris, a été animé par une équipe de 9 Professeurs de cette grande école.

Les principaux objectifs de ce programme sont d’offrir aux dirigeants, les clés du succès dans la recherche d’une nouvelle création de valeur, l’appropriation des référentiels méthodologiques et des outils de tout premier plan, d’acquérir de nouveaux savoir-faire pour orchestrer et piloter la dynamique de réussite. La cérémonie a été rehaussée par la présence de Monsieur Tiémoko Meyliet KONE, Gouverneur de la BCEAO.

Depuis 2013, plusieurs centaines de dirigeants ont suivi avec succès les programmes certifiants, en Management Général des Activités Bancaires et en Management des Ressources Humaines, proposés conjointement par le COFEB et HEC Paris.

L’édition 2022 sera lancée au cours du mois de février.

Toutes les informations relatives aux différents parcours COFEB HEC Paris sont disponibles sur le site internet du COFEB, en cliquant sur le lien suivant : https://cofeb.bceao.int/formations-certifiante

A PROPOS D’HEC PARIS

Spécialisée dans le domaine de l’enseignement et de la recherche en management, l’école HEC Paris offre une gamme complète de formations aux décideurs de demain, à savoir le programme Grande Ecole, les mastères Spécialisés, les MSc, la Summer School, le MBA, TRIUM Global Executive MBA, le Doctorat.

Cette grande école propose également une large gamme de programmes pour les cadres et dirigeants. Créée en 1881 par la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, HEC Paris rassemble 140 professeurs permanents, 4500 étudiants et 8000 cadres et dirigeants en formation chaque année.

Pour rappel, HEC Paris occupe, dans le classement de Financial Times, le 1er rang pour la catégorie Business School en Europe et le 2e rang mondial pour son Département Exécutive Education.

Contacts presse de HEC Paris :

  • HEC Paris : Sophie Garnichat – +33 1 39 67 94 03 – +33 6 76 21 77 54 – garnichat@hec.fr

A PROPOS DU COFEB

Le Centre Ouest Africain de Formation et d’Etudes Bancaires (COFEB) est le Centre de formation de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Il a été créé le 5 août 1977. Plus récemment, le 4 novembre 2019, le COFEB a connu une transformation institutionnelle qui a élargi sa mission à la recherche scientifique et aux actions de partenariat. A ce titre, le COFEB réalise des études et conduit des réflexions prospectives et stratégiques sur de nombreux sujets d’intérêt pour la BCEAO, pour les Etats membres de l’UEMOA et pour l’écosystème bancaire et financier.

Cette transformation institutionnelle, en cours de matérialisation, traduit l’ambition des Autorités de la BCEAO d’en faire un outil de formation bancaire de référence sur l’échiquier africain et mondial.

Par ailleurs, le COFEB contribue au renforcement des compétences des cadres de la BCEAO, des Banques Centrales partenaires de la BCEAO, des banques, des établissements financiers, des systèmes financiers décentralisés, des émetteurs de monnaie électronique, du monde universitaire et des administrations économiques et financières des Etats membres de l’UEMOA. C’est dans ce sens que le COFEB organise un nombre important de séminaires et d’ateliers, de conférences de haut niveau, de même que des formations diplômantes et des Parcours certifiants.

Contact du COFEB :

Direction des Affaires Administratives et de la Communication (DAAC)

courrier.zdaac@bceao.int Tel. (221) 33 839 05 00 Dakar Sénégal

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Entreprises

Un nouveau DG à la Banque malienne de solidarité

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Diplômé en économie, Lanfia Koita, précédemment directeur général adjoint, succède à Alioune Coulibaly à la tête de la Banque malienne de solidarité (BMS-SA). C’est le ministre malien des Finances, Aloussény Sanou, qui a procédé à la nomination du  nouveau Directeur général.

En effet, dans une note d’information en date du 19 novembre 2021, adressée au président du Conseil d’administration, Aloussény Sanou, ministre de l’Economie et des Finances déclare :

« En ma qualité de représentant de l’Etat actionnaire et en me fondant sur l’impérieuse nécessité de consolider la bonne gouvernance de la banque, j’ai l’honneur de proposer à votre organe délibérant la nomination de Monsieur Lanfia Koita au poste du DG de la BMS-SA en remplacement de Monsier M. Alioune Coulibaly… »

Les motifs qui ont poussé au remplacement de ce dernier sont pour l’instant inconnus.

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Economie

La Startup Kenyane Twiga poursuit son offensive vers l’Afrique de l’Ouest. 50 millions de dollars levés

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Après avoir quadruplé ses revenus pendant la pandémie, la Startup Kényane Twiga compte étendre son offre en Afrique de l’Est en Afrique de l’Ouest.

Les enjeux

En vue de dérouler son plan de développement, la plateforme électronique de distribution alimentaire interentreprises basée au Kenya Twiga, a levé 50 millions de dollars de capitaux à la suite d’un tour de table de série C, mené par la société française Creadev. Des actionnaires axés sur les technologies comme Juven, TLcom, IFC Ventures et DOB Equity ont pour l’occasion boosté les investissements. Sans oublier les nouveaux investisseurs de Twiga dont Endeavor Catalyst Fund, un véhicule de co-investissement conçu pour soutenir les entrepreneurs Endeavor, et Finnfund, l’institution finlandaise de financement du développement.

Outre cela, la Startup a levé 30 millions de dollars dans le cadre d’une transaction secondaire pour coller aux enjeux : réduire les intermédiaires dans les chaines d’approvisionnement et étendre son offre. Elle entend utiliser les fonds levés, pour d’une part, s’étendre en Afrique de l’Est et en Afrique de l’Ouest en 2022. Sa résilience remarquable face à la pandémie aidant.

En effet, il faut dire que la réduction des intermédiaires impacte fortement le cout des aliments pour les consommateurs. D’ailleurs, Pierre Fauvet, directeur Afrique chez Creadev, dira : « Nous sommes profondément convaincus du potentiel de Twiga à révolutionner le commerce de détail informel en Afrique subsaharienne ».

A noter que la Startup Twiga emploie plus de 1 000 personnes et compte plus de 100 000 clients enregistrés pour ses services dans les villes kenyanes, livrant quotidiennement plus de 600 tonnes de produits à plus de 10 000 détaillants.

Agriculture de précision et imagerie par satellite : ces facteurs de rendement

D’autre part toutefois, Twiga consacrera une partie du financement du tour de table de série C à une validation de concept pour développer ses propres produits frais, en utilisant l’agriculture de précision et l’imagerie par satellite pour augmenter le rendement des cultures. Elle vise à réduire de plus de 30 % le prix payé par les consommateurs pour les principaux produits alimentaires nationaux à base de plantes. Elle prévoit également la vente de produits horticoles locaux à partir de février 2022 sur les marchés de l’Afrique de l’Est.

Comme quoi, dans le même secteur, une Startup avertie en vaut deux.

Jani avec la tribune Afrique

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