CONNECTEZ-VOUS AVEC NOUS

Actualités

Douanes: Patrice Talon nomme le Sénégalais Boubacar Camara

Publié

au

L’homme est saisissant. Il n’en finit pas de surprendre son monde. Ce haut cadre sénégalais, redoutable débatteur et leader politique décisif, inspire, impressionne et force le respect par son parcours hors du commun. Il se nomme Boubacar Camara, nouveau Directeur Général Adjoint (DGA) des Douanes du Bénin. Il a été nommé le mercredi 27 octobre 2021 en Conseil des ministres, par le Président de la République Patric Talon. Focus sur son parcours…

Un homme multidimensionnel

Né le 26 juin 1958 à Dakar, Boubacar Camara est un homme multidimensionnel. Il a grandi entre la Sicap rue 10 et la banlieue dakaroise, à Grand Yoff. Élève au Lycée Blaise Diagne de Dakar, il y obtient son baccalauréat avec mention avant de poursuivre son cursus  à  l’École Nationale de Formation maritime de Dakar. Ensuite, c’est à l’École nationale des Douanes qu’il se retrouvera. Il fut soldat de 2ème classe.

En 1991, il obtient une maîtrise de droit public option administration, un DEA général de droit public en 1992 et un DEAS d’enseignement en 1995. Il est agréé comme expert maritime cargaison en novembre 1994. Il obtient ensuite le Brevet de l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM) en qualité d’Inspecteur des douanes, et en sort comme major de promotion.

En mai 2005, il est diplômé de l’Université Pierre Mendès France de Grenoble et y soutient sa thèse de doctorat en droit, mention « Très honorable avec félicitations du jury et autorisation de reproduction » sur « Le Contentieux douanier au Sénégal : Réflexions sur la place du juge dans le traitement des infractions ». L’ouvrage fut publié en décembre 2005.

Le nouveau DGA des Douanes du Bénin, est aussi diplômé de l’Ecole de Formation du Barreau à Paris, où il a obtenu le certificat d’aptitude à la profession d’avocat en octobre 2008 et inspection Générale d’Etat (Ordre des Experts Maritime et Cargaisons).

Ainsi donc, Boubacar Camara est Docteur en droit, Inspecteur général d’Etat en retraite anticipée sur sa demande, ancien Directeur général des Douanes du Sénégal, avocat au Barreau de Paris en omission volontaire, expert maritime, ancien Secrétaire général du Ministère de la Coopération internationale, des Infrastructures, des Transports aériens et de l’Energie et ancien Président du Conseil d’Administration de SOCOCIM Industries, administrateur, Président d’Institut supérieur de Formation, Chef d’entreprise et consultant international. A ce propos, il dirige le Cabinet CAREX spécialisé en Douane, Commerce international et Partenariat public-privé.

Son parcours professionnel en détail

Boubacar Camara fut Président du Conseil d’administration de Sococim Industries, société du Groupe VICAT et fleuron de l’industrie cimentière en Afrique de l’Ouest.

A la faveur de l’acquisition par la Douane sénégalaise de deux patrouilleurs de surveillance maritime, le Diambar et le Dialoré, Monsieur CAMARA se présente au concours des agents brevetés des Douanes. Il fut admis major et devient commandant de navire, avant d’être nommé Chef de la Brigade de Haute mer à la fin de sa formation de contrôleur à l’École des Douanes.

Après la surveillance maritime douanière, il est nommé successivement Chef de visite du Bureau de la Zone Franche Industrielle, vérificateur des opérations commerciales au Bureau des douanes de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor, vérificateur au bureau de la valeur en douane et secrétaire permanent de la Mutuelle des Douanes.

Bien au fait des technologies de l’Information et de la Communication, et maîtrisant les procédures douanières, il participe, dans le cadre du Trade Point Sénégal, à la conception de l’application de collecte électronique des documents, le système ORBUS 2000, complément du système GAINDE 2000, qui ont valu à la Douane Sénégalaise, des performances remarquables.

En février 2000, il est major de sa promotion au concours de l’Inspection générale d’État. Il est nommé ensuite Directeur général des Douanes en mai 2000. Ainsi, son passage à la Douane Sénégalaise laisse le souvenir de profondes réformes pour sa modernisation et d’un engagement pour la promotion de l’éthique.

 En 2006, il obtient une disponibilité et se lance dans la consultance dans le domaine douanier et du commerce international. Il parcourt de nombreux pays africains pour partager son expérience.

Inscrit au Barreau en France comme avocat à la Cour d’appel de Paris, il se déplace constamment au Sénégal et en Afrique. En mai 2009, il est appelé comme Secrétaire général du Ministère de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Énergie de République du Sénégal. En mai 2011, il est désigné Président du Conseil d’administration de la compagnie aérienne Sénégal Airlines comme représentant du ministère de tutelle.

En juin 2012, il reprend une disponibilité pour activité privée, et monte un cabinet de consultance. Il conseille de  grands groupes internationaux et des pays africains dans les domaines de l’énergie solaire, des hydrocarbures, du partenariat public privé, de la douane et du commerce international.

Boubacar Camara a pris une retraite anticipée de l’inspection générale d’État, sur sa demande, depuis le 1er juin 2015.

KAMAH, le politique

Boubacar Camara(Kamah), est le président du mouvement politique JENGU, lancé le 15 mai 2018 à l’initiative d’un groupe de citoyens sénégalais sous sa direction. Partant du constat que « le Sénégal d’hier est détruit progressivement par les mythes d’aujourd’hui et celui de demain peine à sortir des entrailles de la déconstruction insuffisante de ses tares », il a la forte conviction que les incapables sont responsables des dégâts et que les compétents qui s’abstiennent ont une part de responsabilité dans ces dégâts.

Toutefois, selon le mouvement JENGU, l’espoir est permis. Depuis, il s’est engagé dans une démarche de concertation avec les forces sociales aptes à contribuer au développement du Sénégal et s’est dressé comme une force de proposition au Sénégal en vue d’un nouveau projet alternatif de société.

En 2019, Boubacar Camara tenta de se présenter aux élections présidentielles avec son parti, le PCS, parti pour la construction et la solidarité. Toutefois, son parti n’a pu réunir le nombre de parrainages requis à cet effet. Il ne manquera de fustiger, par la suite, une manœuvre des autorités gouvernementales, visant à l’écarter.

Il va finalement rejoindre la Coalition Jotna, autour du  leader du parti Pastef/Les patriote, Ousmane Sonko, dont il était le superviseur général de la campagne électorale.

C’est dire que le nouveau directeur général adjoint des douanes du bénin, est un bel esprit, un leader combatif au mental d’acier et un cadre compètent de renommée mondiale, au regard de son parcours élogieux. C’est donc, le début d’un nouveau chapitre professionnel, qui marque, encore une fois, la fraternité africaine, qui se rit des frontières. Bonne chance à M Camara…

Kamah est Officier de l’ordre national du Lion du Sénégal et Médaillé d’Honneur de la Douane sénégalaise.

Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Actualités

IBK s’est éteint à l’âge de 76 ans dans sa résidence de Bamako

Publié

au

Saluant un homme de « paix et de dialogue« , de « culture » aussi, chefs d’Etats africains et occidentaux ont présenté leurs condoléances au peuple malien et à la famille de celui que l’on surnommait IBK.

Son décès était sur toutes les lèvres, ce lundi, dans les rues de la capitale malienne, chacun évoquant l’homme à sa manière. Certains étaient encore sous le choc, d’autres se voulaient plus fatalistes, quand d’autres encore opéraient une remise en question.

« Sa mort me choque énormément, parce que c’est notre président. Nous l’avons combattu, mais c’était un homme de paix, de parole. Il a gouverné le Mali et que son âme repose en paix« , réagit un habitant de Bamako.

« On ne peut que prier Dieu pour qu’il repose en paix. Il a fait ce qu’il pouvait faire pour le pays, même s’il n’a pas fini son mandat. Quand même, il a fait ce qu’il pouvait faire« , dit un autre.

« Vu la manière dont il s’est donné pour ce pays et tout l’effort qu’il a fourni… Malgré tout ça, on n’a pas été reconnaissant envers lui quand même. Moi, personnellement, j’aurais aimé le rencontrer pour lui présenter nos sincères excuses vis-à-vis de nos comportements« , reconnaît un homme.

Ibrahim Boubacar Keïta est mort un an et demi après avoir été renversé par les militaires et remplacé par le colonel Assimi Goïta, ancien chef d’un bataillon de forces spéciales et chef de la junte qui défie aujourd’hui une partie de la communauté internationale.

L’ancien président malien avait été chassé du pouvoir après des mois de mobilisation au sein d’une population exaspérée par les violences en tous genres – djihadistes, communautaires ou crapuleuses, par la faillite des services de l’Etat et par une corruption réputée galopante. Les détracteurs du défunt président mettent d’ailleurs en exergue « la corruption » au Mali pendant ses années de pouvoir.

source: africanews

Continuer la lecture

Actualités

Génocide rwandais : des mutations d’ADN sur les victimes et leurs enfants

Publié

au

Le génocide rwandais continue de livrer ses secrets au plan scientifique. C’est ce qui ressort d’une récente étude conduite par des scientifiques du programme génomique USF et du Center for Global Health and Infectious Disease Research, rapporte le site Medical Xpress.

Leurs conclusions majeures font état d’une modification de l’ADN des victimes et de leur descendance.

La volonté des chercheurs est de pouvoir fournir des réponses aux victimes et à leurs proches. De nombreux troubles mentaux ont émané des atrocités au sein des populations rwandaises après le massacre de l’ethnie des tutsis en 1994. Un examen poussé des génomes des femmes enceintes présentes et exposées par les horreurs a été fait, avant que cet échantillon ne soit comparé avec d’autres femmes enceintes mais qui habitaient dans d’autres pays.

Une troisième génération à l’étude en vue

Il en ressort que l’ADN des femmes exposées a été modifié, avec des mutations qui ont causé des troubles mentaux, comme la dépression ou des syndromes post-traumatiques. Ce ne sont pas des mutations génétiques, mais chimiques et épigénétiques. « L’épigénétique fait référence à des modifications chimiques stables, mais réversibles, apportées à l’ADN qui aident à contrôler la fonction d’un gène, développe un scientifique. Elles peuvent se produire dans un délai plus court que ce qui est nécessaire pour modifier la séquence d’ADN sous-jacente des gènes. »

Une analyse de sang a été conduite sur 59 personnes, dont la moitié a été directement exposée à des traumatismes, de la violence, une captivité, un viol, à être témoin d’un meurtre, d’une attaque, ou par la vision de cadavres. Beaucoup de Rwandais attendent des réponses sur les troubles qu’ils traversent encore à ce jour. Cette étude prouve également que ce qui se déroule pendant la grossesse, pour le fœtus, peut avoir un impact à long terme, avec des séquelles qui se développent plus tard dans la vie.

Désormais, les scientifiques devraient pouvoir se pencher sur la nouvelle génération à venir, la troisième, et observer de possibles conséquences. Cette étude s’inscrit dans un programme plus large de recherche, dans le but d’aider les scientifiques africains et leur permettre de conduire des analyses génétiques plus poussées.

Cf : geo.fr

Continuer la lecture

Actualités

Medecine : un cœur de porc génétiquement modifié placé chez un homme

Publié

au

Un Américain est devenu la première personne au monde à recevoir une transplantation cardiaque à partir d’un coeur de porc génétiquement modifié selon l’agence de presse AFP et Bbc.

David Bennett, 57 ans, se porte bien trois jours après l’intervention expérimentale de sept heures réalisée à Baltimore, selon les médecins.

La transplantation est considérée comme le dernier espoir de sauver la vie de M. Bennett, bien que l’on ne sache pas encore quelles sont ses chances de survie à long terme.

« C’était soit mourir, soit faire cette transplantation », explique M. Bennett un jour avant l’opération. « Je sais que c’est un coup dans l’eau, mais c’est mon dernier choix », ajoute-t-il.

Les médecins du centre médical de l’université du Maryland ont obtenu une dérogation spéciale de l’autorité médicale américaine pour effectuer la procédure, au motif que M. Bennett serait mort autrement.

Il avait été jugé inéligible à une transplantation humaine, une décision qui est souvent prise par les médecins lorsque le patient est en très mauvaise santé.

Pour l’équipe médicale qui a réalisé la transplantation, celle-ci marque l’aboutissement d’années de recherche et pourrait changer des vies dans le monde entier.

Le chirurgien Bartley Griffith explique que l’opération permettra au monde de faire « un pas de plus vers la résolution de la crise de la pénurie d’organes », indique l’école de médecine de l’université du Maryland dans un communiqué.

Cette crise signifie que 17 personnes meurent chaque jour aux États-Unis dans l’attente d’une transplantation, et que plus de 100 000 personnes seraient sur la liste d’attente.

La possibilité d’utiliser des organes d’animaux dans le cadre de ce qu’on appelle la xénotransplantation pour répondre à la demande est envisagée depuis longtemps, et l’utilisation de valves cardiaques de porc est déjà courante.

En octobre 2021, des chirurgiens de New York ont annoncé qu’ils avaient réussi à transplanter un rein de porc sur une personne. À l’époque, l’opération était l’expérience la plus avancée dans le domaine à ce jour. Toutefois, le receveur était à cette occasion en état de mort cérébrale, sans espoir de guérison.

M. Bennett, lui, espère que sa greffe lui permettra de poursuivre sa vie. Il a été alité pendant six semaines avant l’opération et relié à une machine qui l’a maintenu en vie après qu’on lui a diagnostiqué une maladie cardiaque en phase terminale.

« J’ai hâte de sortir du lit après ma guérison », disait-il la semaine dernière.

Lundi, il a été signalé que M. Bennett respirait par lui-même tout en étant soigneusement surveillé.

Mais on ne sait pas exactement ce qui va se passer ensuite. Le porc utilisé pour la transplantation est génétiquement modifié pour éliminer plusieurs gènes qui auraient entraîné le rejet de l’organe par le corps de M. Bennett, rapporte l’agence de presse AFP.

M. Griffith a déclaré qu’ils procédaient avec prudence et surveillaient attentivement M. Bennett, tandis que son fils David Bennett Jr a déclaré à l’Associated Press que la famille était « dans l’inconnu à ce stade ».

Mais il ajoute : « il réalise l’ampleur de ce qui a été fait et il en réalise vraiment l’importance. »

« Nous n’avons jamais fait cela chez un humain et j’aime à penser que nous, nous lui avons donné une meilleure option que ce qu’aurait été la poursuite de sa thérapie », souligne M. Griffith. « Mais si [il vivra] un jour, une semaine, un mois, un an, je ne le sais pas ».

Jani

Continuer la lecture

Tendance

Copyright © 2021 Managers africains, powered by SAMAWEB.