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Finance

Ecobank : croissance de 66% des utilisateurs digitaux dans le cluster UEMOA

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Alors que le cluster UEMOA, constitué de 9 filiales est devenu le plus rentable du groupe panafricain, la digitalisation se pose plus que jamais comme un axe clé et un pilier fondamental de la stratégie d’Ecobank. Un pari qui commence à porter ses fruits, accéléré par la crise sanitaire.

Dans l’Union monétaire et économique ouest-africaine (UEMOA), les utilisateurs des plateformes digitales d’Ecobank ont augmenté de 66% en 2020, sous l’effet des mesures restrictives édictées par les gouvernements, afin de lutter contre la propagation de la covid-19.

Si la survenance de la crise sanitaire a accéléré l’utilisation des canaux digitaux, le cluster UEMOA dirigé depuis Abidjan par Paul Harry Aithnard, associe également cette forte croissance aux « actions fortes » de la Banque.

« Lancement de nouveaux produits et services digitaux, renforcement des équipes et des capacités, écoute des clients et prise en compte systématique de leurs retours, partenariats avec les acteurs télécoms et de la scène fintech sont les actions fortes qui ont permis aux filiales de l’UEMOA de connaître une croissance de 66% du nombre d’utilisateurs des plateformes digitales », justifie le top management.

C’est ainsi que l’application mobile d’Ecobank qui a connu une nouvelle mise à jour début 2020 a vu son nombre d’utilisateurs croître de 70%.  Les services Push and Pull (bank to wallet) lancés dans plusieurs filiales notamment avec le concours des opérateurs de téléphonie mobile comme MTN, Orange, Airtel ont explosé. Le nombre d’utilisateurs et de transactions sur ce canal a presque doublé, respectivement de +88% et +98%.

Les points Xpress ont enregistré quant à eux, une hausse du nombre d’utilisateurs de 70% et une croissance de 62% sur le nombre de transactions en 2020.

Si l’année 2020 a accéléré la transformation et l’afflux vers le digital, Ecobank espère que 2021 confirmera la tendance. Alors que la Banque prétend que « plusieurs chantiers sont ouverts pour diffuser davantage l’offre digitale dans tous les pays de l’UEMOA », ses dirigeants s’attendent à ce que « les partenariats avec les fintech permettent également d’étendre cette empreinte digitale au-delà des clients traditionnels pour favoriser l’inclusion financière ».

source : agenceecofin.com

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Investissement : arnaque dans une pyramide de Ponzi de 11,6 millions de dollars sur cinq ans

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Tara M. Brunst, une conseillère américaine de 47 ans, sera jugée le 5 mai prochain par un tribunal fédéral du district Nord de l’Ohio pour son rôle dans une pyramide de Ponzi de 11,6 millions de dollars (M$) sur cinq ans qui a fait une cinquantaine de victimes aux États-Unis.

Selon Financial Planning, l’accusée a plaidé coupable la semaine dernière pour des accusations de conspiration en vue de commettre une fraude postale et de trois chefs d’accusation de fraude électronique.

L’arnaque s’est déroulée de janvier 2013 à janvier 2018, alors que la conseillère travaillait avec les deux autres coaccusés chez Sageguard Wealth Management, à Westlake.

Selon les enquêteurs de la Securities and Exchange Commission (SEC), Tara M. Brunst attirait les victimes en leur promettant des investissements qu’elle présentait faussement comme sans risque et avec un taux de rendement garanti.

En réalité, les fonds des investisseurs étaient détournés vers des comptes bancaires et des entreprises contrôlées par les accusés. Selon le principe de la chaîne de Ponzi, les fonds déposés par les nouveaux clients servaient à verser les rendements promis aux précédents investisseurs.

Les complices avaient ouvert des bureaux dans les états du Delaware et du Nevada pour développer leur activité frauduleuse. Ils avaient également embauché des centres d’appels pour répondre aux clients, et avaient créé de faux sites Web ainsi que de faux relevés de compte pour tromper les investisseurs.

L’enquête a démontré qu’avant de rejoindre Sageguard en 2015, Tara Brunst avait été licenciée d’une autre firme d’investissement pour avoir falsifié une lettre à la demande d’un client, et avoir menti aux enquêteurs.

Les deux autres co accusés, Raymond A. Erker and Kevin Krantz, ont plaidé non coupables aux accusations portées contre eux et devraient être jugés début mars.

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Encadrement des monnaies virtuelles : vers une cryptomonnaie 100% marocaine

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Le 10 janvier 2022, la ministre de l’Economie et des Finances du Maroc, Nadia Fettah Alaoui,  a déclaré que son pays compte encadrer l’usage des monnaies virtuelles par une nouvelle législation.

En outre, elle précise que son département examine aussi la possibilité de mettre en place une cryptomonnaie 100% marocaine, élaborée et garantie par Bank-Al-Maghrib, la banque centrale.

Ces annonces, faites lors d’une séance plénière des questions orales à la Chambres des représentants, interviennent dans un contexte où les cryptomonnaies sont interdites dans les transactions financières par la législation marocaine. En effet, en 2017, le ministère de l’Économie et des Finances et la banque centrale avaient mis en garde, dans une déclaration conjointe, contre les dangers de l’emploi des cryptomonnaies dans le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme : « Les transactions effectuées via les monnaies virtuelles constituent une infraction à la réglementation, passible de sanctions et amendes ».

 Pourtant, les cryptomonnaies continuent d’être prisées.

Le Maroc est 24 ème utilisateur mondial de cryptomonnaies malgré les interdictions

Malgré l’interdiction formelle par l’Office des Changes de l’usage des cryptomonnaies depuis 2017, les marocains dérogent à la règle. Le Maroc a enregistré un volume d’échange de bitcoins de 6 millions de dollars US, le plus élevé d’Afrique du Nord. Le pays se place en 4ème position sur le continent africain, derrière le Nigeria, l’Afrique du Sud et le Kenya. Les Marocains sont ouverts aux échanges de crypto-monnaies, les volumes d’échange de bitcoins en peer to peer augmentant régulièrement au fil des ans pour atteindre un record de 2,18 millions de dirhams marocains en 2020.

L’anonymat assuré par les cryptomonnaies rend malaisés la régulation et le cadrage des propriétés virtuelles des marocains. La fluctuation importante de ces monnaies en fait un nouvel intérêt d’investissement pour les jeunes marocains désireux d’améliorer leur situation financière, d’autant plus que le numérique est aussi synonyme d’opportunités infinies. L’usage des actifs virtuels par les marocains est aussi considéré comme une solution palliative pour dépasser les restrictions imposées par le plafond de la dotation E-commerce. L’analyse des chiffres montre effectivement que les pays performant le mieux dans le classement d’usage de cryptomonnaies, sont des pays à l’image du Maroc, avec des monnaies non convertibles.

Jani avec challenge.ma

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Nomination polémique du directeur national de la BEAC au Cameroun

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La nomination du directeur national de la BEAC pour le Cameroun suscite discorde. En effet, l’Etat du Cameroun et la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) ne s’entendent pas à ce propos. Et  pour cause, la décision prise de manière « unilatérale » par le gouverneur de la Banque centrale procédant à la désignation d’un intérimaire.

Dans une correspondance adressée le 11 janvier 2022 au gouverneur de la BEAC, Abbas Mahamat Tolli, le ministre des Finances Louis Paul Motazé dira : « J’ai pris connaissance de votre décision N° 002/GR/2022 datée du 06 janvier 2022 portant intérim du directeur national de la BEAC pour le Cameroun. Sans interférer, ni ignorer vos prorogatives et en toute conformité avec les directives reçues des hautes autorités camerounaises, nous avions souhaité une prorogation additionnelle, pour une année d’un an, des activités de monsieur Blaise Eugène Nsom »

A la recherche d’une solution partagée

Tout en souhaitant de trouver « une solution partagée » pour le bien de la BEAC, du Cameroun et de la sous-région, le ministre des Finances n’en regrette pas moins que cette « décision ait été finalisée et diffusée sans concertations préalables comme cela est d’usage pour les fonctions de ce rang ». Après avoir rappelé que le directeur national est le représentant du gouverneur de la BEAC, mais également « un interlocuteur privilégié » des autorités politiques, économiques, monétaires et financières du Cameroun, le ministre insiste que « ce désaccord rendu public pourrait susciter l’étonnement de l’opinion nationale, sous régionale et internationale d’une part, tout autant que celui des acteurs habitués à la prise de ce type de décision d’autre part ».

Entre autres raisons évoquées pour le maintien de l’actuel directeur national de la BEAC, les autorités camerounaises soulignent ses « qualités professionnelles et humaines ».

Ainsi, « sa collaboration et ses contributions » à l’élaboration des réformes des finances publiques notamment dans le cadres des programmes économiques et financiers menés avec le Fonds monétaire international (FMI) « sont capitales ».

Dans ce contexte, le gouvernement camerounais affirme qu’il semble indispensable de prendre le temps nécessaire pour évaluer de façon plus opportune les options de remplacement. « C’est pourquoi en s’inspirant des précédents dans notre sous-région pour des fonctions équivalentes, je vous propose de reconsidérer votre décision relative à la situation administrative de monsieur Blaise Eugène Nsom », conclut Louis Paul Motazé.

Jani avec financialafrik

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