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Economie

ECONOMIE : Le Sénégal perd 62 milliards de FCFA par an…

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Le Sénégal perd chaque année 62 milliards de francs Cfa du fait de la contamination des aliments par l’aflatoxine. Cette dernière est à l’origine du cancer du foie, du retard de croissance des enfants.

La problématique des aflatoxines constitue une priorité nationale en raison des enjeux économiques et sanitaires, avec la forte production et l’autoconsommation qui est la matrice alimentaire la plus contaminée par ces mycotoxines en Afrique subsaharienne.Les aflatoxines sont des substances toxiques produites par certains types de champignons (moisissures) qui peuvent contaminer les cultures alimentaires et constituent une menace grave pour les humains et le bétail.

Au Sénégal une exposition alimentaire dans le Bassin arachidier ou dans les zones à forte consommation d’arachide, créée une contamination des produits. Selon une étude menée par le Centre anti poison de Fann, sur l’impact économique de ces aflatoxines, révèle que 62 milliards de francs Cfa sont perdus chaque années au Sénégal du fait de la contamination des aliments par l’aflatoxine. Au niveau sanitaire l’aflatoxine est la source de plusieurs maladies. Selon M. Diène, coordonnateur du Comité sur les contaminants d’origines environnementale et biologique, «Grâce à une étude menée par le Centre anti poison au niveau du Bassin arachidier, on a pu trouver des cancers primitifs du foie de jeunes de moins de 15 ans». A cela se greffe «une exposition alimentaire liée à cette aflatoxine dans le bassin arachidier ou dans les zones où il y a une forte consommation d’arachide ou de produits susceptibles d’être contaminés par l’aflatoxine».

l‘Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) a accompagné les autorités sénégalaises afin de générer des données scientifiques pour l’établissement de limites et la prévention des impacts.

Source: le Quotidien

Mk. Managers-africains

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Economie

UEMOA : conclusions des travaux de la 7e revue annuelle de l’agenda communautaire au Bukina

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Le taux de mise en œuvre, plus de 88%, salué par le Président de la Commission de l’UEMOA et le Ministre en charge des Finances.

Abdoulaye DIOP et Lassané KABORE ont co-présidé une séance de travail ce 18 janvier 2022 à Ouagadougou dans les locaux du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, en présence de plusieurs membres du Gouvernement du Burkina Faso et de Commissaires de l’UEMOA.  Il s’agissait de partager le mémorandum issu des travaux des experts qui s’étaient réunis du 15 au 17 novembre 2021.

Répondant aux questions des journalistes à l’issue de la rencontre, Abdoulaye DIOP dira que « l’UEMOA a entrepris des réformes dans les différents domaines de la vie économique et sociale et il est important de s’assurer de la mise en œuvre de ces réformes au profit des populations et de tous les acteurs de la vie économique et sociale. C’est dans ce cadre que cette revue se déroule au Burkina Faso pour nous assurer que les réformes que nous avons engagées ensemble ainsi que les programmes et projets définis sont en train d’être bien mis en œuvre ».

Et le Président de la Commission de l’UEMOA de noter qu’à «  l’issue de cette évaluation, nous avons une appréciation très satisfaisante et du point de vue de la notation, le Burkina enregistre une moyenne de 88% de mise en œuvre. Un niveau de réalisation excellent avec des avancées significatives dans le domaine des marchés publics, la lutte contre le blanchiment et dans les domaines sectoriels ».

Le Ministre Lassané KABORE tout en remerciant la Commission de l’UEMOA, a salué les progrès enregistrés par son pays en matière de transposition des textes communautaires et de mise en œuvre des projets. Il a tout de même relevé quelques difficultés, concernant « le principe de la libre circulation des personnes et d’établissement au niveau des acteurs des professions libérales ».

« C’est donc l’occasion d’échanger sur ces problématiques et de faire en sorte que lorsque la Commission de l’UEMOA fera le rapport à la Conférence des Chefs d’Etats, que des instructions soient données pour renforcer le processus d’intégration régionale », a-t-il conclu.

Pour rappel, la  revue constitue un dispositif institutionnel de suivi permettant l’harmonisation des législations nationales, la coordination des politiques sectorielles nationales et la bonne exécution des politiques, programmes et projets communautaires.

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Economie

Entreprendre en Afrique : le cas des entreprises guinéennes

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En Afrique, de nombreux auteurs (Camilleri, 2007 ; Zadi Kessy, 1998) montrent que les pratiques traditionnelles sont plutôt favorables à l’éclosion et à l’essor de l’entrepreneuriat. Autrement dit, les problèmes que rencontrent les entreprises en Afrique ne sont pas attribuables à l’absence d’esprit d’entreprise

La libéralisation et l’ouverture des économies en Afrique laisse aux entreprises la responsabilité de créer des richesses pour répondre à la fois aux besoins du marché domestique, dans un périmètre certes variable (proximité immédiate, territoire national), et à ceux du reste du monde. Cette double responsabilité à laquelle elles font face s’assume dans un cadre environnemental contraignant : instabilité économique et sociale, absence de ressources financières et problèmes d’accès au marché.

Si l’on s’accorde aujourd’hui pour reconnaître l’importance de l’entrepreneuriat dans la lutte contre la pauvreté, la singularité de l’entrepreneuriat en Afrique impose de concevoir des modèles adaptés pour apporter des connaissances théoriques et pratiques (Verstraete, 2002) indispensables à son essor. Car, au-delà de la détection d’opportunité (Shane, Venkataraman, 2000) et/ou de création de valeur nouvelle (Bruyat, 2001), l’entrepreneuriat africain est affecté par un problème d’organisation. Or, selon Gartner (1995 et 1985) et Verstraete (2003), l’entrepreneuriat, c’est aussi une création d’organisation.

Comment procéder pour inscrire les actions entrepreneuriales africaines dans un contexte dynamique ? Comment traduire les visions des entreprises en Afrique en organisations solides et concurrentes, aptes à répondre aux défis de la mondialisation ?

Nous répondons à ces questions en nous servant des résultats de l’enquête intégrée de base pour l’évaluation de la pauvreté en Guinée (EIBEP, 2002- 2003). Cette enquête multisectorielle porte sur 7 611 ménages en Guinée ; son questionnaire concerne plusieurs domaines : démographique, social et économique.

La première partie présente le tissu entrepreneurial guinéen : structure, diversité, dimension, forces et faiblesses. La seconde aborde la problématique de l’essor entrepreneurial guinéen en situation socio-économique difficile.

SYNOPSIE DU TISSU ENTREPRENEURIAL GUINÉEN : CARACTÉRISTIQUES, STRUCTURE ET DIVERSITÉ

La présence de multiples petites exploitations spécialisées dans différentes branches d’activités constitue une spécificité de l’économie guinéenne. La particularité de ces entreprises est d’être des réponses familiales spécifiques aux exigences économiques et sociales auxquelles les populations sont confrontées. Ces réponses sont à l’image d’une économie caractérisée par des déséquilibres structurels constants et par la marginalisation de nombreux agents.

En initiant les toutes premières institutions financières spécialisées dans le financement des activités agricoles, en 1988, l’État entendait remédier à l’exclusion financière occasionnée par la privatisation des banques publiques et promouvoir l’inclusion économique et financière, particulièrement des zones rurales, qui abritent environ 80% de la population pauvre. Toutefois, la dégradation économique et le manque de visibilité de certains programmes de microfinance n’ont pas permis l’émergence et l’essor des petites entreprises opérant, pour l’essentiel, dans le secteur informel.

Les données de l’EIBEP fournissent d’importants enseignements sur un effectif de 6 253 entreprises.

Les entreprises sont pratiquement toutes des propriétés familiales. Leur mode de gestion et leur trésorerie sont étroitement liés au rythme de vie familiale. Le chiffre d’affaires journalier réalisé est quasi systématiquement mobilisé au jour le jour pour faire face aux besoins quotidiens de la famille.

Les entreprises sont présentes dans de nombreuses branches de l’économie (agriculture, commerce, activités de fabrication, transports…) (graphique 1). Cette multiplicité de domaines couverts traduit l’ampleur du micro-entrepreneuriat à l’échelle nationale. Toutefois, certaines branches connaissent une surreprésentation, notamment le commerce (65,6% du total des entreprises), les activités de fabrication (14,2%) ; tandis que d’autres sont sous-représentées, c’est le cas de l’intermédiation financière (0,7%) ou de la production-distribution d’électricité, de gaz et d’eau (0,1%).

La durée de vie moyenne des entreprises est brève (8,7 mois). Cette courte existence révèle la nature dérisoire des actifs mobilisés dans ces unités de production et les motivations qui se cachent derrière leur création (répondre aux besoins vitaux de la famille).

L’enquête montre l’importance de l’auto-emploi par branche d’activité économique (graphique 2). Toutes branches confondues, le nombre d’auto-emplois est supérieur à celui des entreprises déclarées. Dans la branche de construction, par exemple, on relève 2,51 auto-emplois par ménage, pour un nombre d’entreprises déclaré de 1,51. Cette situation se justifie par la diversification d’activités (intra ou interbranches) pratiquées par les ménages pour se prémunir contre le risque de défaillance de leur entreprise et s’assurer un revenu régulier dont la perte peut entrainer la baisse du niveau de vie de la famille. Ce nomadisme entrepreneurial est commandé par l’évolution de l’environnement économique mais aussi par la taille du ménage : plus cette taille est importante plus ses membres recherchent des activités rentables pour améliorer et/ou préserver leurs conditions de vie.

La quasi-totalité des petites entreprises sont à l’origine conçues pour satisfaire les besoins sociaux primaires (alimentation, logement, santé, éducation des enfants…), besoins qui ne sont plus assurés (ou peu) par l’État avec la libéralisation économique et financière, initiée par les programmes d’ajustement structurel mis en place sous l’égide du FMI et la Banque mondiale depuis 1986. Cette réalité explique, à juste titre, la mobilisation de la famille entière dans la gestion de ces petites exploitations.

La “dynamique du dedans” (Balandier, 2004) qui caractérise ces entreprises passe par la création d’activités basées sur la proximité spatiale (proximité immédiate), temporelle (courte période) et sociale (liens sociaux, confiance…). La confusion entre sphère productive et domestique s’accompagne de la faible présence du salariat, de l’inexistence de la comptabilité et/ou du recours au crédit institutionnalisé (Hugon, 2003)

Cf : pour plus de détails sur ce papier, visiter www.cairn.info/revue-mondes-en-developpement-2011-3-page-125.htm

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Recul du dollar, hausse du cours de l’or et répercussions éventuelles du variant Omicron

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Les cours de l’or ont augmenté dans les échanges, sur fond de baisse du dollar et d’attente des répercussions de l’épidémie du variant Omicron, sur l’économie mondiale.

Le cours du métal précieux ont augmenté de 0,13 %, soit 2,39 dollars, pour s’échanger à 1 816,99 dollars l’once.

De leur côté, les cours des contrats à terme sur l’or, pour une livraison en février, ont augmenté de 0,14 %, soit l’équivalent de 2,6 dollars, pour atteindre les 1 817,20 dollars l’once.

Entretemps, l’indice du dollar a reculé de 0,12 % à 96,157 points par rapport à six autres devises internationales.

Les cours de l’or avaient augmenté, dans les échanges du mardi, à la suite de la parution de données décevantes de l’économie américaine.

Les données de l’Institute for Supply Management aux Etats-Unis ont révélé, dans la journée du mardi, que l’activité industrielle Outre-Atlantique avait baissé plus que prévu, au cours du mois dernier, la performance de l’indice des directeurs d’achat manufacturiers a été de 58,7 points en décembre, contre les 61,1 points le réalisés le mois précédent.

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