CONNECTEZ-VOUS AVEC NOUS

Finance

EGYPTE : La dette extérieure : une menace pour la livre égyptienne ?

Publié

au

La dette extérieure a soutenu la liquidité internationale de l’Egypte. Mais la normalisation du marché de la dette dans les pays développés accentue le risque existant sur sa monnaie. La pratique des taux d’intérêt élevés est risquée, avec de possibles effets pervers pour le pays.


La livre égyptienne n’est plus en sécurité, dans une période où la Banque centrale Américaine et la Banque Centrale européenne (BCE) examinent des possibilités de racheter des titres d’obligations émis par les Etats sous leurs compétences.
En Europe, l’inflation a atteint son niveau le plus élevé sur les dix dernières années. Une hausse de 3% à la fin du mois d’août 2021, une situation également perceptible aux Etats-Unis.
L’inflation joue un rôle croissant dans les finances publiques des économies modernes. Sur les dix dernières années, les banques centrales de ces deux plus puissantes économies du monde ont essayé de la faire revenir, en rachetant sur le marché secondaire, les obligations émises par les pays. Le but est d’éviter que se généralisent des taux négatifs, une situation dans laquelle les détenteurs de capitaux payaient les emprunteurs pour leur donner de l’argent.
Certains pays comme l’Egypte étaient des opportunités de gain pour les investisseurs européens et américains à la quête de niches de rentabilité pendant cette période des taux bas. Le pays avait besoin de liquidité en devises pour soutenir les difficiles réformes imposées par le Fonds monétaire international (FMI). Entre autres solutions, ses dirigeants ont opté pour des obligations émises en monnaie locale, mais avec des taux de rendement élevés, malgré une forte inflation.
Durant la période où le pays était dirigé par les frères musulmans, l’économie extérieure s’est affaiblit, entrainant une baisse de près de 50% des réserves de change du pays. Il fallait être suffisamment incitatif pour attirer les capitaux étrangers. Le résultat s’est avéré positif, l’effet de la covid-19 sur les marchés obligataires européens a profité au pays avec la maximisation de l’intérêt des investisseurs étrangers.
Selon des calculs de S&P Global Ratings, l’encours des obligations émises en livres égyptiennes détenues par des investisseurs étrangers est passé de 10 milliards $ en juin 2020 à 30 milliards $ au 31 août 2021. Le revers de la médaille avec cette situation c’est qu’avec la normalisation des taux sur les marchés européen et américain, les investisseurs pourraient exprimer le besoin de retirer leurs capitaux de l’Egypte et les réinvestir sur ce qu’ils considèrent comme étant des « placements plus sûrs ».
L’Egypte ne possède qu’un seul atout pour retenir ces investisseurs : le taux d’intérêt.
L’Egypte a un taux d’intérêt assez souple qui attire les investisseurs, comparé aux pays africains émergents. Cependant le coût de la dette pèse lourd sur l’essor budgétaire du pays. Le paiement des intérêts sur la dette a représenté en moyenne 45% des recettes publiques au cours des cinq dernières années, chez S&P Global Ratings, on s’attend à ce que cela se rapproche des 50%.
L’économie la plus peuplée d’Afrique a expérimenté l’effet de voir les rendements réels sur les obligations diminuer. Au sein du Nigeria, le niveau des prix a augmenté, et de ce fait, le rendement sur les obligations en un an est devenu négatif. La sanction a été une réduction des importations de capitaux par le pays, avec pour conséquence une perte de valeur de la monnaie. L’Egypte pourrait faire face à cette situation dans un futur proche.
Les besoins de financements complémentaires pour son budget sont de l’ordre de 30 à 40% du PIB selon Moody’s. Cependant, selon des analystes, si la dette continue de progresser, elle pourrait accentuer la pression sur les réserves de change et donc la stabilité de la monnaie égyptienne. En fin juillet 2021, ces réserves étaient estimées à 40 milliards $ par la Banque centrale d’Egypte. C’est un niveau stable depuis le début de l’année, mais c’est 5,5 milliards $ de moins, par rapport au pic atteint par cet indicateur à la fin du mois de février 2020.

Source: Ecofine

MK.managers-africains

Finance

Cameroun : La Banque Mondiale accroît ses investissements.

Publié

au

Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et centrale a annoncé l’accroissement de ses interventions au Cameroun à travers le lancement de nouveaux programmes de développement dans les secteurs de l’énergie, de l’éducation et des services.

Dans le cadre de sa tournée en Afrique centrale, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et centrale s’est rendu au Cameroun le 12 septembre. En séjour dans le pays jusqu’au 15 septembre, Monsieur Ousmane Diagana a annoncé la signature de quatre conventions de financement d’un montant global de 426,3 milliards de FCFA, environ 766 millions de dollars. Ce financement viendra s’ajouter aux 927 milliards de FCFA (1,664 milliard de dollars) qui constituaient le portefeuille total de ses interventions et portera à 19 le nombre de projets actifs dans le pays.

Une visite faite selon Bretton Woods « à la suite du sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale et vise à réaffirmer l’engagement de la Banque mondiale dans la zone afin d’accompagner les gouvernements à mettre en œuvre les réformes et les investissements nécessaires pour une reprise verte, résiliente et inclusive ».

Le séjour du vice-président de la BM qui s’étendra à d’autres pays d’Afrique centrale et de l’Ouest intervient après la finalisation par la Banque mondiale de la stratégie régionale couvrant notamment les 22 pays concernés . Une stratégie adossée sur quatre principaux piliers visant l’établissement d’un nouveau contrat social entre les citoyens et l’Etat, l’accent sur l’accroissement de la qualité de l’emploi, le renforcement du capital humain et l’amélioration de la résilience climatique. Dans la continuité de sa mission, le mauritanien Ousmane Diagana se rendra en République Centre Africaine(RCA) après l’étape camerounaise.

MK.anagers-africains

Continuer la lecture

Finance

Croissance exponentielle : la Fintech l’avenir de la finance africaine?

Publié

au

Sur les neuf premiers mois de l’année 2021, les entreprises africaines du secteur ont déjà battu le record de mobilisation de ressources des 10 dernières années.  La fintech s’implante comme le futur instrument incontournable de croissance pour le capital investissement, avec une mobilisation de plus de 1,44 milliards de dollars, depuis le début de l’année. Ce, hormis les 23 transactions annoncées dont le montant reste indéfini, mais supérieur à la totalité des financements annoncés sur la décennie allant de 2011 à 2020 (1,06 milliard $).

Selon le journal Ecofin, au total, ce sont au moins 196 investisseurs qui sont intervenus dans le cadre de 71 transactions enregistrées jusqu’au 9 septembre 2021. Cette valeur a été tirée par les 500 millions de dollars du fonds souverain singapourien Temasek au profit de la firme d’investissement Leapfrog qui devrait utiliser une part de ces ressources pour s’investir dans les fintechs de la région. Les autres transactions qui ont soutenu le dynamisme du secteur sont celles de la firme Wave, active au Sénégal et en Côte d’Ivoire, qui a mobilisé $200 millions et celles du Nigérian OPay qui a levé $400 millions.

Les fintechs africaines, qui ne représentaient que 2 % des 13 000 start-ups de la finance recensées dans le monde et 39 % des levées de fonds sur le continent en 2018, sont en pleine croissance au premier semestre de l’année.

Dans une région où l’inclusion aux services financiers classiques (banque et microfinance) n’a pas su capter l’essentiel des marchés disponibles par une présence physique, les fintechs ont été un relai de croissance, soit dans le cadre de partenariat, soit de solutions plus autonomes.

Le marché des paiements digitaux en Afrique reste important et connait une solide croissance. Dans la zone UEMOA qui regroupe les 8 pays ayant en commun le FCFA, la valeur des transactions via le mobile est passée de 7415 milliards FCFA en 2019, à 28 738 milliards FCFA à la fin de l’année 2019, selon des données de la Banque centrale de cette sous-région. 

MKmanagers-africains

Continuer la lecture

Finance

Sénégal : ONGC veut acheter 20 à 40 % des intérêts de Woodside dans Sangomar.

Publié

au

La société publique indienne du pétrole ONGC (Oil and Natural Gas Corporation) envisage d’acquérir 20 à 40 % des intérêts de Woodside dans Sangomar, pour la somme de 4 milliards de US dollars.

Un site qui devrait entrer en production en 2023 avec un plateau initial qui sera compris entre 75 000 à 100 000 barils par jour.
Selon des sources concordantes, l’ONGC aurait fait part de sa volonté d’acheter 20 à 40 % des intérêts de l’australien Woodside Petroleum sur le projet pétrolier Sénégalais Sangomar.

Les pourparlers se poursuivent entre les deux entités. Sans aucune information donnée sur les avancées, notamment par les représentants de la banque d’investissement américaine Jefferies, chargés de mener cette opération de vente sur la demande de Woodside. En effet, l’entreprise a une participation de 82 % pour la zone d’exploitation de Sangomar et de 90 % pour le reste de la zone d’évaluation RSSD (avec une participation de PETROSEN de 10 %).
Pour rappel, la réputation de l’ONGC pourrait être un motif de non-aboutissement de la procédure. En effet, récemment, ONGC a été retirée du portefeuille du Governement Pension Fund Global (GPFG) qui est le plus grand fonds souverain au monde, car l’entreprise était soupçonnée depuis plus de deux ans d’avoir des liens avec des groupes armés qui violent gravement les droits humains au Sud du Soudan.

M.Kmanagers-africains

Continuer la lecture
Advertisement

Tendance

Copyright © 2021 Managers africains, powered by SAMAWEB.