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Politique

Emmanuel Macron au Rwanda : le pardon sans le demander

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S’il n’a pas présenté d’excuses, Emmanuel Macron a reconnu les responsabilités françaises dans le génocide, tout en scellant le rapprochement diplomatique entamé en 2017…

L’exercice était à haut risque, ce qu’Emmanuel Macron ne pouvait ignorer. Pour le président français, arrivé ce 27 mai à Kigali pour une courte visite officielle – la première, à ce niveau, depuis celle de Nicolas Sarkozy en février 2010 -, fouler le sol du « pays des mille collines », se rendre au Mémorial du génocide contre les Tutsi, à Gisozi – où il a prononcé un discours -, puis participer à une conférence de presse conjointe avec son homologue Paul Kagame avait tout de ce qu’on désigne en sciences humaines sous le terme de « double contrainte » (« double bind« ) : le fait, pour une personne, d’être soumise à deux contraintes ou pressions contradictoires, voire incompatibles.

Emmanuel Macron pouvait-il satisfaire tout à la fois une population rwandaise sur ses gardes, depuis près de 30 ans, face au discours révisionniste de nombreux ténors politiques de l’Hexagone et sa propre opinion publique, très chatouilleuse face aux aveux de repentance coloniale ou post-coloniale ?À LIRE Paul Kagame : « Tshisekedi, Kabila, Macron, Touadéra, ma famille et moi »https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=true&embedId=twitter-widget-0&features=eyJ0ZndfZXhwZXJpbWVudHNfY29va2llX2V4cGlyYXRpb24iOnsiYnVja2V0IjoxMjA5NjAwLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X2hvcml6b25fdHdlZXRfZW1iZWRfOTU1NSI6eyJidWNrZXQiOiJodGUiLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X3R3ZWV0X2VtYmVkX2NsaWNrYWJpbGl0eV8xMjEwMiI6eyJidWNrZXQiOiJjb250cm9sIiwidmVyc2lvbiI6bnVsbH19&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1397841905891909634&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.jeuneafrique.com%2F1178825%2Fpolitique%2Fgenocide-au-rwanda-emmanuel-macron-reconnait-lampleur-des-responsabilites-francaises%2F&sessionId=9383f8c6a602ad84d3471e3c37f480a06cdcac4d&siteScreenName=jeune_afrique&theme=light&widgetsVersion=82e1070%3A1619632193066&width=500px

Exercice d’équilibriste

Autant l’admettre : sur un sol mouvant, voire piégeux, Emmanuel Macron s’est frayé plutôt habilement un chemin dans le champ de mines que constitue cette relation bilatérale à nulle autre pareille.

Dosant méticuleusement chaque terme de son mea culpa au nom de la France, espérant le pardon des rescapés rwandais sans pour autant le solliciter ouvertement, rendant hommage au passé tragique du Rwanda tout en appelant ses interlocuteurs à se projeter vers un avenir débarrassé des rancœurs du passé, Emmanuel Macron s’est livré à un exercice d’équilibriste audacieux : comment tourner la page d’une relation empoisonnée sans rien minimiser… mais sans non plus faire perdre la face au pays qu’il préside ?

Emmanuel Macron et Paul Kagame, le 27 mai 2021 à Kigali.

EMMANUEL MACRON A TENTÉ DE TRACER UNE NOUVELLE LIGNE

Comme il le fait depuis le début de son quinquennat sur ces sensibles questions mémorielles, au premier rang desquelles la guerre d’Algérie, l’hôte de l’Élysée a tenté de tracer une nouvelle ligne en reconnaissant des vérités historiques trop longtemps niées par Paris, tout en évitant soigneusement d’afficher une repentance ostentatoire.

De manière prévisible, il a écarté le mot tabou de « complicité » pour qualifier le rôle de la France au Rwanda entre 1990 et 1994. « Les tueurs qui hantaient les marais, les collines, les églises n’avaient pas le visage de la France, a-t-il ainsi déclaré à Gisozi. Elle n’a pas été complice. Le sang qui a coulé n’a pas déshonoré ses armes ni les mains de ses soldats, qui ont eux aussi vu de leurs yeux l’innommable, pansé des blessures, et étouffé leurs larmes. »

Pas d’excuses officielles non plus, comme beaucoup l’attendaient ou l’espéraient, là où les États-Unis, la Belgique et l’ONU en avaient exprimées depuis la fin des années 1990.

source : jeuneafrique.com

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Actualités

Guinée : Un coup d’Etat ôte le pouvoir des mains d’Alpha CONDE

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En dehors de quelques images et vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, aucune autre nouvelle d’Alpha Condé. 

Celui qui a dirigé la Guinée pendant onze ans et venait d’être élu pour un troisième mandat, a marqué la vie politique guinéenne. Le Comité national du rassemblement et du développement (CNRD), dirigé par le chef des forces spéciales, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya a annoncé l’arrêt d’Alpha Condé et la suspension de la Constitution.  selon la déclaration des putschistes, le chef d’État est avec eux et se porte bien.

Alpha Condé serait « dans un lieu sûr » et aurait même « vu un médecin » a déclaré le colonel Doumbouya au correspondantde la France24. Dans une vidéo tournée et diffusée par les putschistes, on peut voir Alpha Condé assis sur un canapé. À ses côtés, un militaire en tenue de combat, visage masqué, lui demande de confirmer qu’il n’a pas été brutalisé ou torturé. Le président détenu est resté de marbre. Désormais, l’avenir de CONDE est en suspens. Les putschistes du CNRD affirment le détenir, mais sans donné de détails sur le lieu.

La CEDEAO, l’Union africaine et les Nations unies exigent la libération immédiate et sans conditions d’Alpha Condé ainsi que le respect de son intégrité.

Source: France24/RFI

M.k managers-africains

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Actualités

Sénégal : Le projet «Xëyu ndaw ñi» une alternative de lutte contre le chômage.

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Dans le cadre du projet spécial de pavage mis en œuvre par le Programme de modernisation des villes (Promovilles), 315 mille m2 à paver et 2 000 emplois directs et indirects seront  générer dans les communes.

Ce projet qui s’ inscrit dans le programme  «Xëyu ndaw ñi» à été lancé à la sphère ministérielle de Diamniadio. Sous la présidence du Ministre du développement communautaire, de l’équité sociale et territoriale (Mdcest), Samba Ndio­bène Kâ qui précise dans sa déclaration : «Une première phase du projet est en cours de mise en œuvre pour la période de mai à décembre 2021 dans les communes de Dalifort, Yeum­beul-Nord, Keur Massar, Kédougou et va permettre la réalisation de 59 mille 500 m2 de pavés et le recrutement de 300 jeunes de ces communes». Les 100 premiers  recrues sont  soumis à «Une formation d’une durée de neuf jours, alliant théorie et pratique».

Cette activité d’intégration qui a déjà démarré pour la première cohorte de 100 jeunes dans les communes de Dalifort et Yeum­beul-Nord  se poursuivra jusqu’en 2023 avec un financement à hauteur de 10 milliards de francs Cfa.

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Economie

ÉCONOMIE : Le Sénégal devient membre de l’Aca.

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Le Sénégal vient d’officialiser sa participation à l’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique (Aca). Le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération, Amadou Hott, et le Directeur général de l’Aca, Manuel Moses, ont conclu et signé un accord de participation.

L’importance de cet accord réside dans «les instruments et services de garantie offerts par l’Aca sont utiles pour notre pays. Ils pourront servir de catalyseur de développement pour une accélération de notre croissance économique en harmonie avec nos priorités actuelles réaffirmées dans le Pap 2A du Pse.
Ainsi, avec l’option du Sénégal de faire de l’investissement privé et des Partenariats public-privé (Ppp) un des leviers du Pap 2A du Pse, l’Aca pourra servir d’interface fiable entre le secteur public et le secteur privé pour des partenariats solides et gagnant-gagnant pour notre pays».

Selon la ministre cet acte «sera suivi du versement d’une contribution de 15 millions d’euros à l’Aca par la Banque européenne d’investissement (Bei) au nom du gouvernement du Sénégal, par suite d’un accord de financement conclu et signé entre le Sénégal et la Bei en octobre 2020.
L’Adhésion à l’Aca permettra au Sénégal d’attirer des financements à des taux concurrentiels et à plus long terme. La notation de catégorie investissement de l’Aca permet d’atténuer les risques d’investissement et d’obtenir une capacité d’assurance-investissement pour couvrir d’importants emprunts, ce qui permet au Sénégal de satisfaire les conditions des prêteurs et investisseurs internationaux».

Selon le DG de l’Aca, la structure sous l’appuie de la zelecaf est très  prisée à  cause de sa participation au rehaussement du PIB  des pays membres entre 1 et 2%.

Source: quotidien

M.K managers-africains

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