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En Côte d’Ivoire, Orange s’enlise face à l’offensive Wave

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Le géant français des télécommunications a du mal à juguler l’offensive de la Fintech Wave, fondée dans la Silicon Valley par deux américains (Drew Durbin et Lincoln Quirk).

En effet, c’est en 2016 que Wave débarqua au Sénégal, avant de s’installer en Côte d’Ivoire en 2020. Depuis, sa percée spectaculaire donne des sueurs froides. Ses résultats y ont naturellement poussé Orange à s’engager dans une forme « d’opération séduction » et à revoir son modèle économique pour freiner la saignée de clients sur le segment du mobile money. A l’instar du soft power chinois avec ses Instituts Confucius en Afrique, il faut noter l’ouverture par Orange, de maisons digitales, de digital centers et de vastes opérations de RSE.

D’ailleurs, Stéphane Richard, le président directeur général du groupe Orange ; dont le mandat arrivera à terme en mai 2022, dira à propos de Wave : « On les prend très au sérieux (…) ça empêche certains de dormir, mais ce n’est pas une mauvaise chose. On prépare la contre-offensive. On est prêt à contrer la vague Wave ».

La menace Wave

Décembre 2020, début du commencement de l’offensive Wave. Fatoumata Koné de Port-Boué-centre à Abidjan, derrière la grille de sa petite boutique témoigne : « J’ai ouvert le magasin à 8 heures ce matin. Depuis, j’ai reçu 9 clients d’Orange et 28 de Wave ». Et d’ajouter, « Les clients arrivent et demandent Wave. Si on n’en a pas, ils passent leur chemin (…) Moi, j’aime bien Orange, mais le problème c’est que le client demande ce qui est le moins cher ». Elle ouvre son livre de compte. « Le mois dernier, j’ai gagné 282 000 FCFA avec Wave et 160.000 FCFA pour Orange ». Jules N’Douba, 70 ans, vient pour un transfert : « Mon ami n’a pas Wave, mais ça me coûte cher ! », explique-t-il. « Je n’ai pas le choix ». Oumou, quitient son kiosque Millenium Orange, commence à s’inquiéter. En effet, en quelques mois, ses revenussont passés de 100 000 FCFA à 70 000 FCFA : « Si ça continue, je ne sais pas comment je vais m’en sortir », reconnaît-elle.

Alioune Ndiaye pour sa part, tire sur la sonnette d’alarme : « Nous sommes attaqués par Wave qui a un modèle totalement disruptif (…) Il fait presque tout gratuit. Aujourd’hui, nos clients qui veulent retirer leur argent doivent payer une commission de l’ordre de 3%. Wave arrive avec une offre qui permet de retirer son argent gratuitement. Ils facturent en revanche 1% les transactions de personne à personne (…) C’est un choc violent », « la riposte doit être rapide et efficace (…) Nous devons changer notre modèle économique, nous n’avons pas le choix » poursuit-il.

Actions et réactions « concordantes »

En septembre 2021, la startup annonçait un investissement de série A de 200 millions de dollars qui a fait grimper sa cote à 1,7 milliard de dollars.

De son coté, le 13 octobre dernier, le groupe Orange inaugurait l’Orange Digital Center (ODC) d’Abidjan, dans le cadre du programme « Engage 2025 », qui a pour objectif de déployer un ODC dans chacun des pays qu’il couvre d’ici à 2025. Un espace de 1 200 m2, entièrement consacré à l’innovation et abritant une école de codage, un atelier de fabrication numérique ou « FabLab », un accélérateur de startups, « Orange Fab » et enfin Orange Ventures Africa, le fonds d’investissement du groupe.

Finalement, le 20 octobre, Orange annonce la gratuité des transferts. Simultanément, les retraits sont facturés à 1% (contre 1% pour les transferts et 0% sur les retraits chez Wave).

C’est dire, dans une certaine mesure, là où le monopole écrase, la concurrence stimule l’imagination et l’innovation au bénéfice des populations.

Avec TribuneAfrique

Actualités

Communiqué de presse relatif à la cérémonie de remise des certificats du Parcours conjoint BCEAO-COFEB/HEC Paris CEMSTRAT

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Le Centre Ouest Africain de Formation et d’Etudes Bancaires (COFEB), centre de formation et de recherche de la BCEAO et HEC Paris organisent la remise des certificats de la première édition du Parcours sur le management stratégique bancaire.

Ce parcours intitulé « Certificat Exécutive Management Stratégique Bancaire (CEMSTRAT) » s’inscrit dans le cadre du renforcement des compétences des dirigeants des banques et établissements financiers de l’Union et de la sous-région dans les domaines du management et de la stratégie bancaire. Le Certificat Exécutive Management Stratégique Bancaire a regroupé 46 participants, parmi lesquels des administrateurs, des directeurs généraux et des directeurs opérationnels en exercice dans les banques et établissements financiers de la zone UEMOA.

Le parcours, dirigé par Madame Armelle DUFOUR, Directeur de projets stratégiques internationaux à HEC Paris, a été animé par une équipe de 9 Professeurs de cette grande école.

Les principaux objectifs de ce programme sont d’offrir aux dirigeants, les clés du succès dans la recherche d’une nouvelle création de valeur, l’appropriation des référentiels méthodologiques et des outils de tout premier plan, d’acquérir de nouveaux savoir-faire pour orchestrer et piloter la dynamique de réussite. La cérémonie a été rehaussée par la présence de Monsieur Tiémoko Meyliet KONE, Gouverneur de la BCEAO.

Depuis 2013, plusieurs centaines de dirigeants ont suivi avec succès les programmes certifiants, en Management Général des Activités Bancaires et en Management des Ressources Humaines, proposés conjointement par le COFEB et HEC Paris.

L’édition 2022 sera lancée au cours du mois de février.

Toutes les informations relatives aux différents parcours COFEB HEC Paris sont disponibles sur le site internet du COFEB, en cliquant sur le lien suivant : https://cofeb.bceao.int/formations-certifiante

A PROPOS D’HEC PARIS

Spécialisée dans le domaine de l’enseignement et de la recherche en management, l’école HEC Paris offre une gamme complète de formations aux décideurs de demain, à savoir le programme Grande Ecole, les mastères Spécialisés, les MSc, la Summer School, le MBA, TRIUM Global Executive MBA, le Doctorat.

Cette grande école propose également une large gamme de programmes pour les cadres et dirigeants. Créée en 1881 par la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, HEC Paris rassemble 140 professeurs permanents, 4500 étudiants et 8000 cadres et dirigeants en formation chaque année.

Pour rappel, HEC Paris occupe, dans le classement de Financial Times, le 1er rang pour la catégorie Business School en Europe et le 2e rang mondial pour son Département Exécutive Education.

Contacts presse de HEC Paris :

  • HEC Paris : Sophie Garnichat – +33 1 39 67 94 03 – +33 6 76 21 77 54 – garnichat@hec.fr

A PROPOS DU COFEB

Le Centre Ouest Africain de Formation et d’Etudes Bancaires (COFEB) est le Centre de formation de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Il a été créé le 5 août 1977. Plus récemment, le 4 novembre 2019, le COFEB a connu une transformation institutionnelle qui a élargi sa mission à la recherche scientifique et aux actions de partenariat. A ce titre, le COFEB réalise des études et conduit des réflexions prospectives et stratégiques sur de nombreux sujets d’intérêt pour la BCEAO, pour les Etats membres de l’UEMOA et pour l’écosystème bancaire et financier.

Cette transformation institutionnelle, en cours de matérialisation, traduit l’ambition des Autorités de la BCEAO d’en faire un outil de formation bancaire de référence sur l’échiquier africain et mondial.

Par ailleurs, le COFEB contribue au renforcement des compétences des cadres de la BCEAO, des Banques Centrales partenaires de la BCEAO, des banques, des établissements financiers, des systèmes financiers décentralisés, des émetteurs de monnaie électronique, du monde universitaire et des administrations économiques et financières des Etats membres de l’UEMOA. C’est dans ce sens que le COFEB organise un nombre important de séminaires et d’ateliers, de conférences de haut niveau, de même que des formations diplômantes et des Parcours certifiants.

Contact du COFEB :

Direction des Affaires Administratives et de la Communication (DAAC)

courrier.zdaac@bceao.int Tel. (221) 33 839 05 00 Dakar Sénégal

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Entreprises

Un nouveau DG à la Banque malienne de solidarité

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Diplômé en économie, Lanfia Koita, précédemment directeur général adjoint, succède à Alioune Coulibaly à la tête de la Banque malienne de solidarité (BMS-SA). C’est le ministre malien des Finances, Aloussény Sanou, qui a procédé à la nomination du  nouveau Directeur général.

En effet, dans une note d’information en date du 19 novembre 2021, adressée au président du Conseil d’administration, Aloussény Sanou, ministre de l’Economie et des Finances déclare :

« En ma qualité de représentant de l’Etat actionnaire et en me fondant sur l’impérieuse nécessité de consolider la bonne gouvernance de la banque, j’ai l’honneur de proposer à votre organe délibérant la nomination de Monsieur Lanfia Koita au poste du DG de la BMS-SA en remplacement de Monsier M. Alioune Coulibaly… »

Les motifs qui ont poussé au remplacement de ce dernier sont pour l’instant inconnus.

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Economie

La Startup Kenyane Twiga poursuit son offensive vers l’Afrique de l’Ouest. 50 millions de dollars levés

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Après avoir quadruplé ses revenus pendant la pandémie, la Startup Kényane Twiga compte étendre son offre en Afrique de l’Est en Afrique de l’Ouest.

Les enjeux

En vue de dérouler son plan de développement, la plateforme électronique de distribution alimentaire interentreprises basée au Kenya Twiga, a levé 50 millions de dollars de capitaux à la suite d’un tour de table de série C, mené par la société française Creadev. Des actionnaires axés sur les technologies comme Juven, TLcom, IFC Ventures et DOB Equity ont pour l’occasion boosté les investissements. Sans oublier les nouveaux investisseurs de Twiga dont Endeavor Catalyst Fund, un véhicule de co-investissement conçu pour soutenir les entrepreneurs Endeavor, et Finnfund, l’institution finlandaise de financement du développement.

Outre cela, la Startup a levé 30 millions de dollars dans le cadre d’une transaction secondaire pour coller aux enjeux : réduire les intermédiaires dans les chaines d’approvisionnement et étendre son offre. Elle entend utiliser les fonds levés, pour d’une part, s’étendre en Afrique de l’Est et en Afrique de l’Ouest en 2022. Sa résilience remarquable face à la pandémie aidant.

En effet, il faut dire que la réduction des intermédiaires impacte fortement le cout des aliments pour les consommateurs. D’ailleurs, Pierre Fauvet, directeur Afrique chez Creadev, dira : « Nous sommes profondément convaincus du potentiel de Twiga à révolutionner le commerce de détail informel en Afrique subsaharienne ».

A noter que la Startup Twiga emploie plus de 1 000 personnes et compte plus de 100 000 clients enregistrés pour ses services dans les villes kenyanes, livrant quotidiennement plus de 600 tonnes de produits à plus de 10 000 détaillants.

Agriculture de précision et imagerie par satellite : ces facteurs de rendement

D’autre part toutefois, Twiga consacrera une partie du financement du tour de table de série C à une validation de concept pour développer ses propres produits frais, en utilisant l’agriculture de précision et l’imagerie par satellite pour augmenter le rendement des cultures. Elle vise à réduire de plus de 30 % le prix payé par les consommateurs pour les principaux produits alimentaires nationaux à base de plantes. Elle prévoit également la vente de produits horticoles locaux à partir de février 2022 sur les marchés de l’Afrique de l’Est.

Comme quoi, dans le même secteur, une Startup avertie en vaut deux.

Jani avec la tribune Afrique

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