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Economie

Guinée-Bissau : les perspectives économiques de la BAD

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Effets de la pandémie sur une économie basée sur l’agriculture

Les mesures de confinement mises en place pour limiter la propagation de la pandémie de COVID-19 ont retardé la dynamique de croissance de la Guinée-Bissau. En 2020, le PIB réel s’est contracté de 2,8 %, inversant une accélération constante depuis 2015, inférieur aux 4,5 % enregistrés en 2019. Ce taux est le plus bas depuis le coup d’État de 2012, où l’économie s’était contractée de 2,0 %.

L’économie bissau-guinéenne, basée sur l’agriculture, dépend des exportations de noix de cajou, qui ont été le principal facteur à l’origine de ce retournement de la croissance. En effet, les mesures de quarantaine et la fermeture des frontières dues à la pandémie ont provoqué la baisse des prix et des ventes de noix de cajou. Le choc de l’offre sur les prix des produits de première nécessité, conséquence de la pandémie, a entraîné un taux d’inflation de 1,9 % en 2020, qui reste toutefois inférieur au critère de convergence de 3 % de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Le déficit budgétaire s’est creusé jusqu’à 7,8 % du PIB en 2020, contre 4,6 % en 2019, du fait de la crise qu’a connue le commerce de la noix de cajou, source importante de revenus. Les restrictions commerciales ont également aggravé le déficit du compte courant, qui en 2020 est de 11,4 % du PIB, contre 8,5 % en 2019, et 1,6 % en 2018.

Croissance et stabilité politique

La croissance devrait rebondir à 2,9 % en 2021 et à 3,9 % en 2022, grâce à la vaccination contre la COVID-19 à grande échelle et une reprise des activités commerciales. La stabilité politique sera cruciale pour attirer les investissements et stimuler l’engagement du secteur privé. L’inflation devrait rester stable, à 2 % en 2021 et 1,9 % en 2022. Une légère amélioration devrait se produire tant au niveau du déficit budgétaire — 5,3 % du PIB en 2021 et 4,6 % en 2022 — qu’au niveau de la balance des opérations courantes, qui serait déficitaire de 4,4 % pour 2021 et 2022.

Face à une  marge de manœuvre budgétaire limitée : quelles options de financement ?

La Guinée-Bissau dispose d’une marge de manœuvre budgétaire très limitée pour réagir de manière anticyclique à un ralentissement économique et doit réorienter ses dépenses vers les services de santé publique essentiels. La situation de la dette publique s’est rapidement détériorée, avec une forte augmentation jusqu’à 69 % du PIB fin 2019 contre 50,9 % du PIB en 2018. La dette extérieure s’élevait à 25 % du PIB fin 2019, contre 12 % du PIB en 2018. L’impact de la pandémie sur les finances publiques risque d’accroître encore l’endettement du pays, et entraîner davantage de pression sur la viabilité de sa dette.

 Les derniers audits de la dette intérieure indiquent que les arriérés accumulés de 1974 à 1999 s’élevaient à 14,3 milliards de FCFA (1,7 % du PIB) tandis que ceux de 2000 à 2007 totalisent 88,7 milliards de FCFA (10 % du PIB). Quant à la dette extérieure, les institutions financières internationales en sont les principaux créanciers.

Pour augmenter les recettes intérieures, il est nécessaire de veiller à mieux gérer la politique fiscale et de renforcer le cadre fiscal national. Le ratio des recettes fiscales au PIB de la Guinée-Bissau, estimé à 9,4 %, est inférieur à la moyenne de l’UEMOA, qui est de 15 %.

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Economie

Recul du dollar, hausse du cours de l’or et répercussions éventuelles du variant Omicron

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Les cours de l’or ont augmenté dans les échanges, sur fond de baisse du dollar et d’attente des répercussions de l’épidémie du variant Omicron, sur l’économie mondiale.

Le cours du métal précieux ont augmenté de 0,13 %, soit 2,39 dollars, pour s’échanger à 1 816,99 dollars l’once.

De leur côté, les cours des contrats à terme sur l’or, pour une livraison en février, ont augmenté de 0,14 %, soit l’équivalent de 2,6 dollars, pour atteindre les 1 817,20 dollars l’once.

Entretemps, l’indice du dollar a reculé de 0,12 % à 96,157 points par rapport à six autres devises internationales.

Les cours de l’or avaient augmenté, dans les échanges du mardi, à la suite de la parution de données décevantes de l’économie américaine.

Les données de l’Institute for Supply Management aux Etats-Unis ont révélé, dans la journée du mardi, que l’activité industrielle Outre-Atlantique avait baissé plus que prévu, au cours du mois dernier, la performance de l’indice des directeurs d’achat manufacturiers a été de 58,7 points en décembre, contre les 61,1 points le réalisés le mois précédent.

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Economie

Allègement du fardeau des dettes: les 25 pays bénéficiaires

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Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé le décaissement de la cinquième et dernière tranche d’aides pour alléger le fardeau des dettes des 25 pays membres grâce aux ressources du Fonds d’affectation spéciale pour l’endiguement des catastrophes et l’allégement de la dette.

Un communiqué publié par le fonds, a indiqué que l’approbation de la cinquième tranche, d’une valeur de 115 millions de dollars, est intervenue après l’approbation de quatre tranches précédentes, la dernière datant du 6 octobre.

Les 25 pays sont : Bénin, Burkina Faso, Burundi, République Centrafricaine, Comores, Éthiopie, Djibouti, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Yémen, Tadjikistan, Sierra Leone, Îles Salomon, Rwanda, Niger, Népal, Mali, Malawi, Madagascar, Libéria, Lesotho, Haïti, Sao Tomé et Principe, Tchad, République démocratique du Congo (RDC).

En approuvant la cinquième tranche, qui se terminera en avril 2022, le fonds achèvera des aides de deux ans, pour alléger le fardeau des dettes, d’une valeur cumulée de 964 millions de dollars.

En mars 2020, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a lancé une campagne urgente pour lever 1,4 milliard de dollars sous forme de subventions pour financer les conséquences de la pandémie de Covid-19 et l’allégement des dettes.

Les donateurs ont promis des contributions totales d’environ 852 millions de dollars.

FMI et Mission

Pour rappel, le Fonds Monétaire International (FMI) est une des institutions financières les plus importantes au niveau mondial. Il a pour mission d’encourager la stabilité financière, la coopération économique, de produire des statistiques et études et de prêter des fonds en contrepartie de réformes aux pays en difficultés.

Source : Jani avec Anadolu Agency

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BAD : Prêt de 70 millions $ pour la RD Congo

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Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a accordé, mardi à Abidjan, un prêt de 70,04 millions de dollars américains à la République démocratique du Congopour mettre en œuvre la deuxième phase du Projet de renforcement des infrastructures socioéconomiques dans la région Centre (PRISE II).

La part du gouvernement : 8,08 millions de dollars

Le financement, d’un montant total de 78,12 millions de dollars est assuré d’une part, par un prêt de 70,04 millions du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement et, d’autre part, par une contrepartie du gouvernement de 8,08 millions de dollars.

« Le PRISE II vise à assurer un accès durable et inclusif à l’eau potable, l’assainissement, la santé, l’éducation et l’emploi pour les résidents bénéficiaires en particulier les femmes et les enfants qui portent la charge de l’approvisionnement des ménages en eau potable, a déclaré Dr Beth Dunford, vice-présidente du Groupe de la Banque africaine de développement chargée de l’Agriculture et du Développement humain et social. Il s’appuie sur les acquis du précédent programme et soutient les efforts du gouvernement de la RD Congo afin de remédier aux faiblesses institutionnelles et fournir des services d’eau durables. » 

Le projet sera exécuté sur cinq ans et permettra de construire 41 écoles, 40 centres de santé, 88 latrines et 22 mini-réseaux d’eau potable, contribuant ainsi à l’amélioration de la résilience des populations face au changement climatique. Quelque 333 emplois permanents et des milliers d’emplois temporaires (1575) seront créés à la mise en œuvre du projet.

Enjeux du projet

Le projet permettra notamment d’améliorer le taux d’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans les zones rurales des provinces ciblées ; d’améliorer les taux de scolarisation en vue de la réduction des écarts entre garçons et filles au primaire et au secondaire. Il vise également à améliorer l’accès aux soins de santé des populations, à réduire le taux de mortalité maternelle ; et à renforcer la capacité des acteurs du secteur, notamment les provinces et les entités territoriales décentralisées, dans la gestion du service public de l’eau. Au moins, 870.908 personnes de 41 agglomérations rurales de dix provinces bénéficieront du projet (Kasaï central, Kasaï oriental, Kasaï, Sankuru, Lomami, Kwuilu, Kwango, Mayi-Ndombe, Maniema et haut-Katanga).

Le projet permettra de renforcer l’impact des opérations antérieures de la Banque dans le pays dont le Projet de renforcement des infrastructures socio-économiques dans la région du centre, phase 1 (PRISE 1) qui a permis d’améliorer le cadre de vie par la construction de 60 systèmes d’alimentation en eau potable, 60 écoles, 60 centres de santé et 504 latrines dans la zone centre du pays.

Pour le directeur général adjoint de la Banque pour la région Afrique centrale, Solomane Koné, « le projet PRISE II a un caractère stratégique pour accélérer la mise en œuvre et l’atteinte des résultats tangibles dans le cadre du Programme nationale eau-hygiène-assainissement (PNEHA 2030) mis en place par le gouvernement de la RDC en 2020. Il renforce et complète les autres interventions de la Banque ainsi que l’attractivité et le cadre de vie des zones ciblées du projet ».

Le projet est conforme avec le Plan national stratégique de développement (2019-2023) et le Document de stratégie pays de la Banque pour la RDC (2013-2017) qui a fait l’objet des mises à jour jusqu’à l’horizon 2022 ainsi que les priorités stratégiques de la Banque, les « High 5 », notamment la stratégie « améliorer les conditions de vie des populations africaines ».

Avec agenceecofin

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