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Kako Nubukpo : « Le sommet Afrique-France sera l’occasion de poser les questions qui fâchent »

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Nouveau commissaire du Togo à l’Uemoa, Kako Nubukpo revient sur la future monnaie eco, l’agenda de l’Uemoa ainsi que sur l’avenir économique du continent.

C’est à Ouagadougou, la capitale burkinabè, qu’il a rejoint début janvier pour occuper le poste de conseiller spécial du président de la commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), que Kako Nubukpo a eu, le 14 avril dernier, la confirmation de sa nomination comme représentant du Togo.

Si ce retour en grâce institutionnel lui attire des flèches de certains panafricanistes qui lui reprochent d’avoir abandonné son combat contre le franc CFA, lui assure rester fidèle à ses convictions et espérer un débat franc lors du prochain sommet Afrique-France prévu à Montpellier. Rencontre.

Jeune Afrique : Vous êtes connu comme un adversaire du F CFA, mais vous avez accepté de travailler à la commission de l’UEMOA, une institution qui promeut cette monnaie. Pourquoi ?

Kako Nubukpo : La Commission de l’Uemoa est une institution que je connais bien pour y avoir travaillé entre 2009 et 2012 comme conseiller technique coton et chef du pôle analyse économique et recherche, avant de rejoindre le gouvernement togolais.

LE F CFA EST LA MONNAIE PAR EXCELLENCE DE LA SERVITUDE, DE LA RENTE ET DES ÉLITES

C’est une institution qui a été créée à la veille de la dévaluation du F CFA en janvier 1994, afin d’assurer des fondements réels à la monnaie commune.À LIRE Dévaluation : le jour où le franc CFA est tombé

La feuille de route de la commission de l’Uemoa me paraît plus que jamais d’actualité dans le contexte de transition du F CFA à l’eco, car nous aurons à traiter notamment de l’harmonisation des règles entre l’UEMOA et la Cedeao.

Ne craignez-vous pas que le « scénario OIF » se reproduise à l’UEMOA ?

Je n’ai pas conçu mon existence personnelle et professionnelle par rapport à la recherche de postes, sinon je serais resté au siège de la BCEAO que j’ai intégré dès mars 2000 au sortir de ma thèse de doctorat. J’y aurais certainement effectué une carrière stable et sans encombre.

Mais j’en ai démissionné au bout de trois ans car j’avais l’impression que mon potentiel humain ne pouvait pas s’y réaliser pleinement. J’ai toujours fait prévaloir mes convictions, notamment l’impératif pour notre génération d’intellectuels africains d’être au service de l’intérêt général, sur toute autre considération.

C’est ce qui a motivé mon engagement total au service d’une alternative monétaire au F CFA, que j’estime être la monnaie par excellence de la servitude, de la rente et des élites.

Je n’ai abandonné aucune de mes convictions, aucun de mes principes. Je pense avoir trouvé ma mission, celle de contribuer à l’émancipation monétaire de l’Afrique de l’Ouest, et j’espère ne pas la trahir. L’avenir nous dira…

Qu’est-ce qui justifie la décision d’organiser les états généraux de l’eco ?

Tout est parti des annonces des chefs d’États ivoirien et français le 21 décembre 2019 à Abidjan, relatives à la réforme monétaire dans l’Uemoa.

Alors qu’une conscience collective s’élevait pour réclamer une réforme institutionnelle, la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg) de l’Université de Lomé a décidé d’organiser un colloque international sur le thème « quelle monnaie pour quel développement en Afrique de l’Ouest : eco 2021».

La rencontre est prévue du 26 au 28 mai 2021. Elle réunira divers spécialistes et experts, professeurs, docteurs, doctorants, étudiants, organisations de la société civile, personnes d’intérêt et sera marquée par la présentation de travaux de recherches et l’exposé des positions de principe des personnalités et sociétés civiles africaines invitées.

Les deux principaux résultats attendus sont la rédaction d’un rapport sur la transition du F CFA à l’eco et l’établissement d’une feuille de route à soumettre aux chefs d’État et de gouvernement de la Cedeao pour la mise en place de l’eco.

La réforme du F CFA annoncée par les chefs d’État ivoirien et français semble être dans l’impasse. À qui la faute ?

Il y a deux dimensions à prendre en compte. D’abord, la dimension symbolique et politique qui renvoie au nom de la monnaie et ensuite, la dimension économique qui concerne la neutralité ou la non-neutralité de la monnaie dans une économie.

SI L’ON PREND EN COMPTE LES COÛTS PROHIBITIFS D’UN PROCESSUS DE TRANSITION MONÉTAIRE, POUVAIT-ON CHOISIR UN AUTRE NOM DE MONNAIE QUE L’ECO ?

Pour ce qui concerne le nom, celui-ci n’est jamais neutre. Il renvoie à votre identité. Ainsi, le F CFA renvoyait aux colonies françaises d’Afrique et le principe qui consiste à le débaptiser pour choisir un autre nom est une très bonne chose.

Encore faut-il savoir par quoi on le remplace. Quand les chefs d’États ont annoncé ce nom d’eco, j’ai tout de suite attiré l’attention sur le fait que l’agenda de l’eco est celui de la Cedeao. En outre,  il y a des critères pour rentrer dans l’eco, et en parler comme d’un substitut au CFA c’est créer une forme d’automaticité du remplacement qui pourrait ne pas être facilement accepté par les autres États de la Cedeao.

D’un autre côté, si l’on se veut pragmatique et que l’on prend en compte les coûts prohibitifs induits par tout processus de transition monétaire, pouvait-on choisir un autre nom de monnaie, alors que le projet était d’intégrer plus tard la future zone eco ?

Pour ce qui est de la dimension proprement économique, j’ai déjà eu le loisir de la traiter dans le cadre de diverses tribunes publiées dans Jeune Afrique depuis de nombreuses années.

Le G20 a approuvé le principe d’une allocation de droits de tirage spéciaux (DTS) d’un montant équivalent à 650 milliards de dollars. Est-ce une bonne nouvelle pour l’Afrique ?

La réponse est clairement oui, car le constat est unanime : les ministres africains des Finances et l’Union africaine ont appelé à une réponse continentale coordonnée au Covid-19, étayée par le déblocage urgent et immédiat de 100 milliards de dollars, dont 44 milliards devraient être consacrés à l’allégement de la dette de tous les pays africains. Les ministres ont également demandé un montant supplémentaire de 50 milliards de dollars pour financer un sursis de paiement des intérêts en cas de crise prolongée.

Sans en faire le principal moteur du développement de l’Afrique qui doit être avant tout endogène, j’appelle néanmoins la communauté internationale à un effort financier sans précédent en faveur du continent africain, en proportion de ce qu’elle a le courage de faire à l’heure actuelle pour le monde développé et émergent.

LE SOMMET AFRIQUE-FRANCE DE MONTPELLIER SERA UNE OCCASION DE POSER FRANCHEMENT LES QUESTIONS QUI FÂCHENT

L’Afrique réclame aujourd’hui, au nom de notre commune humanité, un appui international d’envergure sans lequel elle compromettra non seulement sa capacité à proposer une réponse efficace à la pandémie, mais réduira également de façon irréversible, ses chances de réaliser l’Agenda 2030 pour le développement durable.À LIRE « 18 milliards de dollars pour l’Afrique » : les DTS, remède miracle à la crise ?

Vous faites partie d’un groupe d’intellectuels sélectionnés pour débattre avec Emmanuel Macron à l’occasion du prochain sommet Afrique-France. Que faut-il attendre de ce rendez-vous ?

Le président Emmanuel Macron a demandé à l’historien camerounais Achille Mbembe la production d’un rapport sur l’avenir du partenariat franco-africain. Ce dernier a sollicité l’expertise d’un comité d’une dizaine de membres auquel j’appartiens. Il ne faut jamais refuser le débat car c’est de la confrontation que jaillit la lumière.

Le sommet Afrique-France de Montpellier constituera une occasion – parmi d’autres – de poser franchement les questions qui fâchent généralement la France en matière de positionnement sur le franc CFA : pourquoi la France tient-elle tant au franc CFA, d’autant qu’elle ne cesse d’affirmer que « le franc CFA est une monnaie africaine » ?

Mais l’avenir du partenariat économique entre l’Afrique et la France ne se résume pas au seul débat monétaire. L’urgence africaine est dans l’impératif de la transformation structurelle de son économie et il est important de co-construire de manière équitable avec la France – comme avec d’autres puissances installées ou émergentes – les voies d’une prospérité partagée. Il y va de la stabilité de l’Afrique et du monde.

source: jeuneafrique.com

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Portrait : Youssouf Ali Mbodou, fondateur de la start-up Kouran Jabo

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Bureau de Youssouf Ali (tchadien) : d’un côté il y a ses collaborateurs, la tête dans les ordinateurs et de l’autre, des panneaux solaires et différents kits. C’est le siège de Kouran Jabo, à l’étage d’un immeuble situé en face du lycée de la Liberté, à la rue de 30m de la capitale.

Kouran Jabo, est une startup qu’il a créée il y a quatre (4) ans avec des amis d’enfance et qui s’est fixé pour objectif de permettre l’accès à l’énergie solaire aux foyers modestes. C’est ce qu’il appelle « entrepreneuriat social ».

Naissance et parcours académique

Youssouf Ali voit le jour en janvier 1989 à Mao dans le Kanem. L’aîné de sa mère (la troisième et dernière épouse de son père) indique que ses parents, bien que n’ayant pas été à l’école, ont beaucoup investi dans leur éducation pour qu’eux puissent avoir plus d’opportunités dans la vie.  

Youssouf fait ainsi ses premiers pas à l’école à l’école française en Arabie Saoudite, un pays dans lequel son père s’est retiré étant donné que ses activités commerciales entre le Tchad et le Nigeria ne marchaient plus très bien.

Après le Cours préparatoire deuxième année (CP2), Youssouf Ali rentre au pays. Il poursuit sa scolarité dans plusieurs établissements de la capitale. En classe de troisième, le garçon qui indique qu’il n’était pas question de continuer dans l’enseignement général était face à un choix difficile à faire : aller dans l’enseignement technique industriel parce qu’il avait un faible pour la physique ou à l’enseignement technique commercial « parce qu’il fallait aussi penser aux opportunités d’emploi ».

Cette hésitation lui a fait perdre un mois à la maison au début de l’année. Il a finalement choisi d’opter pour l’enseignement technique commercial suite à l’orientation scolaire mais aussi sous l’influence de sa mère.  Dès la première au lycée Thilam Thilam, en qualité de candidat libre, il fut reçu au baccalauréat série G3 en 2008.

Le bac en poche, le jeune homme fluet, visait les universités américaines. Peut-être, explique-t-il, sous l’influence de l’anglais, une langue qu’il connait parce que dès le collège, il s’est inscrit au centre américain. Mais à cause de la cherté et surtout de la complexité des procédures qui lui ont fait blanchir une année, il a dû renoncer et atterrit au Benin. En 2012, il décroche une licence professionnelle en Banque et Finance d’entreprise à l’Ecole supérieure de commerce PIGER de Cotonou. Mais au contact du terrain lors de son stage dans une banque, Youssouf Ali estime qu’il n’est pas fait pour ce métier. Il indique avoir voulu arrêter les études pour faire autre chose mais au vu du refus catégorique des parents qui voulaient qu’il aille le plus loin possible, il a continué en Master mais cette fois-ci en Management de la qualité et de projet.

Du Benin, Youssouf s’envole pour la France où il obtient un autre Master en management et commerce des affaires internationales à l’université de Lille. Il finit en 2015 et fait un stage en Belgique dans une startup où il découvre le « social business » ou « entrepreneuriat social ». Il a voulu continuer en thèse de doctorat en économie mais avec ce qu’il a appris dans cette startup et la question de l’entrepreneuriat qui était en vogue, il a commencé à s’y intéresser.

Youssouf Ali travaillait dans des startups entre la France et la Belgique et faisait également des consultances pour des entreprises. Avec un associé congolais, ils ont essayé de monter une startup mais ça n’a pas marché, faute de financement. Il met alors le cap sur les Emirats arabes unis et a commencé à travailler dans une nouvelle startup.

Au bout de deux ans, ce quadrilingue (français, arabe, anglais, espagnol) décide de rentrer au Tchad. Pour lui, tout ce parcours à l’extérieur, c’était pour apprendre, s’imprégner de ce qui se fait de mieux ailleurs mais l’objectif, « c’est de revenir au Tchad pour pouvoir faire quelque chose ».

Retour au pays : création de Kouran Jabo et enjeux…

Ainsi, avant son retour, il entre en contact avec des amis d’enfance et leur parle de son projet. Ceux-ci adhèrent et se mettent à faire l’étude du marché. Youssouf arrive au Tchad et pendant un an, ils ont mené les démarches pour avoir des investisseurs et faire reconnaitre l’entreprise. Chose faite en fin 2017 et début 2018, Kouran Jabo (au lieu de Solar international au début) lance ses activités. Kouran Jabo, parce que, explique-t-il, « ça parle à tout le monde, c’est facile à retenir » mais aussi c’est un nom qui rappelle l’enfance car c’est « le cri de joie qui annonce le retour de l’électricité ».

Le promoteur de Kouran Jabo se rappelle que quand ils ont commencé, le taux d’accès à l’électricité était de 6,4%. L’objectif de sa startup est donc de faire de l’entrepreneuriat social qui consiste à ne pas faire de perte mais à vendre moins cher au profit des couches vulnérables. Ainsi, ils ont commencé avec un kit composé d’un panneau solaire de 4,5 watt, trois lampes, une batterie de 3.000 milliampères et une bande de recharge de téléphone pour un coût de 60.000 échelonné sur deux ans.

En termes d’impact, il se réjouit que sa petite entreprise ait réussi à électrifier au solaire plus de 1.000 foyers, soit 5.000 personnes touchées. En plus de l’avantage économique, Youssouf Ali cite également le fait que les enfants révisent plus longtemps leurs leçons, que les risques de pollution et d’incendie que peuvent comporter l’utilisation des bougies par exemples sont éliminés. « Mais également, le plus important, on a permis l’inclusion financière de ces 1.000 foyers et 5.000 personnes qui n’avaient pas les moyens de s’offrir ces kits à cash ».

Suite aux demandes des clients de la classe moyenne, Youssouf Ali informe qu’ils ont introduit d’autres kits comprenant en plus un écran téléviseur (26 pouces), un ventilateur, 5 à 6 lampes qui valent 475.000F dont le payement est échelonné sur un an et demi.

Contraintes

En termes de difficultés, le trentenaire cite le pays classé comme un marché à risque qui n’attire pas les investisseurs (ils ont eu des difficultés à lever les fonds), il y a le manque de formalisation du statut de startup, un concept nouveau, qui ne facilite pas la tâche. Par exemple, indique le promoteur de Kouran Jabo, pour favoriser les entreprises sociales, des annonces sont faites par exemple au sujet de l’exonération des droits des douanes sur tout ce qui est solaire mais dans la réalité, ils continuent à payer.

Avec tchadinfo

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Encadrement des monnaies virtuelles : vers une cryptomonnaie 100% marocaine

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Le 10 janvier 2022, la ministre de l’Economie et des Finances du Maroc, Nadia Fettah Alaoui,  a déclaré que son pays compte encadrer l’usage des monnaies virtuelles par une nouvelle législation.

En outre, elle précise que son département examine aussi la possibilité de mettre en place une cryptomonnaie 100% marocaine, élaborée et garantie par Bank-Al-Maghrib, la banque centrale.

Ces annonces, faites lors d’une séance plénière des questions orales à la Chambres des représentants, interviennent dans un contexte où les cryptomonnaies sont interdites dans les transactions financières par la législation marocaine. En effet, en 2017, le ministère de l’Économie et des Finances et la banque centrale avaient mis en garde, dans une déclaration conjointe, contre les dangers de l’emploi des cryptomonnaies dans le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme : « Les transactions effectuées via les monnaies virtuelles constituent une infraction à la réglementation, passible de sanctions et amendes ».

 Pourtant, les cryptomonnaies continuent d’être prisées.

Le Maroc est 24 ème utilisateur mondial de cryptomonnaies malgré les interdictions

Malgré l’interdiction formelle par l’Office des Changes de l’usage des cryptomonnaies depuis 2017, les marocains dérogent à la règle. Le Maroc a enregistré un volume d’échange de bitcoins de 6 millions de dollars US, le plus élevé d’Afrique du Nord. Le pays se place en 4ème position sur le continent africain, derrière le Nigeria, l’Afrique du Sud et le Kenya. Les Marocains sont ouverts aux échanges de crypto-monnaies, les volumes d’échange de bitcoins en peer to peer augmentant régulièrement au fil des ans pour atteindre un record de 2,18 millions de dirhams marocains en 2020.

L’anonymat assuré par les cryptomonnaies rend malaisés la régulation et le cadrage des propriétés virtuelles des marocains. La fluctuation importante de ces monnaies en fait un nouvel intérêt d’investissement pour les jeunes marocains désireux d’améliorer leur situation financière, d’autant plus que le numérique est aussi synonyme d’opportunités infinies. L’usage des actifs virtuels par les marocains est aussi considéré comme une solution palliative pour dépasser les restrictions imposées par le plafond de la dotation E-commerce. L’analyse des chiffres montre effectivement que les pays performant le mieux dans le classement d’usage de cryptomonnaies, sont des pays à l’image du Maroc, avec des monnaies non convertibles.

Jani avec challenge.ma

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La Société Générale Togo a une nouvelle directrice générale

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Nommée nouvelle directrice générale, l’ivoirienne Jocelyne N’Guessan, succède ainsi au togolais Moyeme Baniab à la tête de Société Générale Togo, succursale de la Société Générale, seule banque française opérant dans le pays.

Focus sur son parcours

Après l’obtention de son baccalauréat scientifique, Jocelyne N’GUESSAN est orientée vers les études pharmaceutiques. Au bout de deux ans, elle abandonne pour se tourner vers ce qui la passionne véritablement : la finance. Titulaire d’un DESS en Ingénierie financière en 2005, elle fait de la formation continue un élément clé dans le développement de sa carrière. Ainsi, en 2013, elle obtient l’un des diplômes les plus reconnu de la banque de détail l’ITB au Centre de Formation de la Profession Bancaire de Nanterre-Paris. Sa quête du savoir la conduira à l’obtention d’un MBA en Haute Finances Internationales à l’Institut de Haute Finance IHFi en 2019 et la même année à un Master 2 En Economie – Gestion, Spécialité Finance, Hautes Finances et Management à l’IAE (l’Institut d’Administration des Entreprises) de l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Son histoire d’amour avec la Société Générale débute en 2009 au poste de Relationship Manager – Corporate Banking en Côte d’Ivoire. Pendant plus de 5 ans, elle brillera dans ses missions et en 2015, elle sera nommée responsable du marché Mines, Énergies et infrastructures. Une marque de confiance du groupe qui confirme les prouesses et les progrès de la manageresse. En juin 2018, Jocelyne N’GUESSAN est nommée au poste de directrice adjointe Clientèle Entreprises. Là encore, elle ne va pas se reposer sur ses lauriers. Redoublant d’ardeurs au travail, ses efforts sont récompensés en juillet 2021 avec sa nomination à la tête de la succursale togolaise de la Société Générale.

Il est important de noter que les performances de Jocelyne N’GUESSAN ont conduit à plusieurs distinctions professionnelles entre autres : lauréate du Trophée « Innovation Société Générale Africa Cup » en 2015, l’Award du Manager de l’année 2016, successivement en 2016 et 2017, le prix de la plus belle opération Corporate.

Jocelyne N’Guessan a été reçue, le 13 janvier 2022, par le Premier ministre togolais Victoire Tomegah-Dogbe. A cet effet, elle dira : « La cheffe du gouvernement a partagé avec nous la stratégie du Togo autour du PND (Plan national de développement), ainsi que les axes prioritaires sur lesquels elle a des attentes fortes des institutions financières. Cette feuille de route cadre parfaitement avec les ambitions du groupe Société Générale en matière d’infrastructures, d’accompagnement des PME et d’inclusion financière. Nous comptons travailler sur ces axes principaux, afin d’accompagner le Togo dans son développement »

La nomination de Jocelyne N’GUESSAN à la tête de la succursale togolaise de la Société Générale confirme la volonté de ce groupe bancaire de promouvoir non seulement les cadres africains, mais surtout les femmes africaines qui se démarquent par leurs engagements au service du développement du continent.

Taslikh avec businessfinanceint et financialafrik

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