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Koné Dossongui : un serial entrepreneur au parcours inspirant

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D’emblée, une évidence se dégage sur l’homme : les superlatifs ne manquent pas pour le portraiturer. Mais, pour autant, peut-on se hasarder à le décrire par soustraction, sans lui porter préjudice ? Peu probable, à tout le moins…

Alors tentons, sans prétention d’exhaustivité, une plongée libre, dans l’univers de cet homme d’affaires ivoirien.

Au début de ses affaires: un prêt de la SFI

A 71 ans, Bernard Dossongui Koné, ce natif de Gbon, au nord de la Cote d’Ivoire, multiplie les bonnes affaires. Pourtant, à l’entendre, aucune fable, aucun mystère n’entoure ses débuts. En effet, il n’a pas attendu d’être ministre en 1999, pour se lancer dans les affaires, même s’il eut, auparavant, à gérer la société d’État Palmindustrie.

A l’en croire, tout est parti d’un prêt SFI. Il dira en ce sens : « En 1989, grâce à un ami de la Banque mondiale, Serge Guetta, nous avons bénéficié d’un prêt de la SFI (Société financière internationale) de 1,4 milliard de francs CFA pour créer des plantations et trois usines d’extraction d’huile  à essence d’agrumes (bergamote, bigarade et citrons) ».

Grace à ce prêt donc, il a prospéré dans l’agro-industrie, et est devenu, avec 20 tonnes, le premier producteur mondial hors coopératives d’essence de bergamote. Et le magnat ivoirien d’ajouter : « Parallèlement, je suis entre dans le domaine de la boulangerie en en montant une. Au bout d’un an, nous avons repris un parc de 4, grâce à un crédit bancaire en 1990. Ce parc s’est très rapidement développé pour atteindre 70 boulangeries, actuellement gérées par des jeunes sous forme d’unités franchisées ».

De fil en aiguille, la chance continue de lui sourire. Esprit vif, il s’ouvre au secteur bancaire. La Française CIC, Crédit industriel et commercial décide de quitter la Cote d’Ivoire. On propose entre autres, à Dossongui Koné, de participer au tour de table. Il dira : «  En groupe, nous avons repris chacun 1%. Les autres n’ont pas été patients. Nous qui sommes restes avons, en 19 ans, réussi grâce aux efforts de tous à créer le groupe bancaire Banque Atlantique ». Une banque, qui ne cesse de surprendre par ses résultats, qui s’étend en Afrique, tout en revendiquant la première place en Côte d’Ivoire.

Un entrepreneur en série…un touche-à-tout

Il faut le dire et l’assumer : sur la table des affaires, le patron du Consortium Atlantic Financial Group, Bernard Koné, a un appétit d’ogre. Quoique considéré comme humble et discret, car rarement sous les feux de la rampe, l’homme d’affaire est comme permanemment, comme par enchantement, à l’affut de nouvelles opportunités d’affaires. Et, avec tact et adresse, il avance ses pions, calibre son tir, sonde le terrain, puis oriente, place et étend ses activités vers des secteurs porteurs et dans des zones propices au business. En effet, selon un de ses proches, « Bernard Koné Dossongui est un homme d’affaires redoutable. Il finit toujours par atteindre son objectif, quitte à faire du forcing ».

Dossongui a du flair. Il ne fuit pas le challenge, il l’enlace jalousement. Mais, comme tout entrepreneur, investisseur, il trébuche parfois, mais se relève, aussitôt.

Il crée Atlantique Télécom en 2002. Une société qu’il cède à Etisalat en 2005, afin de se consacrer à la Finance et au transport aérien, réalisant pour l’occasion, une belle plus-value tout en conservant juste 0,5% des parts (le montant de la cession n’a jamais été dévoilé).

D’après un de ces anciens partenaires : « Cette réussite s’est faite au détriment de certains hommes d’affaires qui lui ont fait confiance ». Par exemple, le Burkinabè Apollinaire Compaoré, patron du groupe Planor Afrique, avec qui il détenait Telecel Faso. Avant de vendre Atlantique Télécom à Etisalat, l’Ivoirien a dilué les parts de son partenaire pour prendre le contrôle de l’opérateur burkinabè et tirer le plus grand profit de l’opération. Depuis, les deux hommes sont devenus des ennemis jurés et sont entrés dans un conflit sans merci.

Quelques années plus tard, en juillet 2013, avec une acquisition de 15%, il signe son retour au capital d’Atlantique Télécom, où il a fait ses premiers pas, grâce à son mentor Naguib Sawiris, le fondateur d’Orascom Telecom. C’est, en effet le magnat égyptien qui lui a permis de se positionner dans la téléphonie mobile, en lui vendant ses sociétés – Telecel – dans six pays africains (hors Côte d’Ivoire). Dossongui a aussi été propriétaire de Prestige Télécom, une entreprise spécialisée dans le transfert de données par voie satellitaire.

Alors que le microcosme financier africain n’y croyait plus, il est parvenu à trouver une entente avec le groupe marocain Banque populaire pour la cession de 50 % du capital de Banque Atlantique, réseau bancaire d’Atlantic Financial Group. Pour cause, quelques financements hasardeux avaient fini par plomber les comptes du groupe. Notamment, il avait misé des milliards de F CFA dans la défunte compagnie Air Ivoire, tombée par la suite en faillite.

Concrètement, les deux parties se sont mises d’accord pour créer un holding commun, détenu à parts égales et dénommé Atlantic Business International. Le groupe marocain a injecté 56 milliards de F CFA et a pris en charge la stratégie du groupe. Dossongui, a quant à lui conservé la mainmise sur la direction générale de la nouvelle entité par la nomination d’un de ses proches, Souleymane Diarassouba, actuel ministre du commerce et de l’industrie de la Cote d’Ivoire.

Fructueuse intransigeance

En effet, cette opération d’envergure, a signé le terme d’une longue série de négociations qui a commencé six ans plus tôt, avec plusieurs prétendants, sans jamais parvenir à conclure un accord avec l’Ivoirien. Parmi eux : le fonds américain Intangis, le groupe bancaire français BPCE, le nigérian Access Bank… « Bernard Koné Dossongui était conscient du potentiel de croissance de Banque Atlantique. De fait, il avait tendance à être intransigeant dans les négociations, même si la situation financière du groupe n’était guère brillante », témoigne un analyste financier. Le réseau bancaire, en plus d’être implanté dans huit pays d’Afrique (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal et Togo), possède un solide ancrage sur le marché ivoirien, le plus important de la sous-région.

Parenthèse politique

En janvier 1996, le Président Henry Kona Bédié, remet en selle le ministère de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, pour mieux affronter le troisième millénaire et permettre à chaque ivoirien d’apprendre un métier. Il nomme successivement Zakpa Komenan, janvier 1996 à avril 1999.  

Koné Dossongui, d’avril au 23 décembre 1999.  Poste qu’il quittera après les évènements des 23 et 24 décembre 1999, avec la prise du pouvoir d’Etat par l’armée. Auparavant, il avait annoncé la tenue à Abidjan, en mars 2001, de la première semaine africaine de l’Education et de la Formation.

Par ailleurs, il fut député et membre du parlement de l’UEMOA, dont il a présidé la Commission des affaires économiques et financières des 1998. Toutefois, il assure que la parenthèse gouvernementale a affecté négativement ses affaires et qu’il est parti avec soulagement.

Ancien partisan de Gbagbo et de Bédié, l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara n’a pas été sans effets. Bernard Koné, aurait en effet, essuyé une perte de 20 milliards de FCFA après la liquidation d’Air Ivoire par les nouvelles autorités. S’y ajoute, son entreprise Atlantic Cacao Co, qui aurait été bloquée dans le démarrage de ses activités en Côte d’Ivoire pour retard d’agrément, sans raisons palpables, ce,  suite à plusieurs demandes.

Toutefois, les rapports entre les nouvelles autorités et Koné Dossongui, sont redevenus lisses. Ses activités ont repris du poil de la bête. D’ailleurs, le Chef de l’Etat ivoirien lui a rendu un vibrant hommage. Et en avril 2019, suite au décès de son grand frère, le Président Ouattara lui a fait un don symbolique de 5 millions de FCFA.

Un tableau de chasse à garnir davantage : Banque, BTP, CIMENT, MEUNERIE…

Koné Dossongui est incontestablement un entrepreneur en série. L’appétit venant en mangeant, le milliardaire ivoirien et ex-ministre, a racheté l’année dernière, les filiales du Mali, du Gabon et des Comores du groupe français BNP Paribas pour environs 61 millions d’Euros via son bras financier Atlantic Financial Group. Pour certains, c’est « l’opération la plus marquante de l’an passé » dans le secteur bancaire en Afrique de l’Ouest. Elle a impliqué Atlantic Financial  Group, BNP Paribas et Banque Centrale populaire. C’est donc une transaction transfrontalière impliquant plusieurs juridictions et qui exigeait une armada juridique bien étoffée, au regard de la  sophistication du « deal ». Pour les experts, une telle opération est rare en Afrique francophone.

En septembre, le magnat ivoirien rejoint le marché florissant du ciment en ouvrant une nouvelle cimenterie(SCCI), dans la zone industrielle d’Abidjan à hauteur de 60 milliards de FCFA (91 millions d’euros), pour une capacité de production installée de 1,5 millions de tonnes. Il fera face à Lafarge Holcim, Dangote Cement et CIMAF qui y dominent ce secteur. Selon Koné, flirtant un peu avec le patriotisme économique, il s’agit d’une « société ivoirienne, bâtie par des ivoiriens, pour des ivoiriens ».

Souleymane Diarrassouba, ministre ivoirien du commerce et de l’industrie, venu assisté à l’inauguration de la nouvelle société, dira à l’endroit de son ancien collaborateur : «  Vous êtes une fierté pour la Cote d’Ivoire. Vous avez apporté une contribution notable à la promotion des cadres dont je fais partie ». Et de poursuivre avec emphase : « Vous êtes assurément un champion africain, un modèle de réussite pour les managers, les entrepreneurs et surtout, les jeunes ivoiriens. Vous demeurez une référence dans le monde des affaires. »

Cette société de ciment, devrait créer au moins 300 emplois directs et plus de 1000 autres emplois indirects. Georges Wilson, bras droit de l’homme d’affaire, de préciser : «  Nous sommes conscients de la surproduction du pays mais l’ouverture de notre propre cimenterie, n’est que la première étape d’un projet plus global dans le domaine des BTP et de l’immobilier. SCCI est la rampe de lancement… »

En outre, Dossongui se prépare à injecter un peu plus de 39 milliards de FCFA dans une cimenterie au Cameroun, à Douala, où il est déjà présent dans la Finance et dans l’agro-industrie via une banque et une unité de transformation de cacao. Un investissement qui va renforcer la présence d’Atlantic group dans ce pays.

Le secteur de la meunerie est également visé par l’homme d’affaire, qui tel un Phénix, semble toujours renaitre de ses cendres. En effet, la construction d’un grand moulin à Cotonou, au Benin, est en vue, avec un closing financier achevé et estimé à 20 millions d’euros. La capacité initiale sera de 600.000 tonnes, modulables en phases. Le financement sera en partie assuré par la Banque d’investissement de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest(BIDC).

Enfin, la relance du projet de construction d’une usine de transformation de fèves de cacaos est en gestation. Atlantic Group envisage un investissement de 70 millions d’euros pour une capacité annuelle de 68 000 tonnes.

Koné Dossongui, comme tout Homme qui, de manière fulgurante, réussit dans les affaires, fait place aux œuvres de bienfaisance. Philanthrope, il a une fondation qui construit des écoles, des forages, des mosquées, des églises, des dispensaires, etc.

Qui se cache derrière lui ? Serait-il un prête-nom ?

La richesse, colossale et matérielle surtout, impressionne et suscite interrogation. Le débat sur l’origine de l’argent, la source du financement, est une ritournelle existentielle. Mais, à cette question, Bernard Koné a répondu: « Personne ne se cache derrière nous. Je puis vous affirmer que nous n’avons aucun sponsor, ni politique, ni financier. Nous n’avons aucun homme politique de la scène nationale, qui soit actionnaire, ni en Côte d’Ivoire, ni dans aucun autre pays. Si le Groupe Atlantique a une activité et des résultats qui valent une admiration, le mérite ne revient qu’aux responsables et à l’ensemble du personnel. Dans le cas contraire, je serai le seul à devoir m’expliquer».

Dossongui Koné est-il le plus riche des ivoiriens ?

A cette question, il ne répondrait jamais, mais se complait juste, à dire : « je me contente de faire mon travail… »

Tout compte fait, le discret milliardaire ivoirien, patron de Financial Atlantic Group, n’a de limites que ses ambitions, qu’il se donne les moyens de réaliser, en « réalisant » d’autres personnes. Certes, aucune œuvre n’est parfaite, mais en cela, il force l’admiration des plus sceptiques.

En vérité, Bernard Dossongui Koné, est un serial entrepreneur, un manager sémillant et inspirant. Des champions de sa carrure, l’Afrique en a besoin.

Références: agenceecofin.com, jeuneafrique, firstmagazine.net, africanews.net, financial afrique, guycharlesnews.over-blog.com…

Entreprises

Un nouveau DG à la Banque malienne de solidarité

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Diplômé en économie, Lanfia Koita, précédemment directeur général adjoint, succède à Alioune Coulibaly à la tête de la Banque malienne de solidarité (BMS-SA). C’est le ministre malien des Finances, Aloussény Sanou, qui a procédé à la nomination du  nouveau Directeur général.

En effet, dans une note d’information en date du 19 novembre 2021, adressée au président du Conseil d’administration, Aloussény Sanou, ministre de l’Economie et des Finances déclare :

« En ma qualité de représentant de l’Etat actionnaire et en me fondant sur l’impérieuse nécessité de consolider la bonne gouvernance de la banque, j’ai l’honneur de proposer à votre organe délibérant la nomination de Monsieur Lanfia Koita au poste du DG de la BMS-SA en remplacement de Monsier M. Alioune Coulibaly… »

Les motifs qui ont poussé au remplacement de ce dernier sont pour l’instant inconnus.

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Entreprises

RDC : Rawsur Assurances a un nouveau DG

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Rawsur Assurances est une société du Groupe Rawji, acteur majeur de l’économie congolaise depuis plus d’un siècle. 

Fort de 30 ans d’expérience, dont 20 chez Axa en France et 6 ans chez Ogar, leader Gabonais de l’assurance, le professionnel en assurance et désormais ex-Dg de Rawsur Bernard Bartozek, vient de passer le flambeau à Tarik LEFRIYEKH, nouveau directeur général de Rawsur SA. Il est de nationalité marocaine.

Au poste de Chief operating officier (COO) de Rawsur depuis 2017, le nouveau DG, est également un professionnel aguerri, diplômé de HEC, ancien directeur général adjoint de Axa Maroc et, entre autres, ancien membre du comité consultatif marocain de l’assurance, organe coopté par le ministère des Finances. 

A noter que Bernard Bartoszek  ne quitte pas pour autant Rawsur. Chaleureusement félicité par le conseil d’administration pour ses résultats, il reste administrateur et président du comité des Risques.

Taslikh avec financialafrik

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Entreprises

Nomination: Verod Capital mise sur Ori Rewane

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Créée en 2008, et basée au Nigéria (Lagos), Verod Capital Management Limited est une société de capital-investissement opérant en Afrique de l’Ouest.

Elle a annoncé lundi 22 novembre, la nomination d’Ori Rewane au poste de Responsable des relations avec les investisseurs et de la communication de l’entreprise. Titulaire d’un LLB en droit de l’Université de Hertfordshire (Angleterre), Rewane était chef de groupe des relations avec les investisseurs chez FCMB Group Plc, avant de rejoindre Verod.  

Par ailleurs, forte d’une vingtaine d’années d’expérience dans le secteur des services financiers au plan local et à l’international, Ori Rewane a orienté la croissance de FCMB Group au fil des années vers un service complet fournisseur de toutes les sociétés d’exploitation qui composent le groupe.

Elle dispose également d’une expérience en réassurance internationale pour avoir officié à Swiss Re (Zurich et Londres).

 Jani avec financialafrik

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