CONNECTEZ-VOUS AVEC NOUS

Actualités

La Chine Conquérante ? La note du Trésor français

Publié

au

« L’idée que la Chine achète l’Afrique avec la diplomatie de la dette est courante »

Aujourd’hui, c’est presque devenu un truisme de le dire, l’implication économique de la Chine sur le continent Africain va crescendo. Elle est parfois surestimée ou
dénaturée toutefois. En effet, d’une part, en tant que premier financier des infrastructures Africaines et principal partenaire commercial du continent, la Chine est la force économique la plus importante de la région  et cela est prouvé par les chiffres. L’investissement direct étranger (IDE) en provenance de la Chine a explosé au cours de la dernière décennie, enregistrant une augmentation à 40 pour cent par an. McKinsey estime cette augmentation à 15 pour cent supplémentaires lorsque les flux des  financements non traditionnels sont pris en compte. Le cabinet estime également que près de 10  000 entreprises Chinoises de taille variable étaient en activités sur le continent à partir de 2017.

D’un autre côté, la frénésie médiatique et les préoccupations géopolitiques peuvent parfois déformer  l’ampleur et la forme de la participation Chinoise dans les marchés Africains. L’idée que la Chine achète l’Afrique avec la diplomatie de la dette est courante. Cependant, les chiffres sur les  investissements et les contrats sont souvent indiqués prématurément, avant que le projet réel ne se matérialise, ce qui souvent ne se produit pas. « Le principal problème avec l’utilisation des entreprises est qu’elles ne fournissent pas de notification en temps opportun des modifications. Elles rapportent tous nouveaux contrats de construction dans l’année civile, mais toute modification ou annulation peut survenir beaucoup plus tard. » En d’autres termes, la surestimation est un risque. Le Brookings  Institute suggère que l’investissement Chinois ne pourrait représenter que 5 pour cent de tous les  investissements directs étrangers (IDE) en Afrique.  Tout compte fait, la direction générale du Trésor français, s’est penchée sur la question.

Note de la direction générale du Trésor français

Elle estime qu’en 20 ans, la Chine est devenue le premier banquier des États Africains : elle détient désormais près des deux tiers de la dette externe bilatérale des pays d’Afrique subsaharienne. En effet, décrit une stratégie conduite dans la durée et mûrement réfléchie pour devenir un partenaire privilégié des États d’Afrique subsaharienne.

Selon cette note, « Les pays africains sont les premiers récipiendaires de l’Aide publique au développement chinoise, avec 42 % du total sur la période 2000-2017 devant l’Asie (38 %) et le Moyen-Orient (9 %) ». Sur cette période, le montant total des prêts chinois à l’Afrique subsaharienne équivaut à l’Aide publique au développement versée par l’ensemble des pays développés à cette région, soit l’équivalent de 121 milliards d’euros. Mais quelques pays seraient particulièrement exposés. Il s’agit de l’Angola, pour qui la Chine représente 43 % de sa dette totale ; le Cameroun (34 %), la Zambie (27 %), le Kenya (25 %), l’Éthiopie (24 %)… Au Soudan et au Zimbabwe, les financiers chinois sont arrivés lorsque ces États se sont retrouvés sous sanction pour des raisons politiques et que les bailleurs américains et européens se sont retirés.

Des contrats et clauses léonines qui paradoxalement renforcent le prestige du modèle chinois

Les prêts chinois sont particulièrement importants dans les secteurs des transports (31 % des prêts) et de l’énergie (25 %). Ils ont été accordés dans un cadre bilatéral, dans une grande opacité. La moitié d’entre eux n’ont pas été déclarés au Fonds monétaire international ou à la Banque mondiale. Ils ont largement été utilisés pour ouvrir la voie à des entreprises chinoises qui décrochaient ainsi de gros contrats d’infrastructure en introduisant par ailleurs dans ces contrats, des clauses léonines. 30 % des contrats prévoient que le pays bénéficiaire doit créer un compte bancaire en garantie du prêt. Il a l’obligation d’y verser les revenus générés par le projet financé. Ce compte est situé hors du pays emprunteur et sous contrôle de la Chine. En cas d’action du pays emprunteur « contraire aux intérêts de la Chine », une clause permet par ailleurs d’exiger un remboursement immédiat de la totalité du prêt.

Les investissements et les contrats Chinois sont difficiles à mesurer, car la Chine n’est pas membre de l’Organisation  de  Coopération  et  de  Développement  Économiques  (OCDE).  Ainsi,  elle  ne communique pas ses données au système de notification des pays créanciers de l’OCDE, qui est la source des données les plus fiables sur les prêts et investissements réalisés par les nations riches. Les banques chinoises et les bénéficiaires des investissements sont rarement enclins à publier les détails de leurs accords pour analyse publique. En outre, les entreprises désireuses de signaler de nouveaux les contrats dans une année civile ne font souvent pas état d’ajustements de conditions ou d’annulations survenus beaucoup plus tard.

Il n’empêche que, le « modèle de développement chinois » reste perçu positivement par 23 % des habitants de 18 pays africains, juste derrière le « modèle américain » (32 %) et devant celui des anciennes puissances coloniales (11 %), selon un sondage Afrobarometre de septembre 2020.

Sur un continent où les vestiges du colonialisme  sont encore visibles, les critiques sont de plus en plus préoccupés par des achats de terres et de  ressources par des entités étrangères.

Cf:  Center For affordable Housing Finance in Africa (CAHF) & la-croix.com

Actualités

Les députés français adoptent la résolution condamnant le « génocide » des Ouïghours

Publié

au

Selon Bfmtv, le texte a été voté à la quasi-unanimité: 169 voix contre une. Les députés appellent maintenant le gouvernement à condamner à son tour la situation dans laquelle se trouve cette population.

L’Assemblée nationale francaise a voté ce jeudi à 169 contre 1, la proposition de résolutions concernant la reconnaissance et la condamnation du « caractère génocidaire des violences politiques systématiques ainsi que des crimes contre l’humanité actuellement perpétrés par la République populaire de Chine à l’égard des Ouïghours ».

Le texte, sans portée contraignante, défendu à la tribune par le Premier secrétaire du PS Olivier Faure dans le cadre d’une journée réservée au groupe socialiste, a reçu le soutien des députés du parti présidentiel LREM et a été adopté à la quasi-unanimité.

Cette proposition « invite le gouvernement français » à, à son tour, adopter « les mesures nécessaires auprès de la communauté internationale et dans sa politique étrangère à l’égard de la République populaire de Chine » pour faire cesser cette situation.

Des « violences systématiques » et des « témoignages accablants »

Au nom du gouvernement, le ministre chargé du Commerce extérieur Franck Riester a évoqué des « violences systématiques » et des « témoignages accablants », mais fait valoir que la qualification formelle de génocide relevait d’instances internationales, pas du gouvernement. Il a assuré que le sort de cette communauté était « évoqué au plus haut niveau » lors des entretiens avec les officiels chinois, et rappelé qu’elle avait été évoquée la veille dans l’intervention du président Emmanuel Macron devant le Parlement européen.

Olivier Faure a dénoncé à la tribune « la machine implacable qui vise à l’éradication culturelle et biologique d’un peuple », et aussi fustigé les grandes entreprises et marques occidentales « qui continuent à utiliser le travail forcé » de cette communauté turcophone musulmane de la province chinoise du Xinjiang (nord-ouest).

Des organisations de défense des droits de l’Homme accusent la Chine d’avoir notamment enfermé plus d’un million de musulmans dans des camps de rééducation politique. Les Ouïghours sont particulièrement visés après une série d’attentats attribués à des islamistes et des séparatistes.

Toutefois, Pékin affirme que les camps sont en fait des centres de formation professionnelle destinés à les éloigner de la radicalisation.

Continuer la lecture

Actualités

Ouïghours: vers une reconnaissance du « génocide » ?

Publié

au

Pour la première fois en France, les députés sont appelés à prendre position sur le sort réservé aux Ouïghours. Ce jeudi 20 janvier, l’Assemblée nationale doit voter un projet de résolution condamnant les «crimes contre l’humanité» commis par la Chine contre ce peuple à majorité musulmane.

Porté par le groupe Socialistes et apparentés, le texte traite de «la reconnaissance et la condamnation du caractère génocidaire des violences systématiques et des crimes contre l’humanité […] perpétrés par la République populaire de Chine à l’égard des Ouïghours».

Interrogé par Libération, le rapporteur du texte et élu de la 4e circonscription de Gironde, Alain David, demande «au gouvernement français de prendre clairement position». «On ne peut pas laisser des peuples dans les camps et la souffrance. On parle de crimes contre l’humanité, de génocide tout de même».

Insistant sur l’urgence de la situation, ce projet de résolution vise à ce que les autorités françaises adoptent «les mesures nécessaires auprès de la communauté internationale et dans sa politique étrangère à l’égard de la République populaire de Chine pour faire cesser ces crimes». L’objectif est également de s’engager à «protéger les ressortissants ouïghours sur le sol français», en les préservant de «toute intimidation ou harcèlement de la part de» Pékin.

Pour Alain David, la difficulté principale réside dans le fait que «l’Elysée et le ministère des Affaires étrangères ne veulent pas froisser le partenaire chinois». Se disant «conscients de l’importance des échanges commerciaux entre la Chine et la France», les défenseurs du texte plaident néanmoins pour un «partenariat […] en toute transparence», sans être «naïfs».

En 2017, Emmanuel Macron n’avait pas hésité à qualifier les violences infligées aux Rohingyas, en Birmanie, de «génocide en cours». Mais concernant les Ouïghours, l’exécutif se montre plus prudent. Devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, en février 2021, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait tout de même évoqué des «pratiques injustifiables à l’encontre des Ouïghours», victimes «d’un système de surveillance et de répression institutionnalisé à grande échelle». Sans toutefois s’engager davantage.

Les crimes perpétrés en Chine contre cette minorité musulmane sont pourtant documentés depuis des années par des ONG. A Londres, un «Tribunal ouïghour» a même été créé en 2020. Cette initiative citoyenne avait vu le jour à la demande de Dolkun Isa, le président du Congrès mondial ouïghour, qui avait pour cela sollicité Sir Geoffrey Nice, expert des droits humains. Ce dernier s’est entouré de spécialistes, de chercheurs, de responsables d’ONG et de juristes pour mener sa mission à bien.

En décembre dernier, après avoir écouté des centaines de témoignages et examiné des preuves apportées par des experts indépendants et des associations, les membres de ce tribunal d’opinion ont conclu que «les éléments d’un génocide intentionnel» tels que définis par la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de l’ONU étaient «établis».

Stérilisations et avortements forcés

Pour preuve, ils citent les ablations de l’utérus, les avortements et la pose de stérilets imposés par l’Etat chinois aux femmes issues de cette minorité musulmane. Autant de «mesures de prévention des naissances destinées à détruire une partie importante des Ouïghours du Xinjiang».

Décrit comme une «farce politique» par Pékin, le «Tribunal Ouïghour» a également rendu la Chine responsable de «crimes contre l’humanité», «au-delà de tout doute raisonnable». Il dénonce des «emprisonnements, actes de torture, viols, violences sexuelles, stérilisations forcées et autres actes inhumains». Sans oublier que, selon des organisations de défense des droits humains, au moins un million de Ouïghours et membres d’autres minorités turcophones sont incarcérés dans des camps. La Chine est accusée d’y imposer le travail forcé.

Les parlements britannique, néerlandais et canadien, de même que le gouvernement américain, ont déjà pris position à ce sujet, dénonçant d’une même voix les «crimes contre l’humanité» et le «génocide» perpétrés contre le peuple Ouïghour. La Belgique, l’Allemagne, la Lituanie et la Nouvelle-Zélande ont engagé des démarches similaires et le débat a même été porté au niveau du Parlement européen.

Aujourd’hui, les porteurs de cette résolution souhaitent que la France fasse sa part. La députée LREM Elisabeth Toutut-Picard a d’ores et déjà indiqué que son groupe voterait ce texte, tout comme Aurélien Taché, pour le groupe Ecologie Démocratie Solidarité. Les débats à ce sujet ne sont pas terminés puisqu’une deuxième résolution, appelant elle aussi à la reconnaissance du génocide des Ouïghours, doit être examinée le 4 février prochain, jour d’ouverture des JO d’hiver de Pékin…

CNews

Continuer la lecture

Actualités

IBK s’est éteint à l’âge de 76 ans dans sa résidence de Bamako

Publié

au

Saluant un homme de « paix et de dialogue« , de « culture » aussi, chefs d’Etats africains et occidentaux ont présenté leurs condoléances au peuple malien et à la famille de celui que l’on surnommait IBK.

Son décès était sur toutes les lèvres, ce lundi, dans les rues de la capitale malienne, chacun évoquant l’homme à sa manière. Certains étaient encore sous le choc, d’autres se voulaient plus fatalistes, quand d’autres encore opéraient une remise en question.

« Sa mort me choque énormément, parce que c’est notre président. Nous l’avons combattu, mais c’était un homme de paix, de parole. Il a gouverné le Mali et que son âme repose en paix« , réagit un habitant de Bamako.

« On ne peut que prier Dieu pour qu’il repose en paix. Il a fait ce qu’il pouvait faire pour le pays, même s’il n’a pas fini son mandat. Quand même, il a fait ce qu’il pouvait faire« , dit un autre.

« Vu la manière dont il s’est donné pour ce pays et tout l’effort qu’il a fourni… Malgré tout ça, on n’a pas été reconnaissant envers lui quand même. Moi, personnellement, j’aurais aimé le rencontrer pour lui présenter nos sincères excuses vis-à-vis de nos comportements« , reconnaît un homme.

Ibrahim Boubacar Keïta est mort un an et demi après avoir été renversé par les militaires et remplacé par le colonel Assimi Goïta, ancien chef d’un bataillon de forces spéciales et chef de la junte qui défie aujourd’hui une partie de la communauté internationale.

L’ancien président malien avait été chassé du pouvoir après des mois de mobilisation au sein d’une population exaspérée par les violences en tous genres – djihadistes, communautaires ou crapuleuses, par la faillite des services de l’Etat et par une corruption réputée galopante. Les détracteurs du défunt président mettent d’ailleurs en exergue « la corruption » au Mali pendant ses années de pouvoir.

source: africanews

Continuer la lecture
Advertisement

Tendance

Copyright © 2021 Managers africains, powered by SAMAWEB.