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Politique

La France menace de se retirer du Mali si le pays « va dans le sens » de l’Islamisme radical

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D’après le chef d’Etat français, qui s’était déjà montré défavorable à l’arrestation par les militaires du président Bah N’Daw, la France ne restera pas aux côtés du Mali, s’il n’y a plus ni « légitimité démocratique, ni transition ».

La France pourrait se retirer du Mali si le pays choisi d’aller dans le sens de l’islamisme radical. C’est ce qu’a indiqué le président français Emmanuel Macron, dans une interview accordée au Journal du Dimanche (JDD), dans le cadre de son voyage au Rwanda et en Afrique du Sud.

« Au président malien Bah Ndaw, qui était très rigoureux sur l’étanchéité entre le pouvoir et les jihadistes, j’avais dit : ‘L’islamisme radical au Mali avec nos soldats sur place ? Jamais de la vie !’ Il y a aujourd’hui cette tentation au Mali. Mais si cela va dans ce sens, je me retirerai » a déclaré le chef d’Etat. Sa déclaration intervient en plein bouleversement de l’échiquier politique malien, qui a vu deux coups d’Etat se succéder en l’espace de neuf mois.

Avec plus de 5100 hommes présents au Sahel dans le cadre de l’opération Barkhane, la France est engagée depuis 2013 au Mali dans la lutte contre le djihadisme. Cependant, la persistance des attaques de ces groupes contre les civils et militaires a souvent plombé le bilan de cette force que plusieurs détracteurs qualifient d’outil de domination de la France sur son ancienne colonie dont il voudrait, toujours selon le discours anti-français, s’accaparer les ressources.

D’ailleurs certaines organisations djihadistes n’avait pas hésité à surfer sur cette vague, et lors du sommet de Pau en janvier, Emmanuel Macron avait lui-même accusé des « groupements terroristes » d’être derrière ces manifestations anti-françaises.

Dans cet environnement de moins en moins favorable à sa présence au Mali, Paris a ainsi vu l’un de ses principaux alliés, Ibrahim Boubacar Keita être déchu par un putsch en 2020. Alors que les discussions semblaient avoir abouti à une transition pacifique dirigée par un duo civil à savoir, l’ancien président Bah N’Daw et l’ancien premier ministre Moctar Ouane, un nouveau coup de force du colonel Assimi Goïta avait conduit à l’arrestation puis à la démission des deux personnalités la semaine dernière.

Ainsi, la nouvelle déclaration d’Emmanuel Macron, qui avait déjà condamné ce « coup d’Etat dans le coup d’Etat » sonne comme un coup de pression sur le nouveau pouvoir malien, incarné par le colonel Assimi Goïta, devenu depuis le 28 mai dernier le nouveau président du pays. Dans son entretien, le patron de l’Elysée a rappelé que la France ne resterait pas « aux côtés d’un pays où il n’y a plus de légitimité démocratique ni de transition ».

La question du retrait des soldats Français du théâtre malien est au centre de plusieurs débats en France et est même considéré par certains observateurs comme un des points autour desquels tournera l’élection présidentielle de 2022 pour laquelle Emmanuel Macron devrait chercher à succéder à lui-même. D’ailleurs, le chef d’Etat avait lui-même déjà émis l’hypothèse d’un retrait progressif de ses forces du Sahel, et avait annoncé en début d’année un « réajustement » des effectifs français dans la région, avant de se rétracter.

source: agenceecofin.com

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Politique

Côte d’Ivoire : Pourquoi Léon Monnet suspend les tournées de mobilisation pour le retour de Gbagbo ?

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Qu’est-ce qui ne va pas au sein de la coordination nationale pour l’accueil de Laurent Gbagbo ?

Alors que des délégations ont été sur le terrain pour mobiliser les troupes autour du retour de Laurent Gbagbo que la décision vient de tomber.

En effet, Léon Emmanuel Monnet, Coordonnateur Général des activités d’accueil de l’ancien président Laurent Gbagbo vient de suspendre les tournées de mobilisation.

Au cours d’une réunion tenue ce jour, l’ancien ministre de Gbagbo informe le public que la tournée de mobilisation des populations prévue du 1er au 15 juin, est suspendue sur l’ensemble du territoire national jusqu’à nouvel ordre.

Il fait savoir qu’il y a des réglages fonctionnels appropriés doivent être apportés avant la communication de la date du démarrage de l’opération de mobilisation.

source: koaci.com

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Politique

Cedeao : Le Colonel Goita invité au sommet au Ghana, quelles solutions pour le Mali ?

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Les chefs d’État et de gouvernement et de la CEDEAO se retrouvent ce dimanche 30 mai 2021 à Accra au Ghana pour un sommet extraordinaire devant rechercher les voies et moyens devant permettre de restaurer la situation politiques mais surtout la transition au Mali.

Une dizaine de chefs d’État et de gouvernement, l’envoyé spécial au Mali, l’ancien Président nigérian Goodluck Jonathan et le président de la Commission de la CEDEAO sont attendus à Accra.

Selon le ministre ghanéen des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale, Mme Shirley Ayorkor Botchwey, qui a rencontré la presse le samedi 29 mai à Accra, « le but du sommet est de permettre à l’autorité de la CEDEAO de délibérer et de prendre des décisions en conséquence sur l’évolution de la situation politique et sécuritaire en République du Mali ».

Sur les derniers développements intervenus au Mali et qui ont conduit à une mise à la touche du le Président de la transition malienne Bah NDaw et le Premier ministre Moctar Ouane, Mme Botchwey a précisé que « l’arrestation et la détention du Président et du Premier ministre du gouvernement de transition par les militaires ont nécessité une réévaluation des stratégies adoptées par la CEDEAO pour ramener le pays à la normale ».

Le Colonel Assimi Goita invité à être consulté au Ghana

Le Colonel Assimi Goita, celui qui est devenu nouveau Président de la transition au Mali, est invité à être consulté au sommet à Accra. Sur cette invitation, la présidence malienne a publié que Goita a quitté Bamako hier samedi pour Accra.

Le service de presse de la présidence malienne a, une déclaration sur Facebook, publié que Goita prendra part au « Sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la CEDEAO sur la situation au Mali ».

Il convient de rappeler que le Colonel Assimi Goita, le vice-président de la transition, a détenu et libéré par la suite le Président de transition Bah NDaw et le Premier ministre Moctar Ouane au camp militaire de Kati. Pour ce qui est devenu un second coup d’Etat, la Cour constitutionnelle du Mali a achevé la montée légale au pouvoir de Goita le vendredi dernier en faisant de lui le Président par intérim, celui qui conduira le processus de transition à son terme.

Qu’attendre du sommet extraordinaire d’Accra ?

Après que le Colonel Goita ait été investi comme le nouveau Président de la transition par la Cour constitutionnelle, quelles seront les options qui restent à la CEDEAO pour relancer le processus de transition au Mali ?

La pression de la CEDEAO conjuguée avec des menaces de sanctions que brandissent certaines puissances étrangères à l’instar de la France suffiront-elles à faire plier la junte ou la faire reculer ? Réponses dans quelques heures.

source : koaci.com

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Politique

[Sénégal] Le coût du nouvel avion présidentiel dévoilé : Abdoulaye Daouda Diallo viole le « secret défense »

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« Secret défense » ! L’excuse était toute trouvée pour brouiller les pistes sur le montage financier autour de l’acquisition polémique du nouvel avion de commandement présidentiel dans un contexte de crise économique, sanitaire et sociale. Redoutant sans doute les turbulences que la nouvelle ‘’carlingue’’ présidentielle allait inévitablement traverser, l’Etat avait opté pour l’excuse du « secret défense » pour atténuer les secousses. Mais rien n’y fit ! Ce manquement à l’obligation de transparence a exacerbé la polémique.

Sous le feu roulant des critiques, l’Etat a finalement violé le « secret défense » qu’il avait lui-même invoqué pour garder le flou sur le coût de l’airbus A320 neo payé, selon le porte-parole du gouvernement, sur budget militaire. Ce vendredi, à l’hémicycle, face aux représentants du peuple, l’Etat ‘’brise’’ enfin le sceau à cachet de cire et dévoile le coût de l’avion.

« Cet avion a coûté la somme de 57 447 235 356 francs CFA et l’acquisition a été budgétisée dans les lois de finances initiales de 2019, 2020 et 2021 », a déclaré le ministre des finances et du budget, Abdoulaye Daouda Diallo qui défendait, ce vendredi, le projet de loi n°07/2021 modifiant la loi n°81-52 du 10 juillet 1981 portant code des pensions civiles et militaires de retraite.

Il a également affirmé que le paiement s’est fait sur trois tranches et la dernière d’une valeur de 4,4 milliards de francs Cfa sera réglée à la livraison, le 16 juillet prochain.

source: seneweb.com

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