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Le Sénégal remporte le prestigieux Prix international de littérature: Neustadt 2022

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Une consécration. Glorieux palmarès. Un mérite. Un succès sénégalais. Une fierté africaine, tout simplement.

Le prestigieux Prix international Neustadt 2022, revient à l’écrivain sénégalais, le panafricain redoutable à la sémillance exquise, Boubacar Boris Diop. C’est le World Litterature Today, magazine de littérature et de culture internationale de l’Université d’Oklahoma, qui l’a annoncé mardi, 26 octobre.

Il devient ainsi le 27e laureat de célèbre Prix. A ce propos, le directeur exécutif de World Littérature Today, Robert Con Davis-Undiano dira : « c’est un honneur qu’un écrivain africain chevronné de la stature de M. Diop ait remporté le prix Neustadt. C’est un point de repère pour le prix et pour la renommée croissante et bien méritée de M.Diop en Occident ».

Le penseur sénégalais a été choisi pour son ouvrage Rwanda. Murambi, le livre des ossements (Editions Zulma). Ce livre fait partie des premières œuvres littéraires sur le génocide sanglant du Rwanda. De façon magistrale, Boris Diop raconte la folie, l’horreur, le drame, et la fragilité des sociétés à travers l’histoire personnelle de deux amis d’enfance, Jessica et Cornelius.

On se souvient encore, de sa contribution pointue dans Négrophobie (2005) en guise de réplique et de rappel à l’ordre suite à la parution de l’ouvrage polémique, frisant le racisme ordinaire de Stephen Smith, intitulé Négrologie(2002).

Auteur de plusieurs pièces de théâtre, essais et de nombreux romans, l’écrivain sénégalais n’a de cesse de contribuer, de fort belle manière, au garnissage du patrimoine commun de l’humanité. En effet, son livre « Doomi Golo » est le premier à être traduit du Wolof à l’anglais. Loin d’un passager clandestin de l’écosystème littéraire et artistique, il fait partie des plumes qui pèsent et qui comptent sur la balance intellectuelle mondiale. Il a reçu le Grand Prix de la République Sénégalaise en 1990 pour les « Tambours de la mémoire » et le Prix Tropiques pour « Le Chevalier et son ombre ».

Sur le Prix Neustadt

Les lauréats du prix Neustadt reçoivent 50 000$, une réplique en argent d’une plume d’aigle, un certificat de prix et un festival organisé en leur honneur. En plus d’une généreuse dotation de la famille Neustadt en soutien au prix.

Le prix Neustadt est habituellement référencé comme le « Nobel américain». Il reconnait le mérite littéraire exceptionnel des auteurs du monde entier. C’est en quelque sorte, le premier prix littéraire international d’origine US et l’un des rares prix internationaux qui intègrent poètes, romanciers, scénaristes et dramaturges.

Depuis 2003, il est décerné en alternance avec le Prix NSK tous les deux ans, à un écrivain vivant et en reconnaissance d’une œuvre importante.

Les lauréats précédents : Czeslaw Milosz, Gabriel Garcia Marquez et Edwidge Danticat. L’auteur albanais Ismail Kadare était le lauréat du prix Neustadt 2020.

Sur le jury de Neustadt

Dix jurés de Neustadt, tous des auteurs créatifs, ont choisi le gagnant. Selon toujours le directeur exécutif Robert Con Davis, le « jury perpétue la tradition d’avoir des écrivains internationaux de premier plan qui évaluent le travail de leurs pairs » et d’ajouter « la littérature est un élément clé de notre capacité à reconnaitre ce qui nous rend humains, et le travail du jury de Neustadt année après année est un hommage contemporain à la place critique que la littérature occupe dans nos vies »

Boubacar Boris Diop est né le 26 octobre 1946 à Dakar. Il reçoit ainsi le prestigieux prix Neustadt, le jour même de son anniversaire à l’âge de 75 ans. Heureuse coïncidence ? Hasard ? En tout cas, le hasard, pour reprendre quelqu’un, c’est Dieu qui se promène incognito.

Félicitations !

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IBK s’est éteint à l’âge de 76 ans dans sa résidence de Bamako

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Saluant un homme de « paix et de dialogue« , de « culture » aussi, chefs d’Etats africains et occidentaux ont présenté leurs condoléances au peuple malien et à la famille de celui que l’on surnommait IBK.

Son décès était sur toutes les lèvres, ce lundi, dans les rues de la capitale malienne, chacun évoquant l’homme à sa manière. Certains étaient encore sous le choc, d’autres se voulaient plus fatalistes, quand d’autres encore opéraient une remise en question.

« Sa mort me choque énormément, parce que c’est notre président. Nous l’avons combattu, mais c’était un homme de paix, de parole. Il a gouverné le Mali et que son âme repose en paix« , réagit un habitant de Bamako.

« On ne peut que prier Dieu pour qu’il repose en paix. Il a fait ce qu’il pouvait faire pour le pays, même s’il n’a pas fini son mandat. Quand même, il a fait ce qu’il pouvait faire« , dit un autre.

« Vu la manière dont il s’est donné pour ce pays et tout l’effort qu’il a fourni… Malgré tout ça, on n’a pas été reconnaissant envers lui quand même. Moi, personnellement, j’aurais aimé le rencontrer pour lui présenter nos sincères excuses vis-à-vis de nos comportements« , reconnaît un homme.

Ibrahim Boubacar Keïta est mort un an et demi après avoir été renversé par les militaires et remplacé par le colonel Assimi Goïta, ancien chef d’un bataillon de forces spéciales et chef de la junte qui défie aujourd’hui une partie de la communauté internationale.

L’ancien président malien avait été chassé du pouvoir après des mois de mobilisation au sein d’une population exaspérée par les violences en tous genres – djihadistes, communautaires ou crapuleuses, par la faillite des services de l’Etat et par une corruption réputée galopante. Les détracteurs du défunt président mettent d’ailleurs en exergue « la corruption » au Mali pendant ses années de pouvoir.

source: africanews

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Génocide rwandais : des mutations d’ADN sur les victimes et leurs enfants

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Le génocide rwandais continue de livrer ses secrets au plan scientifique. C’est ce qui ressort d’une récente étude conduite par des scientifiques du programme génomique USF et du Center for Global Health and Infectious Disease Research, rapporte le site Medical Xpress.

Leurs conclusions majeures font état d’une modification de l’ADN des victimes et de leur descendance.

La volonté des chercheurs est de pouvoir fournir des réponses aux victimes et à leurs proches. De nombreux troubles mentaux ont émané des atrocités au sein des populations rwandaises après le massacre de l’ethnie des tutsis en 1994. Un examen poussé des génomes des femmes enceintes présentes et exposées par les horreurs a été fait, avant que cet échantillon ne soit comparé avec d’autres femmes enceintes mais qui habitaient dans d’autres pays.

Une troisième génération à l’étude en vue

Il en ressort que l’ADN des femmes exposées a été modifié, avec des mutations qui ont causé des troubles mentaux, comme la dépression ou des syndromes post-traumatiques. Ce ne sont pas des mutations génétiques, mais chimiques et épigénétiques. « L’épigénétique fait référence à des modifications chimiques stables, mais réversibles, apportées à l’ADN qui aident à contrôler la fonction d’un gène, développe un scientifique. Elles peuvent se produire dans un délai plus court que ce qui est nécessaire pour modifier la séquence d’ADN sous-jacente des gènes. »

Une analyse de sang a été conduite sur 59 personnes, dont la moitié a été directement exposée à des traumatismes, de la violence, une captivité, un viol, à être témoin d’un meurtre, d’une attaque, ou par la vision de cadavres. Beaucoup de Rwandais attendent des réponses sur les troubles qu’ils traversent encore à ce jour. Cette étude prouve également que ce qui se déroule pendant la grossesse, pour le fœtus, peut avoir un impact à long terme, avec des séquelles qui se développent plus tard dans la vie.

Désormais, les scientifiques devraient pouvoir se pencher sur la nouvelle génération à venir, la troisième, et observer de possibles conséquences. Cette étude s’inscrit dans un programme plus large de recherche, dans le but d’aider les scientifiques africains et leur permettre de conduire des analyses génétiques plus poussées.

Cf : geo.fr

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Medecine : un cœur de porc génétiquement modifié placé chez un homme

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Un Américain est devenu la première personne au monde à recevoir une transplantation cardiaque à partir d’un coeur de porc génétiquement modifié selon l’agence de presse AFP et Bbc.

David Bennett, 57 ans, se porte bien trois jours après l’intervention expérimentale de sept heures réalisée à Baltimore, selon les médecins.

La transplantation est considérée comme le dernier espoir de sauver la vie de M. Bennett, bien que l’on ne sache pas encore quelles sont ses chances de survie à long terme.

« C’était soit mourir, soit faire cette transplantation », explique M. Bennett un jour avant l’opération. « Je sais que c’est un coup dans l’eau, mais c’est mon dernier choix », ajoute-t-il.

Les médecins du centre médical de l’université du Maryland ont obtenu une dérogation spéciale de l’autorité médicale américaine pour effectuer la procédure, au motif que M. Bennett serait mort autrement.

Il avait été jugé inéligible à une transplantation humaine, une décision qui est souvent prise par les médecins lorsque le patient est en très mauvaise santé.

Pour l’équipe médicale qui a réalisé la transplantation, celle-ci marque l’aboutissement d’années de recherche et pourrait changer des vies dans le monde entier.

Le chirurgien Bartley Griffith explique que l’opération permettra au monde de faire « un pas de plus vers la résolution de la crise de la pénurie d’organes », indique l’école de médecine de l’université du Maryland dans un communiqué.

Cette crise signifie que 17 personnes meurent chaque jour aux États-Unis dans l’attente d’une transplantation, et que plus de 100 000 personnes seraient sur la liste d’attente.

La possibilité d’utiliser des organes d’animaux dans le cadre de ce qu’on appelle la xénotransplantation pour répondre à la demande est envisagée depuis longtemps, et l’utilisation de valves cardiaques de porc est déjà courante.

En octobre 2021, des chirurgiens de New York ont annoncé qu’ils avaient réussi à transplanter un rein de porc sur une personne. À l’époque, l’opération était l’expérience la plus avancée dans le domaine à ce jour. Toutefois, le receveur était à cette occasion en état de mort cérébrale, sans espoir de guérison.

M. Bennett, lui, espère que sa greffe lui permettra de poursuivre sa vie. Il a été alité pendant six semaines avant l’opération et relié à une machine qui l’a maintenu en vie après qu’on lui a diagnostiqué une maladie cardiaque en phase terminale.

« J’ai hâte de sortir du lit après ma guérison », disait-il la semaine dernière.

Lundi, il a été signalé que M. Bennett respirait par lui-même tout en étant soigneusement surveillé.

Mais on ne sait pas exactement ce qui va se passer ensuite. Le porc utilisé pour la transplantation est génétiquement modifié pour éliminer plusieurs gènes qui auraient entraîné le rejet de l’organe par le corps de M. Bennett, rapporte l’agence de presse AFP.

M. Griffith a déclaré qu’ils procédaient avec prudence et surveillaient attentivement M. Bennett, tandis que son fils David Bennett Jr a déclaré à l’Associated Press que la famille était « dans l’inconnu à ce stade ».

Mais il ajoute : « il réalise l’ampleur de ce qui a été fait et il en réalise vraiment l’importance. »

« Nous n’avons jamais fait cela chez un humain et j’aime à penser que nous, nous lui avons donné une meilleure option que ce qu’aurait été la poursuite de sa thérapie », souligne M. Griffith. « Mais si [il vivra] un jour, une semaine, un mois, un an, je ne le sais pas ».

Jani

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