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Meilleures universités africaines: le classement 2022

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Université Yaoundé 1 Cameroun

Cameroun, seul pays francophone d’Afrique subsaharienne…

66 universités africaines figurent dans le nouveau classement « US News & World Report » des meilleures universités du monde. Alors que 7 universités sud-africaines figurent dans le top 10 continental, le Cameroun est le seul pays francophone d’Afrique subsaharienne à y figurer, avec l’Université de Yaoundé I.

Le magazine américain « US News & World Report » a sorti son classement 2022, des meilleures universités du monde. Il est censé aider les étudiants en quête d’universités de prestige, à mieux s’orienter dans le milieu de l’enseignement supérieur.

Ce classement est basé sur plusieurs indicateurs tels que la performance de recherche universitaire et la réputation mondiale et régionale. Ainsi, plus de 1750 écoles d’enseignement supérieur ont été répertoriées dans le monde, dont 66 d’Afrique.

Université du Cap Afrique du Sud

La première université africaine à apparaître dans ce classement est l’Université du Cap, logée à la 109e place, avec un score de 70 points sur 100. Sur le continent, l’Afrique du Sud occupe les quatre premières places avec l’Université du Cap, de Witwatersrand, l’Université Stellenbosch et celle du KwaZulu-Natal. L’Egypte reste, cependant, le pays le plus représenté avec 22 universités qui figurent dans le classement.

Quant aux dix universités qui trônent en tête de liste dans le classement africain, on retrouve sept universités sud-africaines, deux égyptiennes et une nigériane. Une seule université francophone (hors Maghreb) apparaît dans ce tableau des meilleures écoles d’enseignement supérieur africaines. Il s’agit de l’Université de Yaoundé au Cameroun.

Il est à noter que l’Afrique du Sud et l’Egypte occupent, quasiment à chaque classement, les têtes de liste des meilleures universités. Dans le classement du cabinet indépendant Shanghai Ranking Consultancy paru le 15 août dernier, où le continent avait obtenu 18 places sur 500, neuf places revenaient à l’Afrique du Sud et six par l’Egypte.

Notons également que 12 institutions universitaires du continent sur les 66 ne sont pas classées, mais sont prises en compte en raison de leurs performances dans la production de recherches sur une grande variété de sujets liés à l’ingénierie.

Classement des universités africaines

UNIVERSITESPAYSRANG AFRICAINRANG MONDIAL (points)
Université du CapAfrique du Sud1er109ème (70)
Université de WitwatersrandAfrique du Sud2ème212ème (63,3)
Université StellenboschAfrique du Sud3ème317ème (58,7)
Université du KwaZulu-NatalAfrique du Sud4ème371ème (56,5)
Université du CaireEgypte5ème392ème (55,8)
Université de JohannesburgAfrique du Sud6ème417ème (55,1)
Université d’IbadanNigeria7ème425ème (54,9)
Université de PretoriaAfrique du Sud8ème434ème (54,8)
Université de MansourahEgypte9ème477ème (53, 1)
Université du Nord-OuestAfrique du Sud10ème510ème (51,7)
Université d’Addis-AbebaEthiopie11ème517ème (51,5)
Université de Science et Technologies Kwame NkrumahGhana12ème587ème (49,9)
Université Ain ShamsEgypte13ème619ème (49)
Université Mohammed PremierMaroc14ème630ème (48,7)
Université MakereOuganda15ème712ème (46,6)
Université du Cap-OccidentalAfrique du Sud16ème729ème (46,1)
Université d’AlexandrieEgypte17ème738ème (45,8)
Université Hassan II de CasablancaMaroc18ème779ème (44,9)
Université de NairobiKenya18ème exæquo779ème (44,9)
Université de GondarEthiopie20ème790ème (44,4)
Université d’AssioutEgypte21ème804ème (43,9)
Université d’Afrique du SudAfrique du Sud22ème851ème (42,9)
Université de RhodesAfrique du Sud23ème855ème (42,8)
Université de ZagazigEgypte24ème884ème (42,2)
Université du FayoumEgypte25ème886ème (42,1)
Université de Tunis-El-ManarTunisie26ème899ème (41,8)
Université KafrelsheikhEgypte27ème914ème (41,5)
Université du canal de SuezEgypte27ème exæquo914ème (41,5)
Université du GhanaGhana29ème916ème (41,4)
Université de l’Etat-LibreAfrique du Sud30ème925ème (41,1)
Université Mohammed V de RabatMaroc31ème940ème (40,5)
Université de Yaoundé ICameroun31ème exæquo940ème (40,5)
Université de technologie de TshwaneAfrique du Sud33ème954ème (40,1)
Université Cadi Ayyad de MarrakechMaroc34ème963ème (40)
Université de TantaEgypte35ème983ème (39,6)
Université Al AzharEgypte36ème994ème (39,4)
Université Beni-SuefEgypte36ème exæquo994ème (39,4)
Université de SfaxTunisie38ème1024ème (38,7)
Université BenhaEgypte39ème1068ème (37,7)
Université HelwanEgypte40ème1101ème (36,9)
Université MiniaEgypte41ème1111ème (36,6)
Université de CarthageTunisie42ème1181ème (35,2)
Université de MenofiaEgypte43ème1184ème (35,1)
Université Obafemi AwolowoNigeria44ème1187ème (35)
Université du MalawiMalawi45ème1207ème (34,6)
Université du ZimbabweZimbabwe46ème1219ème (34,4)
Université métropolitaine Nelson MandelaAfrique du Sud47ème1225ème (34,3)
Université du NigeriaNigeria48ème1335ème (31,9)
Université de MonastirTunisie49ème1378ème (30,9)
Université de SohagEgypte50ème1401ème (30,3)
Université de la ManoubaTunisie51ème1449ème (29,1)
Université Badji Mokhtar-AnnabaAlgérie52ème1517ème (27,5)
Université des Science et Technologie Houari BoumedieneAlgérie53ème1604ème (24,8)
Université de SousseTunisie54ème1629ème (24,1)
Académie arabe des sciences, de la technologie et du transport maritimeEgypteNon classée 
Université d’AssouanEgypteNon classée 
Université britannique en EgypteEgypteNon classée 
Université de JimmaEthiopieNon classée 
Université de la santé et des sciences connexes de MuhimbiliTanzanieNon classée 
Université de SuezEgypteNon classée 
Université de TunisTunisieNon classée 
Université Djillali LiabesAlgérieNon classée 
Université Ferhat Abbas SétifAlgérieNon classée 
Université de LagosNigeriaNon classée 
Université de ZambieZambieNon classée 
Cité des sciences et technologies ZewailEgypteNon classée

Avec agenceecofin.com

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Les députés français adoptent la résolution condamnant le « génocide » des Ouïghours

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Selon Bfmtv, le texte a été voté à la quasi-unanimité: 169 voix contre une. Les députés appellent maintenant le gouvernement à condamner à son tour la situation dans laquelle se trouve cette population.

L’Assemblée nationale francaise a voté ce jeudi à 169 contre 1, la proposition de résolutions concernant la reconnaissance et la condamnation du « caractère génocidaire des violences politiques systématiques ainsi que des crimes contre l’humanité actuellement perpétrés par la République populaire de Chine à l’égard des Ouïghours ».

Le texte, sans portée contraignante, défendu à la tribune par le Premier secrétaire du PS Olivier Faure dans le cadre d’une journée réservée au groupe socialiste, a reçu le soutien des députés du parti présidentiel LREM et a été adopté à la quasi-unanimité.

Cette proposition « invite le gouvernement français » à, à son tour, adopter « les mesures nécessaires auprès de la communauté internationale et dans sa politique étrangère à l’égard de la République populaire de Chine » pour faire cesser cette situation.

Des « violences systématiques » et des « témoignages accablants »

Au nom du gouvernement, le ministre chargé du Commerce extérieur Franck Riester a évoqué des « violences systématiques » et des « témoignages accablants », mais fait valoir que la qualification formelle de génocide relevait d’instances internationales, pas du gouvernement. Il a assuré que le sort de cette communauté était « évoqué au plus haut niveau » lors des entretiens avec les officiels chinois, et rappelé qu’elle avait été évoquée la veille dans l’intervention du président Emmanuel Macron devant le Parlement européen.

Olivier Faure a dénoncé à la tribune « la machine implacable qui vise à l’éradication culturelle et biologique d’un peuple », et aussi fustigé les grandes entreprises et marques occidentales « qui continuent à utiliser le travail forcé » de cette communauté turcophone musulmane de la province chinoise du Xinjiang (nord-ouest).

Des organisations de défense des droits de l’Homme accusent la Chine d’avoir notamment enfermé plus d’un million de musulmans dans des camps de rééducation politique. Les Ouïghours sont particulièrement visés après une série d’attentats attribués à des islamistes et des séparatistes.

Toutefois, Pékin affirme que les camps sont en fait des centres de formation professionnelle destinés à les éloigner de la radicalisation.

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Ouïghours: vers une reconnaissance du « génocide » ?

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Pour la première fois en France, les députés sont appelés à prendre position sur le sort réservé aux Ouïghours. Ce jeudi 20 janvier, l’Assemblée nationale doit voter un projet de résolution condamnant les «crimes contre l’humanité» commis par la Chine contre ce peuple à majorité musulmane.

Porté par le groupe Socialistes et apparentés, le texte traite de «la reconnaissance et la condamnation du caractère génocidaire des violences systématiques et des crimes contre l’humanité […] perpétrés par la République populaire de Chine à l’égard des Ouïghours».

Interrogé par Libération, le rapporteur du texte et élu de la 4e circonscription de Gironde, Alain David, demande «au gouvernement français de prendre clairement position». «On ne peut pas laisser des peuples dans les camps et la souffrance. On parle de crimes contre l’humanité, de génocide tout de même».

Insistant sur l’urgence de la situation, ce projet de résolution vise à ce que les autorités françaises adoptent «les mesures nécessaires auprès de la communauté internationale et dans sa politique étrangère à l’égard de la République populaire de Chine pour faire cesser ces crimes». L’objectif est également de s’engager à «protéger les ressortissants ouïghours sur le sol français», en les préservant de «toute intimidation ou harcèlement de la part de» Pékin.

Pour Alain David, la difficulté principale réside dans le fait que «l’Elysée et le ministère des Affaires étrangères ne veulent pas froisser le partenaire chinois». Se disant «conscients de l’importance des échanges commerciaux entre la Chine et la France», les défenseurs du texte plaident néanmoins pour un «partenariat […] en toute transparence», sans être «naïfs».

En 2017, Emmanuel Macron n’avait pas hésité à qualifier les violences infligées aux Rohingyas, en Birmanie, de «génocide en cours». Mais concernant les Ouïghours, l’exécutif se montre plus prudent. Devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, en février 2021, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait tout de même évoqué des «pratiques injustifiables à l’encontre des Ouïghours», victimes «d’un système de surveillance et de répression institutionnalisé à grande échelle». Sans toutefois s’engager davantage.

Les crimes perpétrés en Chine contre cette minorité musulmane sont pourtant documentés depuis des années par des ONG. A Londres, un «Tribunal ouïghour» a même été créé en 2020. Cette initiative citoyenne avait vu le jour à la demande de Dolkun Isa, le président du Congrès mondial ouïghour, qui avait pour cela sollicité Sir Geoffrey Nice, expert des droits humains. Ce dernier s’est entouré de spécialistes, de chercheurs, de responsables d’ONG et de juristes pour mener sa mission à bien.

En décembre dernier, après avoir écouté des centaines de témoignages et examiné des preuves apportées par des experts indépendants et des associations, les membres de ce tribunal d’opinion ont conclu que «les éléments d’un génocide intentionnel» tels que définis par la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de l’ONU étaient «établis».

Stérilisations et avortements forcés

Pour preuve, ils citent les ablations de l’utérus, les avortements et la pose de stérilets imposés par l’Etat chinois aux femmes issues de cette minorité musulmane. Autant de «mesures de prévention des naissances destinées à détruire une partie importante des Ouïghours du Xinjiang».

Décrit comme une «farce politique» par Pékin, le «Tribunal Ouïghour» a également rendu la Chine responsable de «crimes contre l’humanité», «au-delà de tout doute raisonnable». Il dénonce des «emprisonnements, actes de torture, viols, violences sexuelles, stérilisations forcées et autres actes inhumains». Sans oublier que, selon des organisations de défense des droits humains, au moins un million de Ouïghours et membres d’autres minorités turcophones sont incarcérés dans des camps. La Chine est accusée d’y imposer le travail forcé.

Les parlements britannique, néerlandais et canadien, de même que le gouvernement américain, ont déjà pris position à ce sujet, dénonçant d’une même voix les «crimes contre l’humanité» et le «génocide» perpétrés contre le peuple Ouïghour. La Belgique, l’Allemagne, la Lituanie et la Nouvelle-Zélande ont engagé des démarches similaires et le débat a même été porté au niveau du Parlement européen.

Aujourd’hui, les porteurs de cette résolution souhaitent que la France fasse sa part. La députée LREM Elisabeth Toutut-Picard a d’ores et déjà indiqué que son groupe voterait ce texte, tout comme Aurélien Taché, pour le groupe Ecologie Démocratie Solidarité. Les débats à ce sujet ne sont pas terminés puisqu’une deuxième résolution, appelant elle aussi à la reconnaissance du génocide des Ouïghours, doit être examinée le 4 février prochain, jour d’ouverture des JO d’hiver de Pékin…

CNews

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IBK s’est éteint à l’âge de 76 ans dans sa résidence de Bamako

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Saluant un homme de « paix et de dialogue« , de « culture » aussi, chefs d’Etats africains et occidentaux ont présenté leurs condoléances au peuple malien et à la famille de celui que l’on surnommait IBK.

Son décès était sur toutes les lèvres, ce lundi, dans les rues de la capitale malienne, chacun évoquant l’homme à sa manière. Certains étaient encore sous le choc, d’autres se voulaient plus fatalistes, quand d’autres encore opéraient une remise en question.

« Sa mort me choque énormément, parce que c’est notre président. Nous l’avons combattu, mais c’était un homme de paix, de parole. Il a gouverné le Mali et que son âme repose en paix« , réagit un habitant de Bamako.

« On ne peut que prier Dieu pour qu’il repose en paix. Il a fait ce qu’il pouvait faire pour le pays, même s’il n’a pas fini son mandat. Quand même, il a fait ce qu’il pouvait faire« , dit un autre.

« Vu la manière dont il s’est donné pour ce pays et tout l’effort qu’il a fourni… Malgré tout ça, on n’a pas été reconnaissant envers lui quand même. Moi, personnellement, j’aurais aimé le rencontrer pour lui présenter nos sincères excuses vis-à-vis de nos comportements« , reconnaît un homme.

Ibrahim Boubacar Keïta est mort un an et demi après avoir été renversé par les militaires et remplacé par le colonel Assimi Goïta, ancien chef d’un bataillon de forces spéciales et chef de la junte qui défie aujourd’hui une partie de la communauté internationale.

L’ancien président malien avait été chassé du pouvoir après des mois de mobilisation au sein d’une population exaspérée par les violences en tous genres – djihadistes, communautaires ou crapuleuses, par la faillite des services de l’Etat et par une corruption réputée galopante. Les détracteurs du défunt président mettent d’ailleurs en exergue « la corruption » au Mali pendant ses années de pouvoir.

source: africanews

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