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Mouammar Kadhafi : 10 ans après son « assassinat », la Libye se cherche… toujours

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Mouhammar Kadhafi a dirigé la Libye de 1969 à 2011,  avant sa mort à Syrte, le 20 octobre 2011, deux mois après la prise de pouvoir par le Conseil national de transition (CNT).

10 ans après la mort du « guide de la révolution », la Libye est devenue méconnaissable. Balafrée de toutes parts, elle périclite, elle se meurt, jadis prospère, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. En proie à une instabilité cyclique, la situation actuelle de ce pays ne facilite guère la lutte contre le terrorisme au sahel.

 Le printemps arabe et l’enlisement de la Libye

En janvier 2011, un mouvement de protestation populaire contraint le président tunisien Ben Ali, au pouvoir depuis 1987, à quitter son pays pour l’Arabie saoudite. Le mois suivant, Hosni Moubarak, président de l’Égypte depuis 1981, doit également abandonner le pouvoir face à la pression de la rue. Ces soulèvements populaires, qui ont lieu dans plusieurs pays du monde arabe, – pour la plupart des régimes autoritaires, sinon des dictatures –, sont désignés sous le nom de « Printemps arabe».

Dans la meme dynamique, par effet de ruissellement, en février 2011, la Libye connaît à son tour une importante contestation, qui a pour but de garantir à la population plus de libertés et de démocratie, un meilleur respect des droits de l’homme, une meilleure répartition des richesses et l’arrêt de la corruption. Mouammar Kadhafi est alors au pouvoir depuis plus de 41 ans en tant que dirigeant de facto de la Jamahiriya arabe libyenne, ce qui fait de lui le chef d’État ou de gouvernement le plus ancien du monde arabe.

Rapidement, il aurait fait réprimer la révolte populaire par des tirs à balles réelles. La communauté internationale (France, Royaume-Uni et États-Unis notamment) fait alors état de bombardements aériens pour disperser les attroupements de manifestants. Très tôt, l’Est libyen frondeur est en proie à une insurrection armée conduite par le Conseil national de transition (CNT), qui progresse rapidement de Benghazi à Tripoli. C’est le début d’une véritable guerre civile.

Pour protéger les populations civiles menacées par les violences qui seraient commises par les troupes de Kadhafi, le Conseil de sécurité des Nations unies adopte en mars 2011 la résolution 1973, qui permet notamment l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne en Libye. Au fil des mois, le régime doit faire face à une suite de défections et de défaites militaires. À la fin du mois d’août 2011, les insurgés entrent dans la capitale, Tripoli, ce qui permet au Conseil national de transition (CNT) de s’installer au pouvoir. Mouammar Kadhafi, en fuite avec sa famille, continue à appeler au combat. En octobre 2011, la région de Syrte, dernier bastion tenu par ses partisans, est assiégée par les forces du CNT.

Le 20 octobre 2011, à 12 h 30 (heure de Tripoli), le colonel Yunus al Abdali, qui dirige les opérations militaires de soldats gouvernementaux dans l’est de Syrte, annonce la prise de la ville, après un mois de bataille. arante-cinq minutes plus tard, le coordinateur des opérations militaires au sein du gouvernement libyen de transition, Abdel Madjid Mlegta, annonce la capture de Mouammar Kadhafi et évoque des blessures graves. Vers 13 h 55, Abdel Madjid Mlegta annonce que l’ancien chef d’État de la Libye a succombé à ses blessures. Selon Mahmoud Jibril, numéro deux du CNT, il a été mortellement blessé lors d’échanges de tirs.

Rapidement, l’Agence France-Presse diffuse une photo présumée de Mouammar Kadhafi blessé. La chaîne Al-Arabiya diffuse ensuite les premières images de son corps. C’était la fin.

Une mort aux circonstances confuses et des réactions discordantes

Le déroulement exact des circonstances du décès de Mouammar Kadhafi reste confus. La version la plus probable est qu’un drone Predator américain aurait repéré, à l’aube, un convoi d’environ 75 véhicules tentant de quitter Syrte, sans que la présence de Kadhafi à son bord soit connue. Ensuite, une patrouille d’avions français serait intervenue. Vers 8 h 30 (heure locale), le convoi aurait été arrêté par des tirs de missiles du drone et par un bombardement d’un Mirage 2000D de l’escadron de chasse 3/3 Ardennes, détruisant une vingtaine de véhicules, puis aurait été assailli par des combattants du CNT originaires de Misrata.

D’une part, c’est le contentement en Occident. Le président des États-Unis, Barack Obama, déclare que la disparition de Kadhafi marque « la fin d’un chapitre long et douloureux » pour les Libyens et appelle les autorités à bâtir un pays « démocratique » et « tolérant ». Hillary Clinton, va même jusqu’à s’esclaffer sur CBS News : « We came, we saw, he died » (« Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort ». Pour le président français, Nicolas Sarkozy « la disparition de Mouammar Kadhafi est une étape majeure dans la lutte menée depuis plus de huit mois par le peuple libyen pour se libérer du régime dictatorial et violent qui lui a été imposé pendant plus de quarante ans ». Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, affirme qu’il s’agit d’« une transition historique pour la Libye », tout en estimant que « le chemin à parcourir pour la Libye et son peuple va être difficile et rempli de défis ».

D’autre part, plusieurs pays expriment un point de vue plus réservé, voire franchement hostile. On peut en citer  l’Afrique du Sud, la Russie qui accuse les États-Unis, la Chine, le Venezuela où Hugo Chavez rend hommage à Kadhafi. Le Cuba de Fidel Castro condamne « l’assassinat » de Kadhafi et l’Union africaine, dont le président Robert Mugabe affirme que « Le Nigeria et l’Afrique du Sud ont trahi l’Afrique »

Un pays dans la tourmente et l’instabilité affolante

Depuis sa mort, la Libye peine à retrouver une stabilité et la peur d’un lendemain meilleur reste pesante. En effet, pour Issam el-Mejri « En ce qui concerne la situation en Libye au cours des 10 dernières années depuis la mort de Mouammar Kadhafi, le pays est passé par des phases ». Et d’ajouter « Au début, la situation était bonne, mais ensuite, les choses ont commencé à empirer petit à petit, jusqu’à ce que l’on arrive à la situation actuelle. »

Pour Abdelfattah Benour, après toutes ces années passées depuis la mort de Mouammar Kadhafi, « on vit actuellement un conflit dû à un échec dans la gestion de la crise. »

L’organisation d’élections présidentielle et législatives prévues en décembre fait miroiter une amélioration de la situation du pays. « On espère que les élections du 24 décembre conduiront à une vie meilleure, à la stabilité politique et à la sécurité, ainsi qu’à une transition civile vers un état de droit », détaille Ahmed al-Rashrash, un analyste libyen.

Depuis sa mort, certains libyens restent fidèles à l’ancien dirigeant.

Sources: fr.africanews.com; wikipedia.org

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Bons de soutien et de résilience : 38,500 milliards FCFA pour la Côte d’Ivoire

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L’Etat de Côte d’Ivoire, à travers la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique, a obtenu le 30 novembre 2021 sur le marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) un montant de 38,500 milliards de FCFA (57,750 millions d’euros) au terme de son émission de bons assimilables du Trésor (BAT) dénommé « bons de soutien et de résilience » de maturité 364 jours, organisée en partenariat avec UMOA-Titres basée à Dakar.

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Communiqué de presse relatif à la cérémonie de remise des certificats du Parcours conjoint BCEAO-COFEB/HEC Paris CEMSTRAT

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Le Centre Ouest Africain de Formation et d’Etudes Bancaires (COFEB), centre de formation et de recherche de la BCEAO et HEC Paris organisent la remise des certificats de la première édition du Parcours sur le management stratégique bancaire.

Ce parcours intitulé « Certificat Exécutive Management Stratégique Bancaire (CEMSTRAT) » s’inscrit dans le cadre du renforcement des compétences des dirigeants des banques et établissements financiers de l’Union et de la sous-région dans les domaines du management et de la stratégie bancaire. Le Certificat Exécutive Management Stratégique Bancaire a regroupé 46 participants, parmi lesquels des administrateurs, des directeurs généraux et des directeurs opérationnels en exercice dans les banques et établissements financiers de la zone UEMOA.

Le parcours, dirigé par Madame Armelle DUFOUR, Directeur de projets stratégiques internationaux à HEC Paris, a été animé par une équipe de 9 Professeurs de cette grande école.

Les principaux objectifs de ce programme sont d’offrir aux dirigeants, les clés du succès dans la recherche d’une nouvelle création de valeur, l’appropriation des référentiels méthodologiques et des outils de tout premier plan, d’acquérir de nouveaux savoir-faire pour orchestrer et piloter la dynamique de réussite. La cérémonie a été rehaussée par la présence de Monsieur Tiémoko Meyliet KONE, Gouverneur de la BCEAO.

Depuis 2013, plusieurs centaines de dirigeants ont suivi avec succès les programmes certifiants, en Management Général des Activités Bancaires et en Management des Ressources Humaines, proposés conjointement par le COFEB et HEC Paris.

L’édition 2022 sera lancée au cours du mois de février.

Toutes les informations relatives aux différents parcours COFEB HEC Paris sont disponibles sur le site internet du COFEB, en cliquant sur le lien suivant : https://cofeb.bceao.int/formations-certifiante

A PROPOS D’HEC PARIS

Spécialisée dans le domaine de l’enseignement et de la recherche en management, l’école HEC Paris offre une gamme complète de formations aux décideurs de demain, à savoir le programme Grande Ecole, les mastères Spécialisés, les MSc, la Summer School, le MBA, TRIUM Global Executive MBA, le Doctorat.

Cette grande école propose également une large gamme de programmes pour les cadres et dirigeants. Créée en 1881 par la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, HEC Paris rassemble 140 professeurs permanents, 4500 étudiants et 8000 cadres et dirigeants en formation chaque année.

Pour rappel, HEC Paris occupe, dans le classement de Financial Times, le 1er rang pour la catégorie Business School en Europe et le 2e rang mondial pour son Département Exécutive Education.

Contacts presse de HEC Paris :

  • HEC Paris : Sophie Garnichat – +33 1 39 67 94 03 – +33 6 76 21 77 54 – garnichat@hec.fr

A PROPOS DU COFEB

Le Centre Ouest Africain de Formation et d’Etudes Bancaires (COFEB) est le Centre de formation de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Il a été créé le 5 août 1977. Plus récemment, le 4 novembre 2019, le COFEB a connu une transformation institutionnelle qui a élargi sa mission à la recherche scientifique et aux actions de partenariat. A ce titre, le COFEB réalise des études et conduit des réflexions prospectives et stratégiques sur de nombreux sujets d’intérêt pour la BCEAO, pour les Etats membres de l’UEMOA et pour l’écosystème bancaire et financier.

Cette transformation institutionnelle, en cours de matérialisation, traduit l’ambition des Autorités de la BCEAO d’en faire un outil de formation bancaire de référence sur l’échiquier africain et mondial.

Par ailleurs, le COFEB contribue au renforcement des compétences des cadres de la BCEAO, des Banques Centrales partenaires de la BCEAO, des banques, des établissements financiers, des systèmes financiers décentralisés, des émetteurs de monnaie électronique, du monde universitaire et des administrations économiques et financières des Etats membres de l’UEMOA. C’est dans ce sens que le COFEB organise un nombre important de séminaires et d’ateliers, de conférences de haut niveau, de même que des formations diplômantes et des Parcours certifiants.

Contact du COFEB :

Direction des Affaires Administratives et de la Communication (DAAC)

courrier.zdaac@bceao.int Tel. (221) 33 839 05 00 Dakar Sénégal

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UEMOA : 7e Edition de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires dans les Etats membres

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La cérémonie d’ouverture a été présidée le mercredi 1er décembre 2021, par José Varela CASIMIRO, Secrétaire d’Etat au budget, en présence de Bertin Félix COMLANVI, le Représentant Résident de la Commission en Guinée-Bissau.

La Guinée-Bissau clôture la phase technique entamée le 03 novembre 2021.

Importance de la revue annuelle

Pour le Secrétaire d’Etat au budget, la revue annuelle « revêt une importance particulière pour la pleine intégration de la Guinée-Bissau, dans l’espace UEMOA ». Il a fait le constat que les indicateurs au niveau de son Pays sont bas, comparativement aux autres Etats. « Il est urgent d’inverser cette tendance, en dépit des difficultés auxquels le pays est confronté (…) Je réaffirme l’engagement et la détermination du gouvernement à ne ménager aucun effort pour la transposition des textes, une fois adoptés et traduits en Portugais. » dira-t-il.

Pour le Représentant Résident, l’exercice de la revue consiste en « l’identification des facteurs pouvant spolier les fruits des différents efforts communautaires, en vue d’anticiper les actions idoines pour une impulsion politique ciblée au processus d’intégration dans l’espace UEMOA ».

Au cours des travaux, les Experts de la Guinée-Bissau et ceux de la Commission de l’UEMOA évalueront la mise en œuvre effective de 116 textes réglementaires ainsi que de 03 projets communautaires pour un montant de plus de douze milliards cent trente millions de FCFA.

Pour rappel, la revue réalisée en 2020 a permis de noter des avancées significatives en matière de transposition et d’application des réformes communautaires. En effet, les performances enregistrées par la Guinée-Bissau en 2020 révèlent un taux moyen de mise en œuvre des réformes de 45 % contre 44% en 2019.

Les travaux prennent fin le vendredi 03 décembre 2021, par la signature du mémorandum de la revue.

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