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Economie

Nigeria : accord de partage de production sur le pétrole

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Le Nigeria a signé cette semaine un accord de partage de production avec les principales compagnies pétrolières, après deux ans de bras de fer, ouvrant la voie à des investissements à hauteur de 10 milliards de dollars.

ShellExxon MobilTotalEni et la NNPC, partenaires de la licence d’exploitation OML 118, qui abrite le champ off-shore Bonga, ont signé mardi un nouvel accord de partage de production pour 20 ans après deux ans de mésentente avec le gouvernement.

« Cet accord marque un tournant important dans l’exploitation des opérations off-shore au Nigeria », indiquait la Nigeria National Petroleum Commission (NNPC), sur Twitter. « Plus de 10 milliards de dollars d’investissements vont pouvoir être engagés grâce à ce développement », se félicite la compagnie publique pétrolière.

Fin novembre, le Nigeria avait adopté une nouvelle législation pour imposer un meilleur partage des ressources avec les majors internationales. Cette mesure, qualifiée de « moment décisif » par le chef de l’Etat Muhammadu Buhari, devait entre autres, imposer une taxe forfaitaire de 10% sur les champs en mer et de 7,5% sur les champs on-shore (contre 5% auparavant) dans un contexte de baisse des investissements.

Premier producteur d’or noir

L’extraction dans des bassins off-shore, notamment en eaux profondes, est toutefois extrêmement coûteuse et les majors avaient ainsi exigé une renégociation de leurs conditions financières, pour lancer la seconde phase de développement de Bonga. Le bloc OML 118, à 120 km des côtes nigérianes, abrite le champ Bonga qui a actuellement une production de 150 000 barils par jour, et pourrait passer à 225 000 barils jour.

Mele Kyari, à la tête de la NNPC, a déclaré dans un discours qu’il se réjouissait que cet accord montre « une opportunité pour les investisseurs de voir que le pays leur est ouvert ». Le Nigeria, gangréné par une corruption massive et une très forte insécurité, traverse actuellement une crise de confiance avec les investisseurs étrangers dans un contexte de ralentissement de son économie.

Le Nigeria n’attire qu’une petite part des investissements pétroliers et gaziers en Afrique alors qu’il est le premier producteur d’or noir sur le continent et que beaucoup de ses réserves restent à exploiter.

Pour répondre à ces défis, et maximiser les revenus pétroliers de ce pays membre de l’OPEP, le gouvernement nigérian travaille depuis une quinzaine d’année sur une nouvelle loi pour encadrer le secteur, sans qu’elle n’ait jamais été votée.

source : africanews.fr

CIMA

UEMOA : Le bulletin trimestriel des statistiques de la BCEAO livre ses résultats

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Le bulletin trimestriel a globalement statué sur 11 points dans l’Union, à savoir : le marché monétaire, les statistiques monétaires, les conditions de Banque, les finances publiques, les Bons du trésor et obligations, les bourses de valeurs, les indicateurs conjoncturel d’activités, la production, l’environnement international, les échanges extérieurs et sur les prix, enfin.

 Ci-après, les principales tendances

Le contenu du bulletin de la BCEAO, consulté par Managers-africains, révèle les tendances suivantes :

Au cours du deuxième trimestre 2021, les prix du pétrole brut libellés en dollars ont enregistré une hausse de 128,5% sur un an, en raison de la reprise progressive de l’activité économique consécutive à l’allègement des mesures restrictives prises pour contrer les effets de la pandémie de la Covid-19.

Concernant les principales matières premières exportées par les pays de l’Union, les cours ont augmenté, par rapport à la même période de 2020, pour le caoutchouc (+53,3%), le coton (+51,0%), le café (+20,6%), l’anacarde (+11,5%), l’or (+6,1%) et le cacao (+4,8%). Pour les produits alimentaires importés, les cours ont également été orientés à la hausse pour les huiles alimentaires (+108,1%) et le blé (+31,3%). En revanche, un repli de 17,2% a été noté pour le riz.

Sur le marché boursier régional, l’indice BRVM 10 s’est accru de 3,0% à fin juin 2021 par rapport à son niveau à fin juin 2020. Quant à la capitalisation boursière, elle a augmenté de 18,0% sur la même période.

La reprise de l’activité économique au sein de l’UEMOA s’est consolidée au deuxième trimestre 2021, avec une hausse de 7,7% du PIB sur un an, après une augmentation de 3,4% un trimestre plus tôt. La croissance du PIB en volume dans l’Union, résulte de la bonne orientation de l’activité économique dans l’ensemble des secteurs. La valeur ajoutée du secteur tertiaire s’est accrue sur un an de 9,3% au deuxième trimestre 2021, après une hausse de 3,7% le trimestre précédent. Pour le secteur secondaire, il a été enregistré une accélération de la cadence de la production au rythme de 7,1% au deuxième trimestre 2021, contre 2,7% un trimestre plus tôt. La dynamique du secteur primaire s’est également améliorée avec une progression au rythme de 3,9% au cours du trimestre sous revue, après une hausse de 3,1% au premier trimestre 2021.

Le taux d’inflation dans l’UEMOA, comparativement à la même période de l’année précédente, est ressorti à 3,3% au deuxième trimestre 2021, après une réalisation de 2,2% le trimestre précédent. L’accélération du rythme de progression  du  niveau  général  des  prix  est  imprimée  notamment  par  la  composante  « Alimentation  »,  qui  a augmenté de 5,3% au deuxième trimestre 2021, contre 3,7% un trimestre plus tôt. La hausse des prix des produits alimentaires est observée dans la plupart des pays de l’Union, en lien avec le renchérissement des céréales, des fruits et légumes, des tubercules et plantains, ainsi que des produits de la pêche.

Au deuxième trimestre 2021, le déficit commercial de l’Union s’est aggravé de 254,0 milliards par rapport à la même période de l’année 2020, pour ressortir à 744,8 milliards, en raison d’une progression des importations (+14,5%) plus forte que celle des exportations (+9,9%).

La masse monétaire dans l’Union a progressé de 19,2% sur un an, en raison d’une augmentation des avoirs extérieurs nets (+35,9%) et des créances intérieures (+14,2%).

Concernant le marché monétaire, le taux moyen pondéré des injections de liquidité à une semaine a été maintenu  inchangé à 2,00%, contre 2,4617% à la même  période de l’année précédente. Il convient de souligner que depuis le 24 juin 2020, les adjudications sur les guichets d’appel d’offres de la Banque Centrale sont organisées au taux  fixe de 2,00%. Par rapport au marché interbancaire, le taux d’intérêt sur le compartiment à une semaine est ressorti à 2,3264% au deuxième trimestre 2021, contre  2,5532% un an plus tôt.

Le taux débiteur moyen, hors taxes et charges, a enregistré une baisse de 6 points de base en trois mois pour  s’établir  à 6,36%  au deuxième trimestre 2021. Cette dynamique baissière  s’inscrit dans le  prolongement  des mesures prises par la Banque Centrale pour contrer les effets négatifs de la pandémie liée à la Covid-19 sur le  système bancaire, notamment en baissant ses taux directeurs de 50 points de base depuis le 24 juin 2020. Le taux créditeur moyen est ressorti à 5,25% au deuxième  trimestre 2021, contre 5,15% constaté au trimestre précédent soit une hausse de 10 points de base.

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Actualités

Sénégal-Mauritanie: le pactole gazier de Grand Tortue Ahmeyni en sursis

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Le projet gazier Grand Tortue Ahmeyni (GTA), piloté par British Petroleum(BP), suscite beaucoup d’espoir pour ses énormes retombées en vue. Approximativement, le Sénégal et la Mauritanie pourraient se partager, sur vingt ou trente ans, avec les opérateurs, 80 à 90 milliards de dollars de recettes et prévoient même de remplacer le fuel de leurs centrales électriques par ce gaz moins cher et moins polluant.

Mais, depuis quelques temps, une ombre inquiétante plane sur ce projet crucial. Les sources d’inquiétudes vont de la pandémie, de l’évolution erratique des prix des hydrocarbures, de l’économie mondiale en berne, aux difficultés de BP et du virage « vert », en faveur des énergies renouvelables.

Retour sur ce projet

Au début de ce projet, Kosmos Energy. Janvier 2016, la junior américaine(Kosmos) a annoncé « une découverte importante de gaz » au large des côtes sénégalaises. Dans son communiqué, elle indique avoir « découvert 101 mètres de gaz dans deux réservoirs d’excellente qualité » sur le puits Guembeul-1. Ce forage est situé à  2,7 kilomètres de profondeur, dans la partie sud du permis Ahmeyim (ex-Tortue West) à  cheval entre le Sénégal et la Mauritanie. Kosmos détient une participation de 60 % dans les blocs Saint-Louis Offshore Profond et Cayar Offshore Profond, aux côtés de Timis Corporation Limited (30 %) et de Petrosen (10 %) 

Mai 2016, Kosmos annonce une découverte de  1400 milliards de mètres cubes de réserves de gaz naturel dans le puits Teranga-1 et 5 puits auxiliaires forés dans le bloc Cayar Offshore Profond, situé à  environ 65 kilomètres au nord-ouest de Dakar, et à  près de 100 kilomètres au sud de Gueumbeul 1 dans le bloc de St. Louis Offshore Profond.

En décembre 2016, Kosmos annonce dans un communiqué de presse, qu’un protocole d’accord avec la société BP a été conclu. Selon les modalités de l’accord, BP aura une participation effective de 32,49% des contrats des blocs de Saint-Louis Offshore Profond et Cayar Offshore Profond au large des côtes du Sénégal. Selon les modalités de l’accord, Kosmos recevra une contrepartie fixe de 916 millions USD.

En avril 2017, BP a accepté de renforcer son investissement au Sénégal, en acquérant la totalité des 30 % de parts minoritaires dans deux blocs offshore du Sénégal : Saint-Louis Profond et Cayar Profond. La conclusion de ces accords, soumis à  l’approbation du gouvernement, BP détient une participation d’environ 60 % dans les blocs sénégalais. Ses partenaires Kosmos et Société des pétroles du Sénégal (PETROSEN) détiennent respectivement 30 % et 10 %.

Le tour de table de la société mauritanienne attribue 62 % à BP, 28 % à Kosmos et 10 % à la Société mauritanienne des hydrocarbures et du patrimoine minier (SMHPM).

Au Sénégal, les cessions des 30% de Kosmos et des 30% de Timis Corporation à  BP ont été approuvées respectivement par l’arrêté n°3020 du 22 Février 2017 et l’arrêté n°14912 du 12 Août 2017 du Ministre en charge des hydrocarbures.

Accord entre Nouakchott et Dakar

L’exploitation des réserves de gaz du projet GTA, à  la frontière sénégalo-mauritanienne a fait l’objet d’un accord de coopération internationale (ACI), signé le 09 Février 2018, afin de permettre une unitisation, à  savoir, l’exploitation conjointe des réservoirs de GTA.

L’accord a été approuvé par l’Assemblée Nationale à  travers la loi n°2018-21, autorisant le Président de la République, à  ratifier ledit accord. Pour être opérationnel, l’ACI a été complété par un Accord d’Unitisation (UUOA), signé le 06, à  Nouakchott) et le 07, à  Dakar, en février 2019 entre les différents Contractants au niveau des deux Etats et approuvé par les Ministres en charge des hydrocarbures des deux pays. En même temps, ils signent un accord de commercialisation du gaz avec la filiale BP Gas Marketing.

Dès le démarrage du chantier, en octobre 2019, Kosmos annonce que le puits ORCA-1 a révélé, à 5 266 mètres de profondeur – à Bir Allah, en zone mauritanienne –, un nouveau réservoir de gaz, lequel pourrait augmenter de 50 % les réserves de GTA. Il s’agit de la plus grande découverte d’hydrocarbures en eaux profondes de l’année. GTA mérite désormais d’être qualifié de « gisement de classe mondiale ».

2023 : début prévu de la production mais un retard serait envisageable

Le gisement de gaz naturel GTA a été découvert en 2015, avec le forage du puits Tortue-1 (Ahmeyin-1) en Mauritanie et du puits Guembeul-1 au Sénégal. Le gisement renferme environ 20 TCF de gaz naturel soit 530 milliards de Nm3.

Il sera ainsi développé en plusieurs phases. La première phase, dont la Décision finale d’investissement a été prise en fin décembre 2018, fera l’objet du forage d’une douzaine de puits de production. La production de gaz naturel pour le marché domestique débutera en 2023. Une production de GNL de 2,5 million de tonnes par an est attendue pour cette première phase.

Le 8 avril 2020, BP invoque un cas de force majeure pour justifier un retard de onze mois. Le confinement, dû à la pandémie aurait suspendu la construction de l’unité flottante.

Toutefois, à en croire Mohamed Salem Ould Boidaha, directeur général du groupe Serval et ancien cadre du ministère mauritanien du Pétrole, de l’Énergie et des Mines : « L’invocation de force majeure attribuée au Covid-19 est injustifiée. Ce sont les conditions du marché qui expliquent leur réserve : l’offre d’énergie excède la demande dans cette période de fort ralentissement économique, et la guerre des prix du pétrole déclenchée par l’Arabie saoudite a fait s’effondrer les cours des hydrocarbures.»

De plus, BP a avancé que la réserve de GTA, estimée au paravent à 15 trillions de pieds cubes, serait finalement plus basse. Or cela implique plus de temps dans la production. Elle aurait, en sus, perdu 4,4 milliards de dollars au premier semestre de 2020, et Kosmos, dont la note a été dégradée par Moody’s, 200 millions au ­deuxième semestre. D’autre part, Bernard Looney, le nouveau patron de BP, veut vendre 25 milliards de dollars d’actifs entre 2020 et 2025 pour avoir les moyens d’investir dans les énergies renouvelables, et ainsi réduire de 40 % sa production pétrolière d’ici à 2030.

Renégociation du contrat avec BP : le Sénégal sur ses gardes…pour l’instant

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la gestion du projet GTA commence à délier les langues au Sénégal. En effet, le nouveau directeur général de BP au Sénégal, Massaer Cissé, devait préparer le séjour de  Gordon Birell, vice-président exploration-production de BP à Dakar, en vue de rencontrer le président de la République. Mais Macky Sall aurait annulé in extremis la rencontre qui devait se tenir le 30 septembre.

Au vrai, depuis plusieurs semaines, la firme britannique tente  de faire avaliser  par les autorités sénégalaises, une augmentation de 40%  des coûts  de la phase 1 du développement du champ gazier de Grand Tortue Ahmeyni. Or la Société d’Etat Petrosen et son patron Mamadou Faye, seraient farouchement contre cette demande de BP, qui représenterait près de 1,8 milliards de dollars supplémentaires aux dépens des compagnies et de l’Etat du Sénégal.

 Arrêt improbable du chantier : la part du contenu local

A ce jour, aucun expert ne parie sur un arrêt pur et simple du chantier – ce qui coûterait très cher aux opérateurs – ou sur un remplacement de BP comme chef de file.

Par ailleurs, la Mauritanie devrait profiter de ces atermoiements, pour augmenter son « contenu local », c’est-à-dire la participation de ses entreprises et de sa main-d’œuvre à GTA. D’autant que la Banque mondiale a donné à chacun des deux États concernés, 20 millions de dollars dans le but de former des techniciens.

Le Sénégal a pour sa part, une longueur d’avance en matière de contenu local. En effet,  la loi sur le contenu local (loi 2019-04 et ses décrets d’application) suscite beaucoup d’espoir afin de permettre de maximiser les retombées de l’exploitation pétrolière sur l’économie sénégalaise. Déjà, 400 de ses entreprises seraient en position de faire des offres de service aux différents opérateurs du chantier.

lEn Mauritanie, les contrats locaux étaient jusqu’à présent affectés à un petit nombre d’entreprises désignées par le pouvoir. Cet état de fait serait en voie de changement.

Sources : itie.sn ; jeuneafrique.com ; africaintelligence.fr

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Coup d’Etat en Guinée: l’accès aux réserves de bauxite en question

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Les changements de régimes, surtout lorsqu’ils sont anticonstitutionnels, ont la fâcheuse tendance d’inquiéter les investisseurs. La prise brutale du pouvoir en Guinée, en constitue une illustration. Car la question de l’accès à ses réserves en bauxite, le principal minerai nécessaire à la production d’aluminium, a instinctivement secoué les opérateurs économiques. D’autant que, le cours de l’aluminium avait atteint un nouveau sommet en treize ans, à 2810 dollars (2590 francs) la tonne. Avant l’annonce du coup d’état, il avait grimpé à 40%.

Petit pays, possédant les plus larges réserves en bauxite au monde

L’industrie minière est stratégique en Guinée (13 millions d’habitants). En effet, le secteur minier (or, bauxite, diamants) et les activités connexes représentaient environ 15% du PIB l’an dernier et autour de 80% des exportations du pays, selon le Macro Poverty Outlook de la Banque Mondiale.

Les plus larges réserves de bauxite du monde, avec 7,4 milliards de tonnes estimées, selon un rapport de l’US Geological Survey (2020), sont concentrées dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest.

Sur la bauxite…

Extraite du sol, la bauxite est une roche rouge ou grise, transformée en alumine avant de devenir l’aluminium. Le métal est ensuite utilisé dans des industries variées: transports, automobile, bâtiment, alimentaire…

En 2020, les opérateurs locaux et étrangers ont produit, 82 millions de tonnes de bauxite en Guinée. Seule l’Australie a fait mieux.

Au final, le risque d’expropriation est faible

Suite au putsch, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya (actuel président de transition), visiblement conscient des enjeux en jeu, a pris sur lui, de tenir un discours rassurant, en s’adressant très tôt aux partenaires et investisseurs étrangers. En effet, il a invité les compagnies minières à poursuivre leur travail, avant d’informer que « les frontières maritimes resteraient ouvertes pour les activités d’exportations ». Il n’a pas tort. La garantie de la sécurité est une condition préalable à la production et à l’exportation. D’ailleurs, le géant russe de l’aluminium Rusal, qui produit la moitié de sa bauxite en Guinée, soit 7,3 millions de tonnes (Cf. journal Kommersant), s’était dit prêt à évacuer son personnel du pays en cas de complications graves. Apres tout, les Etats n’ont que des intérêts à défendre et à préserver. On le comprend aisément par le propos du porte-parole du Kremlin qui s’attend à ce que les intérêts de leurs hommes d’affaires, de leurs sociétés ne soient pas affectés, que leurs intérêts soient garantis.

Pour le moment donc, aucune renégociation de contrat n’est enclenchée. Une affaire à suivre…

Source: lematin.ch

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