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Politique

POLITIQUE : Relations Maroc Algérie, les États arabes Unis interviennent.

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L’Arabie Saoudite qui n’avait encore rien dit depuis la nouvelle annoncée par le gouvernement algérien mardi, a finalement brisé son silence par une annonce du ministère des affaires étrangères qui déclare: « Le royaume (…) appelle les deux pays à prioriser le dialogue et la diplomatie pour ouvrir un nouveau chapitre dans les relations (…) afin de garantir la sécurité et la stabilité. »

Suivant la même logique, dans un communiqué publié sur Facebook, Tripoli a invité les deux pays à « s’accrocher aux principes et aux objectifs communs qui ont mené à la création de l’Union du Maghreb arabe« . la Libye a appelé les pays membre de l’Union du Maghreb (l’Algérie, la Libye, la Mauritanie, le Maroc et la Tunisie), à se réunir en marge d’une rencontre des ministres des Affaires étrangères des Etats membres de la Ligue arabe, prévue entre le 7 et 9 septembre.

Source:A.News

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Second mandat : le président gambien Adama Barrow a prêté serment

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Exemplaire du coran à la main et devant les membres de la Cour suprême,  Adama Barrow s’engage : « Je jure de remplir, fidèlement, les charges de Président de la république de Gambie, de respecter et de faire respecter les lois du pays »

Le Président Adama Barrow a prêté serment, mercredi, pour son deuxième mandat à la tête de la Gambie lors d’une cérémonie de près de trois heures, tenue au stade de l’indépendance de Bakau (Banjul).

Barrow a remporté la présidentielle gambienne du 4 décembre 2021 avec 53% des voix contre 27% pour son challenger Ousainu Darboe.

Les Présidents Muhamadu Buhari du Nigeria, Macky Sall du Sénégal, Faure Gnassingbé du Togo, Umar Sissoco Embalo de la Guinée Bissau, Julius Maada Bio de Sierra Leone et Mohamed Ould Ghazouani de la Mauritanie ont pris part à la cérémonie.

« J’appelle tous les Gambiens, quelles que soient leurs différences, à se rassembler en un seul peuple pour travailler au développement de notre pays », a insisté Barrow dans une déclaration faite juste après la prestation de serment. Il a fait savoir que le taux de participation de 90% enregistré lors de la présidentielle est une nouvelle victoire pour le peuple gambien qui a longtemps été éprouvé. Barrow a ainsi promis pour les cinq années à venir de poursuivre sa politique axée sur les infrastructures, l’énergie et les technologies.

Tombeur, à la surprise générale, de Yaya Jammeh à la présidentielle de décembre 2016, Barrow avait été contraint de prêter serment à l’ambassade de son pays à Dakar suite au refus du dictateur en poste depuis 1994 de reconnaître sa défaite. Acculé par la communauté des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), le dictateur Jammeh, arrivé au pouvoir par les armes, a cédé le pouvoir avant de s’exiler en Guinée Equatoriale où il vit actuellement.

Pour la présidentielle de 2021, Yaya Jammeh avait activement soutenu le candidat Mamah Kandeh arrivé 3ème avec 12. 32% des voix. La présidentielle gambienne se joue en un seul tour et la limitation du nombre des mandats présidentiels n’est, jusque-là, pas en vigueur dans ce petit pays de 11 300 km2 pour 2.4 millions d’habitants.

Jani avec AA

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Joe Biden et sa politique étrangère : Un an après… ?

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Le président américain Joe Biden est entré en fonction en promettant de reforger les alliances de longue date de l’Amérique, après les tumultes de l’administration précédente et de redéfinir les relations avec les principaux adversaires.

Un an après, les résultats sont plutôt mitigés.

S’adressant aux diplomates du département d’État, deux semaines seulement après son entrée en fonction, Biden a clairement indiqué qu’il voulait que le monde sache que « l’Amérique est de retour ; la diplomatie est de nouveau au centre de notre politique étrangère ».

« Nous allons restaurer nos alliances et nous engager à nouveau avec le monde, non pas pour relever les défis d’hier, mais ceux d’aujourd’hui et de demain », avait-il déclaré.

Et d’ajouter : « Le leadership américain doit faire face à cette nouvelle ère de progression de l’autoritarisme, notamment aux ambitions croissantes de la Chine de rivaliser avec les États-Unis et à la détermination de la Russie de porter atteinte à notre démocratie et de la perturber. »

Le ton de rivalité donné par Biden à l’époque continue de résonner aujourd’hui, même si ses promesses de renforcer les alliances traditionnelles et de se réengager dans les organisations internationales ont parfois été bouleversées par l’évolution de la dynamique mondiale.

L’Afghanistan : Un retrait dans le chaos mené en collaboration avec les alliés

Joe Biden a promis de restaurer la confiance entre les alliés de l’OTAN, fortement ébranlée par l’approche impétueuse de l’ancien président Donald Trump vis-à-vis de l’alliance transatlantique. Il en avait besoin pour mettre fin à la plus longue guerre des États-Unis.

Le retrait des troupes d’Afghanistan, indépendamment de son calendrier, risquait d’être âpre et chaotique. Mais aucun responsable aux États-Unis ou en Europe n’avait prévu l’ampleur de cette débandade.

La résistance de l’ancien gouvernement reconnu par la communauté internationale, qui a tenu tête aux Taliban pendant des mois, voire un an, s’est rapidement estompée à mesure que les Taliban intensifiaient leur offensive militaire dans tout le pays, forçant les forces afghanes formées et équipées par l’OTAN à se rendre et à battre en retraite.

En août, la situation a atteint un crescendo sanglant. Les Taliban ont pris Kaboul alors même que les forces américaines et internationales, ainsi que les diplomates, se trouvaient encore dans la capitale. Des milliers d’Afghans se sont précipités vers l’aéroport international en quête d’une évacuation par les forces occidentales avant la date limite de retrait fixée au 30 août.

Dans le cadre de l’effort international mené par les États-Unis, plus de 124 000 Afghans « à risque » ont quitté le pays par avion, dans ce qui est devenu une des plus vastes évacuations de masse de l’histoire.

Malheureusement, plus de 150 Afghans et 13 membres des forces américaines ont perdu la vie dans un attentat-suicide le 26 août, revendiqué par la filiale afghane de Daech, le groupe terroriste qui n’a fait que gagner en puissance depuis le retrait des forces internationales.

20 ans après l’invasion de 2001, il ne reste plus de militaires américains en Afghanistan, ce qui répond à un objectif clé de la politique étrangère de Joe Biden, qui souhaitait mettre fin à la plus longue guerre des États-Unis.

President Joe Biden walks to speak to the media after meeting privately with Senate Democrats, Thursday, Jan. 13, 2022, on Capitol Hill in Washington. (AP Photo/Andrew Harnik)

La refonte des alliances avec l’Europe se heurte aux aspirations liées au Pacifique

Lorsque les États-Unis ont annoncé, aux côtés de l’Australie et du Royaume-Uni, la formation d’une nouvelle alliance militaire trilatérale connue sous le nom d’AUKUS, ils n’ont pas prévu la violente réaction qu’elle susciterait en Europe.

Le pacte vise ostensiblement à contrer les aspirations régionales de la Chine, mais il s’est accompagné d’un accord par lequel les États-Unis et le Royaume-Uni fournissent à l’Australie le savoir-faire nécessaire pour construire sa propre flotte de sous-marins à propulsion nucléaire.

Cela a conduit à l’annulation d’un important contrat d’armement franco-australien d’une valeur de quelque 90 milliards de dollars, visant à fournir à Canberra des sous-marins à propulsion conventionnelle, ce qui a suscité la colère de Paris, qui a violemment critiqué ce contrat.

Le président français Emmanuel Macron a rappelé les ambassadeurs de son pays aux États-Unis et en Australie et a appelé publiquement l’Europe à réduire sa dépendance militaire vis-à-vis des États-Unis, dans ce qui a constitué la pire crise diplomatique entre alliés sous la présidence de Joe Biden.

Les tensions se sont depuis lors apaisées, mais les effets durables de cette crise demeurent entiers.

Chine : Les tensions de l’ère Trump persistent malgré la volonté de redéfinir les relations

L’accord AUKUS n’était qu’un aspect du recentrage des États-Unis sur l’Asie. Il s’est accompagné de la volonté de Biden de renforcer les liens avec les principaux alliés asiatiques que sont le Japon et la Corée du Sud.

Il n’est donc pas surprenant que la première invitation de la Maison Blanche à un dirigeant étranger ait été adressée à l’ancien Premier ministre japonais, Yoshihide Suga, suivi rapidement par le président sud-coréen, Moon Jae-in, qui s’est rendu à Washington un mois plus tard.

Et, après avoir convoqué une réunion virtuelle des puissances du Pacifique que sont l’Australie, l’Inde et le Japon, le président Biden les a réunis en personne à Washington en septembre, pour le tout premier sommet en personne au niveau des dirigeants de ce que l’on appelle la Quadrilatérale.

Au cœur de cette effervescence diplomatique, la Chine, qui s’affirme de plus en plus dans la région, et, dans une moindre mesure, la Corée du Nord, qui a procédé à des essais de missiles balistiques dans la région au mépris des résolutions et des sanctions des Nations unies.

Les provocations de Pyongyang, qui aurait notamment testé des missiles hypersoniques, ont jusqu’à présent empêché la levée des sanctions internationales, ce que la Corée du Nord réclame avant de reprendre les pourparlers sur sa dénucléarisation.

Bien qu’il se soit engagé à redéfinir les relations avec la Chine en passant de la confrontation à une relation de rivalité, Joe Biden n’a pas mâché ses mots sur la façon dont il considère la Chine et son président Xi Jinping, affirmant à plusieurs reprises que son homologue est déterminé à redéfinir l’ordre mondial et à asseoir la suprématie de l’autoritarisme sur la démocratie.

« C’est un combat entre les démocraties du XXIe siècle et les autocraties », a déclaré le président américain lors de sa première conférence de presse en mars. « Nous devons prouver que la démocratie est porteuse d’avenir », avait-il souligné.

Le mois où Joe Biden a tenu ces propos a également été marqué par un désormais tristement célèbre sommet entre les États-Unis et la Chine en Alaska, qui a dégénéré en un échange d’injures, inédit sur la place publique, entre les hauts diplomates américains et chinois.

Un sommet virtuel tenu en novembre entre Biden et Xi a été nettement plus courtois, mais n’a pas débouché sur une avancée majeure dans les relations sino-américaines, les deux pays continuant à se renvoyer la balle sur fond d’inquiétudes de Washington concernant la répression des droits de l’Homme à Hong Kong et d’avertissements concernant une éventuelle invasion de Taïwan.

Biden aspire à la stabilité avec la Russie, mais peine à y parvenir

Le président américain a terminé son premier voyage à l’étranger en juin par un face à face très attendu avec le président russe, Vladimir Poutine, dans ce qui a été présenté comme un effort pour construire une relation « stable et sans surprises » avec le Kremlin.

Ce sommet n’a cependant pas permis d’apaiser les tensions bilatérales, les deux hommes cherchant à trouver un consensus sur une multitude de questions, du contrôle des armements aux allégations américaines de cyberattaques russes.

Les ambassadeurs des États-Unis et de la Russie ont toutefois réintégré leur poste dans les capitales des deux pays, ce qui constitue une avancée relativement modeste.

La rencontre virtuelle de deux heures entre Poutine et Biden, en décembre, est intervenue alors que Moscou commençait à rassembler des effectifs militaires le long de sa frontière avec l’Ukraine pour la deuxième fois en 2021. Ce déploiement n’a fait que se poursuivre, totalisant désormais plus de 100 000 soldats, ainsi qu’un important soutien en artillerie et en véhicules blindés.

Les tensions sont restées vives en janvier à la suite d’une cyberattaque contre le gouvernement ukrainien, que l’Europe a imputée à la Russie. Les États-Unis et leurs alliés européens ont mis en garde contre des sanctions économiques « dévastatrices » à l’encontre de Moscou, si la Russie devait de nouveau envahir l’Ukraine, après avoir annexé la péninsule de Crimée en 2014.

Cf : avec AA

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France: Candidat à la presidentielle, Eric Zemmour condamné

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Le candidat à la présidentielle Eric Zemmour a été condamné à 10 000 euros d’amende pour provocation à la haine raciale par le tribunal correctionnel de Paris, lundi 17 janvier, pour avoir qualifié sur CNews les migrants mineurs isolés de « voleurs », d’« assassins » et de « violeurs » en septembre 2020. M. Zemmour va faire appel de cette décision, a annoncé son avocat, Olivier Pardo.

Sur Twitter, le candidat d’extrême droite a dénoncé « une condamnation idéologique et stupide ». « Ce système fabrique du délit d’opinion de manière industrielle. Il est urgent de chasser l’idéologie des tribunaux », a-t-il écrit.

« La vérité est que ces mineurs isolés, qui ne sont bien souvent ni mineurs, ni isolés, se caractérisent par leur présence irrégulière sur notre territoire et leur forte propension à la délinquance, voire à la criminalité. En tant que citoyens français, nous devons exiger le droit d’aborder cette question (…) sans risquer d’être inquiétés par la justice », a poursuivi le candidat.

Estimant que le polémiste s’était rendu coupable de provocation à la haine et injure raciale, le parquet avait requis une peine de 100 jours-amendes à 100 euros, soit 10 000 euros d’amende avec possibilité d’emprisonnement en cas de non-paiement. Le parquet de Paris avait par ailleurs requis 5 000 euros d’amende pour le directeur de publication de CNews, Jean-Christophe Thiery de Bercegol du Moulin, jugé aux côtés d’Eric Zemmour comme c’est l’usage dans les procès de presse. Il a été condamné à 3 000 euros d’amende. « Condamner un patron de presse, c’est condamner à petit feu la liberté d’expression. Surtout lorsque le sujet est un débat de fond, un vrai enjeu politique », a réagi son avocat Me Olivier Baratelli, qui va également faire appel.

Le candidat à la fonction suprême, qui avait boudé l’audience le 17 novembre, n’était pas présent lundi devant la 17e chambre correctionnelle pour la lecture du jugement. Déjà poursuivi à de nombreuses reprises pour injure raciale, provocation à la haine ou contestation de crime contre l’humanité, M. Zemmour était cette fois cité à comparaître par le parquet pour ses propos sur les migrants mineurs isolés.

Une trentaine d’associations parties civiles

Le 29 septembre 2020, lors d’un débat dans l’émission « Face à l’info » sur CNews après un attentat devant les ex-locaux de Charlie Hebdo, le polémiste affirmait : « Ils n’ont rien à faire ici, ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c’est tout ce qu’ils sont, il faut les renvoyer et il ne faut même pas qu’ils viennent. »

« C’est une invasion permanente », « c’est un problème de politique d’immigration », avait-il ensuite vociféré dans cette émission dont il était chroniqueur. Des « propos méprisants, outrageants », qui montrent « un rejet violent » et une « détestation » de la population immigrée et qui ont franchi « les limites de la liberté d’expression », avait estimé la représentante du ministère public.

« Il n’y a pas une once de racisme chez Eric Zemmour », qui ne fait que dire « la réalité », parfois de « manière brutale, avec ses mots », avait soutenu Me Olivier Pardo, évoquant « une position politique ». Pour le conseil, la citation pour provocation à la haine raciale ne se tenait pas : « Les mineurs isolés ne sont ni une race, ni une nation, ni une ethnie. »

Une trentaine d’associations se sont constituées parties civiles, dont SOS-Racisme, la Ligue des droits de l’homme (LDH), la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) et la Maison des Potes, ainsi qu’une vingtaine de conseils départementaux – les mineurs non accompagnés étant pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, gérée par les départements.

Responsabilité de la chaîne d’information

Dans leurs plaidoiries, les parties civiles avaient insisté sur la responsabilité de la chaîne d’information, dont le « discours de haine » est « le fonds de commerce ». Les sorties controversées d’Eric Zemmour, 63 ans, contraint à la mi-septembre de quitter CNews en raison de ses ambitions présidentielles, lui ont valu depuis une dizaine d’années une quinzaine de poursuites en justice. Plusieurs fois relaxé, il a été condamné à deux reprises pour provocation à la haine.

Le candidat d’extrême droite doit être jugé en appel jeudi pour contestation de crime contre l’humanité après avoir soutenu en octobre 2019 sur CNews que le maréchal Philippe Pétain avait « sauvé » les juifs français. Il avait été relaxé en février 2021, le tribunal estimant que les propos avaient été prononcés « à brûle-pourpoint lors d’un débat sur la guerre en Syrie ».

Son avocat va demander le renvoi de cette audience, à moins de trois mois du premier tour de l’élection présidentielle et « parce qu’il s’agit d’un délit d’opinion », estime Me Pardo auprès de l’AFP. Eric Zemmour a aussi été assigné, le 27 janvier, par des sociétés et des personnalités du cinéma pour contrefaçon, après l’utilisation non autorisée d’images dans son clip d’entrée en campagne.

Enfin, la justice a par ailleurs fixé vendredi une nouvelle échéance pour Eric Zemmour : il sera jugé en mai 2023 pour diffamation aggravée, pour des propos tenus en 2019 sur le « mouvement féministe » et le « mouvement LGBT ».

Source : Le Monde

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