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Economie

Relance économique: le Sénégal vers une autre émission sur la maturité 15 ans (in fine)

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Selon un communiqué de presse de l’Agence UMOA-Titres, l’Etat du Sénégal souhaite lever des fonds à travers une émission spéciale d’Obligations de  Relance (ODR) sur la maturité 15 ans (in fine) ce 10 décembre 2021. Une opération qui contribuera aux efforts de relance économique du pays  mais également à dynamiser le Marché Financier de l’UMOA, afin de le hisser au niveau des  meilleurs standards.

Les caractéristiques de l’émission

L’Etat du Sénégal envisage une émission d’Obligations Assimilable du Trésor (OAT) de
maturité 15 ans par voie d’adjudication sur le MTP pour un montant de 70 milliards de FCFA.

Ces titres offriront un taux de coupon annuel de 6,15% et leur remboursement se fera in fine, c’est-à-dire que la totalité du montant emprunté sera remboursée le premier jour ouvré suivant la date d’échéance. Le paiement des intérêts se fera annuellement dès la première année, sur la base du taux de coupon à 6,15 % et du montant investi.

Concernant l’échéance, elle est fixée au 13 décembre 2036. Pour rappel, les OAT de cette année 2021, sont des Obligations de Relance et sont éligibles non seulement aux Guichets de Refinancement de la BCEAO, mais surtout bénéficient de l’accès au Guichet spécial de Relance pour 6 mois renouvelable, pendant toute leur durée de vie, au taux minimum de soumission aux adjudications de la BCEAO. Leur liquidité est par conséquent renforcée sur le Marché des Titres Publics de l’UEMOA.

Bien que l’accès aux Guichets de la BCEAO soit réservé uniquement aux banques de l’Union, les investisseurs institutionnels pourraient bénéficier des avantages des dits guichets en nouant des partenariats avec les banques.

Cette émission spéciale présente de nombreux avantages, en particulier pour les investisseurs institutionnels qui pourront investir sur ces titres à maturité longue. Elle permettra aux gestionnaires de portefeuille d’investissement d’accroître la duration de leur portefeuille et d’offrir un meilleur rendement à leur clientèle ; et facilitera l’acquisition des titres publics par les investisseurs orientés sur le long terme et ayant besoin de réajuster leur portefeuille sur des titres devant échoir à court terme. L’opération du 10 décembre 2021 organisée par UMOA-Titres, est ouverte à toute personne physique ou morale souhaitant acquérir les titres publics de l’Etat du Sénégal. Ainsi, pour saisir cette opportunité d’investissement rentable, sécurisée et défiscalisée pour les résidents du Sénégal, les investisseurs sont invités à se rapprocher d’un intermédiaire de marché de l’Union, soit une banque ou une Société de Gestion et d’intermédiation (SGI), qui se chargera d’effectuer les placements pour leur compte.

L’Etat du Sénégal, un émetteur de référence

La qualité de signature de l’Etat du Sénégal sur le marché financier et son poids économique
dans la zone UEMOA, en font un émetteur de référence et positionnent ses titres publics
comme étant des placements sûr et attractifs, offrant un bon risque-rendement.

Le Sénégal est l’un des pays les plus stables d’Afrique, ayant connu des alternances politiques
pacifiques depuis son indépendance en 1960. Il est à ce jour la deuxième puissance
économique de la zone UEMOA après la Côte d’Ivoire, avec un PIB estimé à 14 185 milliards de FCFA en 2020
, selon la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Son économie relativement diversifiée, est principalement tirée par le secteur tertiaire qui représentait 44,3% du PIB en 2020, même si ce secteur a été fortement impacté par la pandémie de la COVID-19. D’après la Direction de la Prévision et des Etudes Economique (DPEE), les perspectives  économiques du Sénégal seraient bonnes à moyen terme. En effet, après un ralentissement en 2020 en lien avec la crise sanitaire et ses conséquences économiques qui ont porté la croissance économique à 1,5% (après 4,4% en 2019), cette dernière devrait s’accélérer à  partir de 2021 et atteindre 5,0% avant de s’établir à 5,5% en 2022.

De plus, le pays devrait atteindre une croissance à deux chiffres en 2023 à la faveur de l’exploitation commerciale du gaz et du pétrole. Le Plan Sénégal Emergent (PSE) mis en place depuis 2014, joue un rôle considérable dans cette croissance économique et vise à transformer le pays en une économie émergente à l’horizon 2035. Ce plan qui en est à sa deuxième phase, s’étalant sur la période 2019-2023, vise, via le PAP 2A (Plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré), un taux de croissance moyen de 8,7% sur la période 2021 – 2023.

Ses Finances publiques

S’agissant des finances publiques, l’Etat du Sénégal a fourni beaucoup d’efforts en réussissant
à maîtriser les dépenses publiques et à accroître les ressources budgétaires. Une réduction
progressive du déficit budgétaire devrait être observée à moyen terme. Le déficit budgétaire
rapporté au PIB, passerait de 6,4% en 2020 à 6,34% en 2021 avant de s’établir à 4,8% en
2022 et se stabiliser autour de 3,0% à partir de 2023. Cette réduction du déficit budgétaire
devrait entraîner une baisse du taux d’endettement à partir de 2022. Le taux d’endettement du
Sénégal est attendu à 64,6% en 2021 après un niveau de 62,8% en 2020 et devrait se situer
à 63,8% en 2022 en deçà de la norme communautaire fixe de 70%.

Economie

UEMOA : conclusions des travaux de la 7e revue annuelle de l’agenda communautaire au Bukina

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Le taux de mise en œuvre, plus de 88%, salué par le Président de la Commission de l’UEMOA et le Ministre en charge des Finances.

Abdoulaye DIOP et Lassané KABORE ont co-présidé une séance de travail ce 18 janvier 2022 à Ouagadougou dans les locaux du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, en présence de plusieurs membres du Gouvernement du Burkina Faso et de Commissaires de l’UEMOA.  Il s’agissait de partager le mémorandum issu des travaux des experts qui s’étaient réunis du 15 au 17 novembre 2021.

Répondant aux questions des journalistes à l’issue de la rencontre, Abdoulaye DIOP dira que « l’UEMOA a entrepris des réformes dans les différents domaines de la vie économique et sociale et il est important de s’assurer de la mise en œuvre de ces réformes au profit des populations et de tous les acteurs de la vie économique et sociale. C’est dans ce cadre que cette revue se déroule au Burkina Faso pour nous assurer que les réformes que nous avons engagées ensemble ainsi que les programmes et projets définis sont en train d’être bien mis en œuvre ».

Et le Président de la Commission de l’UEMOA de noter qu’à «  l’issue de cette évaluation, nous avons une appréciation très satisfaisante et du point de vue de la notation, le Burkina enregistre une moyenne de 88% de mise en œuvre. Un niveau de réalisation excellent avec des avancées significatives dans le domaine des marchés publics, la lutte contre le blanchiment et dans les domaines sectoriels ».

Le Ministre Lassané KABORE tout en remerciant la Commission de l’UEMOA, a salué les progrès enregistrés par son pays en matière de transposition des textes communautaires et de mise en œuvre des projets. Il a tout de même relevé quelques difficultés, concernant « le principe de la libre circulation des personnes et d’établissement au niveau des acteurs des professions libérales ».

« C’est donc l’occasion d’échanger sur ces problématiques et de faire en sorte que lorsque la Commission de l’UEMOA fera le rapport à la Conférence des Chefs d’Etats, que des instructions soient données pour renforcer le processus d’intégration régionale », a-t-il conclu.

Pour rappel, la  revue constitue un dispositif institutionnel de suivi permettant l’harmonisation des législations nationales, la coordination des politiques sectorielles nationales et la bonne exécution des politiques, programmes et projets communautaires.

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Economie

Entreprendre en Afrique : le cas des entreprises guinéennes

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En Afrique, de nombreux auteurs (Camilleri, 2007 ; Zadi Kessy, 1998) montrent que les pratiques traditionnelles sont plutôt favorables à l’éclosion et à l’essor de l’entrepreneuriat. Autrement dit, les problèmes que rencontrent les entreprises en Afrique ne sont pas attribuables à l’absence d’esprit d’entreprise

La libéralisation et l’ouverture des économies en Afrique laisse aux entreprises la responsabilité de créer des richesses pour répondre à la fois aux besoins du marché domestique, dans un périmètre certes variable (proximité immédiate, territoire national), et à ceux du reste du monde. Cette double responsabilité à laquelle elles font face s’assume dans un cadre environnemental contraignant : instabilité économique et sociale, absence de ressources financières et problèmes d’accès au marché.

Si l’on s’accorde aujourd’hui pour reconnaître l’importance de l’entrepreneuriat dans la lutte contre la pauvreté, la singularité de l’entrepreneuriat en Afrique impose de concevoir des modèles adaptés pour apporter des connaissances théoriques et pratiques (Verstraete, 2002) indispensables à son essor. Car, au-delà de la détection d’opportunité (Shane, Venkataraman, 2000) et/ou de création de valeur nouvelle (Bruyat, 2001), l’entrepreneuriat africain est affecté par un problème d’organisation. Or, selon Gartner (1995 et 1985) et Verstraete (2003), l’entrepreneuriat, c’est aussi une création d’organisation.

Comment procéder pour inscrire les actions entrepreneuriales africaines dans un contexte dynamique ? Comment traduire les visions des entreprises en Afrique en organisations solides et concurrentes, aptes à répondre aux défis de la mondialisation ?

Nous répondons à ces questions en nous servant des résultats de l’enquête intégrée de base pour l’évaluation de la pauvreté en Guinée (EIBEP, 2002- 2003). Cette enquête multisectorielle porte sur 7 611 ménages en Guinée ; son questionnaire concerne plusieurs domaines : démographique, social et économique.

La première partie présente le tissu entrepreneurial guinéen : structure, diversité, dimension, forces et faiblesses. La seconde aborde la problématique de l’essor entrepreneurial guinéen en situation socio-économique difficile.

SYNOPSIE DU TISSU ENTREPRENEURIAL GUINÉEN : CARACTÉRISTIQUES, STRUCTURE ET DIVERSITÉ

La présence de multiples petites exploitations spécialisées dans différentes branches d’activités constitue une spécificité de l’économie guinéenne. La particularité de ces entreprises est d’être des réponses familiales spécifiques aux exigences économiques et sociales auxquelles les populations sont confrontées. Ces réponses sont à l’image d’une économie caractérisée par des déséquilibres structurels constants et par la marginalisation de nombreux agents.

En initiant les toutes premières institutions financières spécialisées dans le financement des activités agricoles, en 1988, l’État entendait remédier à l’exclusion financière occasionnée par la privatisation des banques publiques et promouvoir l’inclusion économique et financière, particulièrement des zones rurales, qui abritent environ 80% de la population pauvre. Toutefois, la dégradation économique et le manque de visibilité de certains programmes de microfinance n’ont pas permis l’émergence et l’essor des petites entreprises opérant, pour l’essentiel, dans le secteur informel.

Les données de l’EIBEP fournissent d’importants enseignements sur un effectif de 6 253 entreprises.

Les entreprises sont pratiquement toutes des propriétés familiales. Leur mode de gestion et leur trésorerie sont étroitement liés au rythme de vie familiale. Le chiffre d’affaires journalier réalisé est quasi systématiquement mobilisé au jour le jour pour faire face aux besoins quotidiens de la famille.

Les entreprises sont présentes dans de nombreuses branches de l’économie (agriculture, commerce, activités de fabrication, transports…) (graphique 1). Cette multiplicité de domaines couverts traduit l’ampleur du micro-entrepreneuriat à l’échelle nationale. Toutefois, certaines branches connaissent une surreprésentation, notamment le commerce (65,6% du total des entreprises), les activités de fabrication (14,2%) ; tandis que d’autres sont sous-représentées, c’est le cas de l’intermédiation financière (0,7%) ou de la production-distribution d’électricité, de gaz et d’eau (0,1%).

La durée de vie moyenne des entreprises est brève (8,7 mois). Cette courte existence révèle la nature dérisoire des actifs mobilisés dans ces unités de production et les motivations qui se cachent derrière leur création (répondre aux besoins vitaux de la famille).

L’enquête montre l’importance de l’auto-emploi par branche d’activité économique (graphique 2). Toutes branches confondues, le nombre d’auto-emplois est supérieur à celui des entreprises déclarées. Dans la branche de construction, par exemple, on relève 2,51 auto-emplois par ménage, pour un nombre d’entreprises déclaré de 1,51. Cette situation se justifie par la diversification d’activités (intra ou interbranches) pratiquées par les ménages pour se prémunir contre le risque de défaillance de leur entreprise et s’assurer un revenu régulier dont la perte peut entrainer la baisse du niveau de vie de la famille. Ce nomadisme entrepreneurial est commandé par l’évolution de l’environnement économique mais aussi par la taille du ménage : plus cette taille est importante plus ses membres recherchent des activités rentables pour améliorer et/ou préserver leurs conditions de vie.

La quasi-totalité des petites entreprises sont à l’origine conçues pour satisfaire les besoins sociaux primaires (alimentation, logement, santé, éducation des enfants…), besoins qui ne sont plus assurés (ou peu) par l’État avec la libéralisation économique et financière, initiée par les programmes d’ajustement structurel mis en place sous l’égide du FMI et la Banque mondiale depuis 1986. Cette réalité explique, à juste titre, la mobilisation de la famille entière dans la gestion de ces petites exploitations.

La “dynamique du dedans” (Balandier, 2004) qui caractérise ces entreprises passe par la création d’activités basées sur la proximité spatiale (proximité immédiate), temporelle (courte période) et sociale (liens sociaux, confiance…). La confusion entre sphère productive et domestique s’accompagne de la faible présence du salariat, de l’inexistence de la comptabilité et/ou du recours au crédit institutionnalisé (Hugon, 2003)

Cf : pour plus de détails sur ce papier, visiter www.cairn.info/revue-mondes-en-developpement-2011-3-page-125.htm

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Economie

Recul du dollar, hausse du cours de l’or et répercussions éventuelles du variant Omicron

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Les cours de l’or ont augmenté dans les échanges, sur fond de baisse du dollar et d’attente des répercussions de l’épidémie du variant Omicron, sur l’économie mondiale.

Le cours du métal précieux ont augmenté de 0,13 %, soit 2,39 dollars, pour s’échanger à 1 816,99 dollars l’once.

De leur côté, les cours des contrats à terme sur l’or, pour une livraison en février, ont augmenté de 0,14 %, soit l’équivalent de 2,6 dollars, pour atteindre les 1 817,20 dollars l’once.

Entretemps, l’indice du dollar a reculé de 0,12 % à 96,157 points par rapport à six autres devises internationales.

Les cours de l’or avaient augmenté, dans les échanges du mardi, à la suite de la parution de données décevantes de l’économie américaine.

Les données de l’Institute for Supply Management aux Etats-Unis ont révélé, dans la journée du mardi, que l’activité industrielle Outre-Atlantique avait baissé plus que prévu, au cours du mois dernier, la performance de l’indice des directeurs d’achat manufacturiers a été de 58,7 points en décembre, contre les 61,1 points le réalisés le mois précédent.

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