CONNECTEZ-VOUS AVEC NOUS

Politique

[Sénégal] Le coût du nouvel avion présidentiel dévoilé : Abdoulaye Daouda Diallo viole le « secret défense »

Publié

au

« Secret défense » ! L’excuse était toute trouvée pour brouiller les pistes sur le montage financier autour de l’acquisition polémique du nouvel avion de commandement présidentiel dans un contexte de crise économique, sanitaire et sociale. Redoutant sans doute les turbulences que la nouvelle ‘’carlingue’’ présidentielle allait inévitablement traverser, l’Etat avait opté pour l’excuse du « secret défense » pour atténuer les secousses. Mais rien n’y fit ! Ce manquement à l’obligation de transparence a exacerbé la polémique.

Sous le feu roulant des critiques, l’Etat a finalement violé le « secret défense » qu’il avait lui-même invoqué pour garder le flou sur le coût de l’airbus A320 neo payé, selon le porte-parole du gouvernement, sur budget militaire. Ce vendredi, à l’hémicycle, face aux représentants du peuple, l’Etat ‘’brise’’ enfin le sceau à cachet de cire et dévoile le coût de l’avion.

« Cet avion a coûté la somme de 57 447 235 356 francs CFA et l’acquisition a été budgétisée dans les lois de finances initiales de 2019, 2020 et 2021 », a déclaré le ministre des finances et du budget, Abdoulaye Daouda Diallo qui défendait, ce vendredi, le projet de loi n°07/2021 modifiant la loi n°81-52 du 10 juillet 1981 portant code des pensions civiles et militaires de retraite.

Il a également affirmé que le paiement s’est fait sur trois tranches et la dernière d’une valeur de 4,4 milliards de francs Cfa sera réglée à la livraison, le 16 juillet prochain.

source: seneweb.com

Actualités

Les sanctions de la CEDEAO tombent sur le Mali

Publié

au

Deux pays sont sur le viseur de la CEDEAO : la Guinée et le Mali. Elle a tenu un sommet extraordinaire à Accra, le Dimanche 7 novembre sur l’évolution du climat politique dans ces deux pays.

A l’issue des discussions, deux constats furent relevés selon Jean-Claude Kassi Brou, le président de la Commission de la CEDEAO : une dégradation de la situation sécuritaire et l’incapacité officiellement déclarée, du gouvernement malien à tenir les élections à la date préalablement retenue, à savoir le 27 février 2022.

Suite à quoi, l’organisation régionale a décidé de sanctionner sans délai les autorités de la transition. En effet, « toutes les autorités de la transition sont concernées par les sanctions qui vont rentrer en application immédiatement ». Notons entre autres, l’interdiction de voyages, des avoirs financiers. Des mesures qui vont également, selon la Cédéao, affecter leurs familles.

En outre, la CEDEAO a condamné l’expulsion de son représentant permanent à Bamako, Hamidou Boly, dans ce contexte critique, et appelle les autorités de la transition à maintenir l’esprit de dialogue et de collaboration avec la Commission pour assurer une transition réussie.

Continuer la lecture

Actualités

Coup d’Etat en cours au Soudan : le Premier ministre arrêté

Publié

au

Communications coupées, manifestations en cours. Depuis 2019, après la chute d’Omar El Béchir, civils et militaires se partagent le pouvoir au Soudan. Lundi 25 octobre, les forces armées ont finalement arrêté les dirigeants civils dont le Premier ministre, Abdallah Hamdok, et plusieurs de ses ministres. Pourtant, les militaires devaient rendre le pouvoir aux civils dans un mois.

Le Premier ministre, Abdallah Hamdok a refusé de soutenir le « coup d’Etat », ce qui expliquerait son arrestation selon le ministère de l’information. En effet, dans un pays où les télécommunications sont de plus en plus aléatoires et la télévision d’Etat prise d’assaut par des soldats sans qu’aucune annonce n’y soit faite, seul un canal subsiste: des communiqués du ministère de l’Information sur Facebook.

« La plupart des ministres et les membres civils du Conseil de souveraineté ont été arrêtés (…) par des forces militaires », a-t-il d’abord annoncé.

Puis, a-t-il ajouté, « après qu’il a refusé de soutenir le coup d’Etat, des forces armées ont arrêté le Premier ministre Abdallah Hamdok et l’ont emmené vers un lieu non identifié »

 C’est un « coup d’Etat militaire », dénonce l’Association des professionnels, l’un des fers de lance de la révolte de 2019, qui a mis fin à 30 ans de règne autoritaire, dans ce pays d’Afrique de l’Est, l’un des plus pauvre au monde.

Avec le syndicat des médecins et des banques, ils appellent à la désobéissance civile à Khartoum déjà plongée dans le chaos, sans internet et avec des rues noires de monde se demandant quel nouveau rebondissement arrive dans un pays déjà secoué par un coup d’Etat manqué il y a un mois.

L’ONU, l’UA, l’UE, les USA et la Ligue arabe se prononcent

« J’appelle les forces armées à relâcher immédiatement les personnes retenues », a exhorté l’émissaire de l’ONU au Soudan Volker Perthes, jugeant « inacceptables » les arrestations de la quasi-totalité des civils au sein des autorités de transition. Pour sa part, l’Union africaine « exige la reprise du dialogue entre civils et militaires… »

Les Etats-Unis, dont l’émissaire Jeffrey Feltman était la veille encore dans le bureau du Premier ministre, Abdallah Hamdok, aujourd’hui arrêté, se sont dits « profondément inquiets », prévenant que « tout changement du gouvernement de transition mettait en danger l’aide américaine ».

Pour sa part, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a appelé la communauté internationale « à remettre la transition soudanaise sur les rails », tandis que la Ligue arabe se disait « inquiète », exhortant au « dialogue ».

« …prêts à sacrifier nos vies pour la transition démocratique »

Dans les rues de Khartoum, où les réseaux sociaux ne sont plus accessibles pour beaucoup, de nombreux Soudanais ont conspué le général Abdel Fattah al-Burhane, qui chapeaute le Conseil de souveraineté désormais amputé de sa part civile, ont constaté des correspondants de l’AFP.

Beaucoup convergeaient vers le principal axe du centre-ville où des pro-civils avaient organisé jeudi une démonstration de force aux cris de « révolution » pour refuser ce que les militants appelaient déjà « un coup d’Etat rampant ».

« Nous n’accepterons pas de régime militaire et nous sommes prêts à sacrifier nos vies pour la transition démocratique », a juré l’un d’eux à l’AFP, Haitham Mohamed.

« Nous ne quitterons pas les rues avant le retour du gouvernement civil et la reprise de la transition », affirme de son côté Sawsan Bachir, elle aussi sous la nuée de drapeaux soudanais.

La transition post-dictature dans un pays quasiment toujours sous la férule des militaires et des islamistes depuis son indépendance il y a 65 ans, la transition battait de l’aile depuis longtemps.

Entre luttes de pouvoir parmi les civils et militaires décidés à conserver leurs acquis politiques et économiques, elle a débuté dans l’union sacrée avant de finir morcelée.

En avril 2019, l’armée poussait au départ Omar el-Béchir après trois décennies de pouvoir, sous la pression d’une énorme mobilisation populaire. Depuis août de la même année, un Conseil de souveraineté composé pour moitié de civils et pour moitié de militaires, menait le pays, promettant les premières élections libres fin 2023.

Mais ces derniers jours, la tension est montée entre les deux camps. Le 16 octobre, des pro-armée ont planté leurs tentes devant le palais présidentiel où siègent les autorités de transition.

En réponse, le 21 octobre, des pro-civils sont descendus par dizaines de milliers dans les rues du pays, dans un joyeux festival pour, disaient-ils, « sauver » leur « révolution » anti-Béchir.

Désaccord entre civils

Au vrai, la direction du pays était censée être remise aux civils lors par étape, avant d’arriver fin 2023 aux premières élections libres en 30 ans. Toutefois, il y a deux jours, le camp pro-civil avait mis en garde contre un « coup d’Etat rampant », lors d’une conférence de presse qu’une petite foule avait cherché à empêcher.

Mais ce camp semble divisé. En atteste, le sit-in qui réclame un « gouvernement militaire » comme les pro «révolution » se revendiquent tous des Forces de la liberté et du changement (FLC), la grande alliance anti-Béchir qui s’est créée en 2019.

La rumeur courait dans Khartoum qu’un remaniement ministériel était imminent et que l’armée cherchait à étendre son influence au sein des autorités de transition.

Mais M. Hamdok, qui parlait depuis des jours de « crise la plus grave et la plus dangereuse » pour la transition, avait juste tenu à rassurer.

Continuer la lecture

Actualités

Le sort des biens confisqués de Teodorin Obiang

Publié

au

Ses biens serviront finalement contre le Covid-19. En effet, en septembre, le gouvernement américain avait annoncé que l’argent provenant de la liquidation des biens présumés mal acquis du vice-président de la Guinée équatoriale, Teodorin Obiang, sera utilisé pour acheter des médicaments et des vaccins contre le coronavirus au peuple de Guinée équatoriale.

Apres avoir nié les accusations, Teodorin Obiang, 53 ans, n’a eu d’autres choix que de vendre son manoir à Malibu et en Californie, ainsi qu’une Ferrari et divers objets qu’il collectionnait ayant appartenu à Michael Jackson. Ce, suite à un accord conclu avec les autorités américaines en 2014.

Selon un communiqué du ministère américain de la Justice, le montant total de l’opération s’élève à 26,6 millions de dollars, soit près de 15 milliards de francs CFA.

De la gestion des 15 milliards de francs CFA

L’achat des vaccins sera géré par les Nations Unies à hauteur de 19,25 millions de dollars, soit environ 10,7 milliards de francs CFA. Les 6,35 millions de dollars restants (environ 3,5 milliards de francs CFA) seront alloués à une organisation caritative pour l’achat de divers médicaments. L’ONG Medical Care Développent International (MCDI) a été désignée à cet effet.

Basée dans la banlieue de Washington, MCDI est dirigée par le Dr Joséa Ratsirarson, ancien secrétaire général du ministère de la Santé publique à Madagascar. Selon le site web de l’organisation, MCDI a déjà mené à bien trois interventions sanitaires en Guinée équatoriale pour les femmes et les enfants, notamment la lutte contre le paludisme et le cancer du col de l’utérus.

Selon les estimations du gouvernement américain, au moins 600 000 personnes devraient bénéficier de ces deux opérations en Guinée équatoriale.

Teodoro Nguema Obiang Mangue, surnommé Teodorín, est le fils du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis 1979. Il est vice-président de la République de Guinée équatoriale depuis 2016, après avoir été deuxième vice-président de 2012 à 2016. Il est aussi vice-président du Parti démocratique de Guinée équatoriale, le parti présidentiel.

Avec africanews

Continuer la lecture
Advertisement

Tendance

Copyright © 2021 Managers africains, powered by SAMAWEB.