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Sénégal-Mauritanie: le pactole gazier de Grand Tortue Ahmeyni en sursis

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Le projet gazier Grand Tortue Ahmeyni (GTA), piloté par British Petroleum(BP), suscite beaucoup d’espoir pour ses énormes retombées en vue. Approximativement, le Sénégal et la Mauritanie pourraient se partager, sur vingt ou trente ans, avec les opérateurs, 80 à 90 milliards de dollars de recettes et prévoient même de remplacer le fuel de leurs centrales électriques par ce gaz moins cher et moins polluant.

Mais, depuis quelques temps, une ombre inquiétante plane sur ce projet crucial. Les sources d’inquiétudes vont de la pandémie, de l’évolution erratique des prix des hydrocarbures, de l’économie mondiale en berne, aux difficultés de BP et du virage « vert », en faveur des énergies renouvelables.

Retour sur ce projet

Au début de ce projet, Kosmos Energy. Janvier 2016, la junior américaine(Kosmos) a annoncé « une découverte importante de gaz » au large des côtes sénégalaises. Dans son communiqué, elle indique avoir « découvert 101 mètres de gaz dans deux réservoirs d’excellente qualité » sur le puits Guembeul-1. Ce forage est situé à  2,7 kilomètres de profondeur, dans la partie sud du permis Ahmeyim (ex-Tortue West) à  cheval entre le Sénégal et la Mauritanie. Kosmos détient une participation de 60 % dans les blocs Saint-Louis Offshore Profond et Cayar Offshore Profond, aux côtés de Timis Corporation Limited (30 %) et de Petrosen (10 %) 

Mai 2016, Kosmos annonce une découverte de  1400 milliards de mètres cubes de réserves de gaz naturel dans le puits Teranga-1 et 5 puits auxiliaires forés dans le bloc Cayar Offshore Profond, situé à  environ 65 kilomètres au nord-ouest de Dakar, et à  près de 100 kilomètres au sud de Gueumbeul 1 dans le bloc de St. Louis Offshore Profond.

En décembre 2016, Kosmos annonce dans un communiqué de presse, qu’un protocole d’accord avec la société BP a été conclu. Selon les modalités de l’accord, BP aura une participation effective de 32,49% des contrats des blocs de Saint-Louis Offshore Profond et Cayar Offshore Profond au large des côtes du Sénégal. Selon les modalités de l’accord, Kosmos recevra une contrepartie fixe de 916 millions USD.

En avril 2017, BP a accepté de renforcer son investissement au Sénégal, en acquérant la totalité des 30 % de parts minoritaires dans deux blocs offshore du Sénégal : Saint-Louis Profond et Cayar Profond. La conclusion de ces accords, soumis à  l’approbation du gouvernement, BP détient une participation d’environ 60 % dans les blocs sénégalais. Ses partenaires Kosmos et Société des pétroles du Sénégal (PETROSEN) détiennent respectivement 30 % et 10 %.

Le tour de table de la société mauritanienne attribue 62 % à BP, 28 % à Kosmos et 10 % à la Société mauritanienne des hydrocarbures et du patrimoine minier (SMHPM).

Au Sénégal, les cessions des 30% de Kosmos et des 30% de Timis Corporation à  BP ont été approuvées respectivement par l’arrêté n°3020 du 22 Février 2017 et l’arrêté n°14912 du 12 Août 2017 du Ministre en charge des hydrocarbures.

Accord entre Nouakchott et Dakar

L’exploitation des réserves de gaz du projet GTA, à  la frontière sénégalo-mauritanienne a fait l’objet d’un accord de coopération internationale (ACI), signé le 09 Février 2018, afin de permettre une unitisation, à  savoir, l’exploitation conjointe des réservoirs de GTA.

L’accord a été approuvé par l’Assemblée Nationale à  travers la loi n°2018-21, autorisant le Président de la République, à  ratifier ledit accord. Pour être opérationnel, l’ACI a été complété par un Accord d’Unitisation (UUOA), signé le 06, à  Nouakchott) et le 07, à  Dakar, en février 2019 entre les différents Contractants au niveau des deux Etats et approuvé par les Ministres en charge des hydrocarbures des deux pays. En même temps, ils signent un accord de commercialisation du gaz avec la filiale BP Gas Marketing.

Dès le démarrage du chantier, en octobre 2019, Kosmos annonce que le puits ORCA-1 a révélé, à 5 266 mètres de profondeur – à Bir Allah, en zone mauritanienne –, un nouveau réservoir de gaz, lequel pourrait augmenter de 50 % les réserves de GTA. Il s’agit de la plus grande découverte d’hydrocarbures en eaux profondes de l’année. GTA mérite désormais d’être qualifié de « gisement de classe mondiale ».

2023 : début prévu de la production mais un retard serait envisageable

Le gisement de gaz naturel GTA a été découvert en 2015, avec le forage du puits Tortue-1 (Ahmeyin-1) en Mauritanie et du puits Guembeul-1 au Sénégal. Le gisement renferme environ 20 TCF de gaz naturel soit 530 milliards de Nm3.

Il sera ainsi développé en plusieurs phases. La première phase, dont la Décision finale d’investissement a été prise en fin décembre 2018, fera l’objet du forage d’une douzaine de puits de production. La production de gaz naturel pour le marché domestique débutera en 2023. Une production de GNL de 2,5 million de tonnes par an est attendue pour cette première phase.

Le 8 avril 2020, BP invoque un cas de force majeure pour justifier un retard de onze mois. Le confinement, dû à la pandémie aurait suspendu la construction de l’unité flottante.

Toutefois, à en croire Mohamed Salem Ould Boidaha, directeur général du groupe Serval et ancien cadre du ministère mauritanien du Pétrole, de l’Énergie et des Mines : « L’invocation de force majeure attribuée au Covid-19 est injustifiée. Ce sont les conditions du marché qui expliquent leur réserve : l’offre d’énergie excède la demande dans cette période de fort ralentissement économique, et la guerre des prix du pétrole déclenchée par l’Arabie saoudite a fait s’effondrer les cours des hydrocarbures.»

De plus, BP a avancé que la réserve de GTA, estimée au paravent à 15 trillions de pieds cubes, serait finalement plus basse. Or cela implique plus de temps dans la production. Elle aurait, en sus, perdu 4,4 milliards de dollars au premier semestre de 2020, et Kosmos, dont la note a été dégradée par Moody’s, 200 millions au ­deuxième semestre. D’autre part, Bernard Looney, le nouveau patron de BP, veut vendre 25 milliards de dollars d’actifs entre 2020 et 2025 pour avoir les moyens d’investir dans les énergies renouvelables, et ainsi réduire de 40 % sa production pétrolière d’ici à 2030.

Renégociation du contrat avec BP : le Sénégal sur ses gardes…pour l’instant

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la gestion du projet GTA commence à délier les langues au Sénégal. En effet, le nouveau directeur général de BP au Sénégal, Massaer Cissé, devait préparer le séjour de  Gordon Birell, vice-président exploration-production de BP à Dakar, en vue de rencontrer le président de la République. Mais Macky Sall aurait annulé in extremis la rencontre qui devait se tenir le 30 septembre.

Au vrai, depuis plusieurs semaines, la firme britannique tente  de faire avaliser  par les autorités sénégalaises, une augmentation de 40%  des coûts  de la phase 1 du développement du champ gazier de Grand Tortue Ahmeyni. Or la Société d’Etat Petrosen et son patron Mamadou Faye, seraient farouchement contre cette demande de BP, qui représenterait près de 1,8 milliards de dollars supplémentaires aux dépens des compagnies et de l’Etat du Sénégal.

 Arrêt improbable du chantier : la part du contenu local

A ce jour, aucun expert ne parie sur un arrêt pur et simple du chantier – ce qui coûterait très cher aux opérateurs – ou sur un remplacement de BP comme chef de file.

Par ailleurs, la Mauritanie devrait profiter de ces atermoiements, pour augmenter son « contenu local », c’est-à-dire la participation de ses entreprises et de sa main-d’œuvre à GTA. D’autant que la Banque mondiale a donné à chacun des deux États concernés, 20 millions de dollars dans le but de former des techniciens.

Le Sénégal a pour sa part, une longueur d’avance en matière de contenu local. En effet,  la loi sur le contenu local (loi 2019-04 et ses décrets d’application) suscite beaucoup d’espoir afin de permettre de maximiser les retombées de l’exploitation pétrolière sur l’économie sénégalaise. Déjà, 400 de ses entreprises seraient en position de faire des offres de service aux différents opérateurs du chantier.

lEn Mauritanie, les contrats locaux étaient jusqu’à présent affectés à un petit nombre d’entreprises désignées par le pouvoir. Cet état de fait serait en voie de changement.

Sources : itie.sn ; jeuneafrique.com ; africaintelligence.fr

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CEA-Hancock : une pétition de 64 personnalités africaines contre Vera Songwe

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Aux sources de cette pétition, l’affaire Hancock. La nomination de Matt Hancock au poste de représentant spécial chargé de l’innovation financière et du changement climatique auprès de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) aura duré en tout et pour tout quatre jours. Après 96 heures de polémiques, c’est le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres himself, qui a mis fin au mandat de l’ancien ministre britannique, désavouant au passage son adjoint, à savoir la secrétaire générale de la Commission Economique pour l’Afrique (CEA), Vera Songwe, cible de critiques.

Le rapport de la déchéance et la tirade des 64

Le désormais ex promu n’est autre que l’ancien Secrétaire d’État britannique à la santé et aux soins sociaux, également député de West Suffolk.  Par un curieux hasard, la nomination de Hancock a coïncidé avec la publication d’un rapport du parlement britannique très critique à l’égard de sa gestion de la pandémie de Covid 19 au Royaume-Uni.

En dépit de son rétropédalage, la CEA, organisation de développement basée à Addis Abeba, est cible de critiques. « M. Hancock a démissionné du gouvernement britannique en juin, sous le coup d’accusations d’hypocrisie, après avoir été filmé par des caméras de sécurité dans son bureau, alors qu’il violait les règles gouvernementales de distanciation liées à la pandémie de Covid 19, en étreignant une assistante avec qui il entretenait une liaison. M. Hancock a également été embourbé dans des allégations de corruption pendant son mandat de au poste de ministre de la santé », lit-on dans une déclaration sévère de 64 personnalités et organisations de la société civile africaine qui lui reprochent d’avoir éloigné l’organisation de sa mission première.

Et les auteurs de la lettre d’enfoncer le clou: «la décision peu judicieuse de Mme Vera Songwe de nommer M. Hancock et l’appréciation qu’elle a faite de ses compétences et de sa valeur face à la preuve du contraire vont au-delà de la parodie ». 

En dehors de la pétition des personnalités africaines, l’ancien ministre est surtout critiqué pour s’être opposé alors qu’il était en fonction, aux demandes concernant la levée des droits de propriété intellectuelle, sur les  vaccins contre le COVID-19. 

La liste des 64 signataires

1. Abdourahmane Ndiaye Secrétariat permanent du Rapport Alternatif Sur l’Afrique (RASA)

2. Adebayo.O.Olukoshi,WitsSchoolofGovernance,Johannesbourg,AfriqueduSud

3. Alice Urusaro Karekezi Centre de Gestion des Conflits, Université de Rwanda

4. Alice Mogwe. Directrice de DITSHWANELO – Le Centre des droits de l’homme du Botswana.Gaborone, Botswana

5. Alioune Sall African de Futures Institute, Pretoria/Dakar

6. Alvin Mosioma, Directeur exécutif, de Tax Justice Network-Africa, Nairobi, Kenya

7. AndrewKaramagi,Avocatdesdroitsdel’homme,Ouganda

8. Brian Tamuka Kagoro, Harare, Zimbabwe

9. Chaacha Mwita – Nairobi, Kenya

10.Chafik Ben Rouine, Président de l’Observatoire tunisien de l’économie

11.Charles Abugre, Tamale, Ghana

12.Cheikh Guèye, Géographe du Rapport alternatif sur l’Afrique (AROA/RASA),

13.Cheikh Tidiane Dieye, Directeur, du Centre africain pour le commerce, l’intégration et le développement (CACID), Dakar, Sénégal

14.Chérif Salif SY Directeur du Forum du Tiers-monde (FTM), Dakar, Sénégal

15.Chike Jideani, Directeur, Institut de l’éthique et de la conformité des entreprises du Nigeria, Abuja, Nigeria.

16.Claire Mathonsi, Directrice exécutive adjointe, Advocacy Accelerator, Nairobi, Kenya

17.Claude Kabemba, Militant des droits de l’homme, Johannesbourg, Afrique du Sud

18.Crystal Simeone, Directeur de Nawi-Afrifem Macroeconomics Collective, Nairobi, Kenya

19.David van Wyk, Fondation Bench Marks, Johannesbourg, Afrique du Sud

20.Demba Moussa Dembele, Président de l’Association Africaine de Recherche et de Coopération pour l’Appui au Développement Endogène (ARCADE), Dakar, Sénégal

21.Dieudonne Been Masudi, Ressources Naturelles pour le Département (RND), Kinshasa, D.R. Congo

22.Dzodzi Tsikata, Institut des Études Africaines, Université du Ghana, Legon Ghana

23.Ebrima Sall, Trust Africa, Dakar, Senegal

24.Élie Kadima, MDR : Mouvement pour les droits de l’homme et la réconciliation, Lumumbashi, R.D. Congo

25.Ernest Mpararo, Secrétaire Exécutif de la Licoco, Kinshasa, R.D Congo

26.Eunice Musiime – Directeur exécutif de Akina Mama wa Afrika, Kampala, Ouganda

27.Firoze Manji, Professeur adjoint, Institut d’études africaines Université Carleton, Ottawa, Canada

28.Fondation Bench Marks, Johannesbourg, Afrique du Sud

29.Franck Fwamba, Touche Pas A Mon Cobalt, Kinshasa, D.R. Congo

30.Gladwell Otieno Directeur exécutif du Centre africain pour la gouvernance ouverte (AfriCOG) Nairobi, Kenya

31.Godwin Murunga, CODESRIA Dakar, Sénégal

32.Hope Chigudu de HopeAfrica Groupe de conseil féministe, Ouganda/Zimbabwe

33.Ibrahim Oanda Ogachi, CODESRIA, Dakar, Sénégal

34.Idayat Hassan, Centre pour la démocratie et le développement, Abuja, Nigeria

35.Ikal Ang’elei. Directeur exécutif des Amis du lac Turkana, Kenya

36.Isabel Maria Casimiro, Maputo, Mozambique

37.Janah Ncube, Harare, Zimbabwe

38.Jane Nalunga, Directrice exécutive de SEATINI, Kampala, Ouganda

39.Jason Braganza Directeur exécutif, de AFRODAD, Harare, Zimbabwe.

40.Jibrin Ibrahim, Chercheur principal du Centre pour la démocratie et le développement, Abuja, Nigeria

41.John Githongo, éditeur du journal The Elephant ; ancien secrétaire permanent (gouvernance et éthique) du cabinet du président, Nairobi, Kenya.

42.Kwasi Adu-Amankwah, Secrétaire général du CSI-Afrique, Lomé, Togo

43.Lebohang Pheko, Maître de recherche auprès de Trade Collective, Johannesbourg

44.Makau Mutua Professeur distingué de SUNY, Professeure Margaret W. Wong, Faculté de droit SUNY Buffalo, Université d’État de New York

45.Michael Uusiku Akuupa, Directeur de LARRI, Windhoek, Namibie 46.Mike Lameki, Espoir ONG, Kolwezi, D.R. Congo

47.Moses Kambou, Directeur exécutif, ORCADE (Organisation pour le Renforcement des Capacités de Développement), Ouagadougou, Burkina Faso

48.Mshai Mwangola – The Orature Collective, Nairobi, Kenya

49.Mutuso Dhliwayo, Directeur exécutif de ZELA, Harare, Zimbabwe.

50.Nancy Kachingwe, Conseiller en matière de genre et de politique publique, Harare, Zimbabwe

51.Ndongo Samba Sylla, Economiste sénégalais, Dakar.

52.Okey Onyejekwe, Consultant en gouvernance et développement, Abuja, Nigeria

53.Omano Edigheji, Expert en développement, Kaduna, Nigeria

54.Pascal K Kambale, Dakar, Sénégal

55.Prisca Mokgadi, Gaborone, Botswana

56.Prof Issa Shivji Professeur émérite, Université de Dar es Salaam, Tanzanie

57.Riaz K Tayob de SEATINI (Southern and East African Trade Institute) – Afrique du Sud

58.Sarah Mukasa, Kampala, Ouganda

59. Shuvai Busuman Nyoni Directeur executive du Leadership Centre, Nairobi -Kenya 60.Souad Aden Osman, Addis Abeba, Ethiopie

61.Sylvia Tamale, Faculté de droit, Université Makerere, Kamplala (Ouganda)

62.Tendai Murisa – SIVIO Institute, Harare, Zimbabwe

63.Wanjala Nasong’o, Rhodes College, Memphis, Tennessee. Etats-Unis

64.Yao Graham Coordinateur deThird World Network-Africa, Accra, Ghana

Avec financialafrik

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Le sort des biens confisqués de Teodorin Obiang

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Ses biens serviront finalement contre le Covid-19. En effet, en septembre, le gouvernement américain avait annoncé que l’argent provenant de la liquidation des biens présumés mal acquis du vice-président de la Guinée équatoriale, Teodorin Obiang, sera utilisé pour acheter des médicaments et des vaccins contre le coronavirus au peuple de Guinée équatoriale.

Apres avoir nié les accusations, Teodorin Obiang, 53 ans, n’a eu d’autres choix que de vendre son manoir à Malibu et en Californie, ainsi qu’une Ferrari et divers objets qu’il collectionnait ayant appartenu à Michael Jackson. Ce, suite à un accord conclu avec les autorités américaines en 2014.

Selon un communiqué du ministère américain de la Justice, le montant total de l’opération s’élève à 26,6 millions de dollars, soit près de 15 milliards de francs CFA.

De la gestion des 15 milliards de francs CFA

L’achat des vaccins sera géré par les Nations Unies à hauteur de 19,25 millions de dollars, soit environ 10,7 milliards de francs CFA. Les 6,35 millions de dollars restants (environ 3,5 milliards de francs CFA) seront alloués à une organisation caritative pour l’achat de divers médicaments. L’ONG Medical Care Développent International (MCDI) a été désignée à cet effet.

Basée dans la banlieue de Washington, MCDI est dirigée par le Dr Joséa Ratsirarson, ancien secrétaire général du ministère de la Santé publique à Madagascar. Selon le site web de l’organisation, MCDI a déjà mené à bien trois interventions sanitaires en Guinée équatoriale pour les femmes et les enfants, notamment la lutte contre le paludisme et le cancer du col de l’utérus.

Selon les estimations du gouvernement américain, au moins 600 000 personnes devraient bénéficier de ces deux opérations en Guinée équatoriale.

Teodoro Nguema Obiang Mangue, surnommé Teodorín, est le fils du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis 1979. Il est vice-président de la République de Guinée équatoriale depuis 2016, après avoir été deuxième vice-président de 2012 à 2016. Il est aussi vice-président du Parti démocratique de Guinée équatoriale, le parti présidentiel.

Avec africanews

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Mouammar Kadhafi : 10 ans après son « assassinat », la Libye se cherche… toujours

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Mouhammar Kadhafi a dirigé la Libye de 1969 à 2011,  avant sa mort à Syrte, le 20 octobre 2011, deux mois après la prise de pouvoir par le Conseil national de transition (CNT).

10 ans après la mort du « guide de la révolution », la Libye est devenue méconnaissable. Balafrée de toutes parts, elle périclite, elle se meurt, jadis prospère, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. En proie à une instabilité cyclique, la situation actuelle de ce pays ne facilite guère la lutte contre le terrorisme au sahel.

 Le printemps arabe et l’enlisement de la Libye

En janvier 2011, un mouvement de protestation populaire contraint le président tunisien Ben Ali, au pouvoir depuis 1987, à quitter son pays pour l’Arabie saoudite. Le mois suivant, Hosni Moubarak, président de l’Égypte depuis 1981, doit également abandonner le pouvoir face à la pression de la rue. Ces soulèvements populaires, qui ont lieu dans plusieurs pays du monde arabe, – pour la plupart des régimes autoritaires, sinon des dictatures –, sont désignés sous le nom de « Printemps arabe».

Dans la meme dynamique, par effet de ruissellement, en février 2011, la Libye connaît à son tour une importante contestation, qui a pour but de garantir à la population plus de libertés et de démocratie, un meilleur respect des droits de l’homme, une meilleure répartition des richesses et l’arrêt de la corruption. Mouammar Kadhafi est alors au pouvoir depuis plus de 41 ans en tant que dirigeant de facto de la Jamahiriya arabe libyenne, ce qui fait de lui le chef d’État ou de gouvernement le plus ancien du monde arabe.

Rapidement, il aurait fait réprimer la révolte populaire par des tirs à balles réelles. La communauté internationale (France, Royaume-Uni et États-Unis notamment) fait alors état de bombardements aériens pour disperser les attroupements de manifestants. Très tôt, l’Est libyen frondeur est en proie à une insurrection armée conduite par le Conseil national de transition (CNT), qui progresse rapidement de Benghazi à Tripoli. C’est le début d’une véritable guerre civile.

Pour protéger les populations civiles menacées par les violences qui seraient commises par les troupes de Kadhafi, le Conseil de sécurité des Nations unies adopte en mars 2011 la résolution 1973, qui permet notamment l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne en Libye. Au fil des mois, le régime doit faire face à une suite de défections et de défaites militaires. À la fin du mois d’août 2011, les insurgés entrent dans la capitale, Tripoli, ce qui permet au Conseil national de transition (CNT) de s’installer au pouvoir. Mouammar Kadhafi, en fuite avec sa famille, continue à appeler au combat. En octobre 2011, la région de Syrte, dernier bastion tenu par ses partisans, est assiégée par les forces du CNT.

Le 20 octobre 2011, à 12 h 30 (heure de Tripoli), le colonel Yunus al Abdali, qui dirige les opérations militaires de soldats gouvernementaux dans l’est de Syrte, annonce la prise de la ville, après un mois de bataille. arante-cinq minutes plus tard, le coordinateur des opérations militaires au sein du gouvernement libyen de transition, Abdel Madjid Mlegta, annonce la capture de Mouammar Kadhafi et évoque des blessures graves. Vers 13 h 55, Abdel Madjid Mlegta annonce que l’ancien chef d’État de la Libye a succombé à ses blessures. Selon Mahmoud Jibril, numéro deux du CNT, il a été mortellement blessé lors d’échanges de tirs.

Rapidement, l’Agence France-Presse diffuse une photo présumée de Mouammar Kadhafi blessé. La chaîne Al-Arabiya diffuse ensuite les premières images de son corps. C’était la fin.

Une mort aux circonstances confuses et des réactions discordantes

Le déroulement exact des circonstances du décès de Mouammar Kadhafi reste confus. La version la plus probable est qu’un drone Predator américain aurait repéré, à l’aube, un convoi d’environ 75 véhicules tentant de quitter Syrte, sans que la présence de Kadhafi à son bord soit connue. Ensuite, une patrouille d’avions français serait intervenue. Vers 8 h 30 (heure locale), le convoi aurait été arrêté par des tirs de missiles du drone et par un bombardement d’un Mirage 2000D de l’escadron de chasse 3/3 Ardennes, détruisant une vingtaine de véhicules, puis aurait été assailli par des combattants du CNT originaires de Misrata.

D’une part, c’est le contentement en Occident. Le président des États-Unis, Barack Obama, déclare que la disparition de Kadhafi marque « la fin d’un chapitre long et douloureux » pour les Libyens et appelle les autorités à bâtir un pays « démocratique » et « tolérant ». Hillary Clinton, va même jusqu’à s’esclaffer sur CBS News : « We came, we saw, he died » (« Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort ». Pour le président français, Nicolas Sarkozy « la disparition de Mouammar Kadhafi est une étape majeure dans la lutte menée depuis plus de huit mois par le peuple libyen pour se libérer du régime dictatorial et violent qui lui a été imposé pendant plus de quarante ans ». Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, affirme qu’il s’agit d’« une transition historique pour la Libye », tout en estimant que « le chemin à parcourir pour la Libye et son peuple va être difficile et rempli de défis ».

D’autre part, plusieurs pays expriment un point de vue plus réservé, voire franchement hostile. On peut en citer  l’Afrique du Sud, la Russie qui accuse les États-Unis, la Chine, le Venezuela où Hugo Chavez rend hommage à Kadhafi. Le Cuba de Fidel Castro condamne « l’assassinat » de Kadhafi et l’Union africaine, dont le président Robert Mugabe affirme que « Le Nigeria et l’Afrique du Sud ont trahi l’Afrique »

Un pays dans la tourmente et l’instabilité affolante

Depuis sa mort, la Libye peine à retrouver une stabilité et la peur d’un lendemain meilleur reste pesante. En effet, pour Issam el-Mejri « En ce qui concerne la situation en Libye au cours des 10 dernières années depuis la mort de Mouammar Kadhafi, le pays est passé par des phases ». Et d’ajouter « Au début, la situation était bonne, mais ensuite, les choses ont commencé à empirer petit à petit, jusqu’à ce que l’on arrive à la situation actuelle. »

Pour Abdelfattah Benour, après toutes ces années passées depuis la mort de Mouammar Kadhafi, « on vit actuellement un conflit dû à un échec dans la gestion de la crise. »

L’organisation d’élections présidentielle et législatives prévues en décembre fait miroiter une amélioration de la situation du pays. « On espère que les élections du 24 décembre conduiront à une vie meilleure, à la stabilité politique et à la sécurité, ainsi qu’à une transition civile vers un état de droit », détaille Ahmed al-Rashrash, un analyste libyen.

Depuis sa mort, certains libyens restent fidèles à l’ancien dirigeant.

Sources: fr.africanews.com; wikipedia.org

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