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Sommet Chine-Afrique à Dakar : Macky Sall apprécie « l’aide désintéressée de la Chine à l’Afrique »

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Le Sénégal accueille le 8e sommet Chine-Afrique. Les présidents Macky Sall et Xi Jinping affichent leur unité. Alors que la Chine entend consolider son influence avec de nouveaux engagements, son modèle de partenariat économique apparait fortement décrié par ailleurs.

En cette fin novembre 2021, les relations entre la Chine et les pays africains ont trouvé un nouvel écho à Dakar, au Sénégal, où se tient la huitième rencontre ministérielle du Forum sur la coopération entre les deux blocs de partenaires (FOCAC). Le président de la République sénégalaise, Macky Sall, qui en marge de l’événement recevait Wang Yi, ministre chinois des Affaires étrangères, a apprécié « l’aide désintéressée de la Chine à l’Afrique ».

La Chine: un partenaire stratégique de qualité

« La Chine (…) soutiendra avec persévérance le développement de l’Afrique et contribuera davantage au développement et au rajeunissement de l’Afrique et aux efforts conjoints des pays africains pour devenir plus forts « 

Il (Macky Sall), a aussi estimé que « le grand succès de la Chine a servi de référence et a apporté de l’espoir aux pays africains ayant des expériences historiques similaires ». Il n’a pas manqué de solliciter l’intervention des Chinois sur un domaine où ils se positionnent peu, à savoir : la lutte contre le djihadisme dans le Sahel. Xi Jinping dans une intervention vidéo lors du FOCAC a promis que son pays accorderait 1 milliard de doses de vaccins anti-covid au continent. Ce qui permettrait de vacciner près de 85% de la population.

Le leader chinois a surtout insisté sur la vision qu’on devrait avoir des relations entre la Chine et l’ensemble des pays africains. « La relation Chine-Afrique est actuellement au meilleur de son histoire. En fin de compte, c’est aux peuples de Chine et d’Afrique de juger des performances de la coopération. Personne ne peut nier les réalisations remarquables, que ce soit par hypothèse ou par imagination », a-t-il fait savoir, selon la presse officielle chinoise.

La Chine : un bailleur important mais qui ne fait pas l’unanimité

Derrière ces politesses, se construit progressivement pourtant un désamour de la Chine en Afrique. Dans une enquête qu’il a récemment menée, Afro Baromètre permet de réaliser que sur la base des opinions collectées dans 30 pays de la région, le sentiment positif envers la Chine est en baisse en moyenne de 3%, avec un pic en hausse de 45% au Maroc et à la baisse de 21% au Gabon.

Aussi, il ressort de l’étude que sur les 3 dernières années, le sentiment d’influence de l’économie chinoise dans les pays africains a baissé en moyenne sur 30 pays enquêtés. Entre 2014 et 2015, il était estimé à 71%. Pour la période 2019 à 2021, il se situe à 59%. La Chine reste cependant un important bailleur de fonds pour l’Afrique et en est le premier en Afrique subsaharienne, sur le plan bilatéral.

Cette situation a entraîné la construction d’un discours selon lequel, le géant asiatique asphyxie les pays africains sous le poids de la dette. L’engagement chinois à investir 40 milliards $ dans les prochaines années plutôt que les 60 milliards $ auxquels on avait assisté lors des deux dernières éditions du FOCAC, fait dire à Bloomberg que cette décision a été prise suite à la pression du reste de la communauté des bailleurs, relativement au rôle nocif de la Chine sur la dette africaine.

La Chine est certes le premier créancier de l’Afrique subsaharienne en tant que pays, selon des statistiques sur la dette de la région à fin 2020. Toutefois, le stock de la dette extérieure qui est due par les pays d’Afrique au sud du Sahara à la Chine était de 77,1 milliards $. Cela ne représente que 10,9% de la dette extérieure de cette sous-région (702 milliards $ en 2020), et c’est moins volumineux que celle due à la Banque mondiale et au FMI réunis (129,4 milliards au total). Aussi, le stock de dettes envers les détenteurs de titres souverains (obligations internationales) était de 144,3 milliards $, et il faut ajouter qu’une partie des obligations émises en monnaie locale est souvent achetée par des investisseurs étrangers, dans les deux cas à des taux d’intérêt prohibitifs.

La nébuleuse des financements

Le dernier point de divergence souvent soulevé est le manque de transparence dans la forme et les conditions des financements chinois. Si on peut partager cette position, il faut dire que les autres bailleurs bilatéraux de l’Afrique, même parmi les grandes démocraties, ne rendent pas publics les éléments sur les financements accordés aux gouvernements de la région. Il a fallu qu’il y ait des défis, pour qu’on découvre que de grands groupes basés en Europe comme Glencore, garantissaient leurs prêts dans le cadre de clauses désavantageuses, comme l’échange des matières premières.

Xi Jinping a choisi de présenter sa vision de l’avenir avec l’Afrique. « La Chine restera attachée aux principes de sincérité, de résultats réels, d’affinité et de bonne foi, ainsi qu’à l’approche consistant à rechercher le bien commun et les intérêts partagés, honorera à la lettre ses engagements envers l’Afrique, soutiendra avec persévérance le développement de l’Afrique et contribuera davantage au développement et au rajeunissement de l’Afrique et aux efforts conjoints des pays africains pour devenir plus forts », a-t-il déclaré.

Mais il est clair aussi que la Chine dans sa diplomatie économique tient compte de ses enjeux stratégiques qui, pour l’instant, sont économiques. Les marchés européens et américains sont les plus dynamiques pour sa grande machine à production qui lui garantit la création de centaines de millions d’emplois. C’est aussi aux pays de ces régions qu’elle prête le plus et où elle investit le plus. En Effet, le stock de ce que doivent, rien que les USA, à la Chine, est de l’ordre de 1100 milliards $. Cela représente 14,3 fois la dette de l’Afrique subsaharienne envers la Chine.

Jani avec agenceecofin

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IBK s’est éteint à l’âge de 76 ans dans sa résidence de Bamako

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Saluant un homme de « paix et de dialogue« , de « culture » aussi, chefs d’Etats africains et occidentaux ont présenté leurs condoléances au peuple malien et à la famille de celui que l’on surnommait IBK.

Son décès était sur toutes les lèvres, ce lundi, dans les rues de la capitale malienne, chacun évoquant l’homme à sa manière. Certains étaient encore sous le choc, d’autres se voulaient plus fatalistes, quand d’autres encore opéraient une remise en question.

« Sa mort me choque énormément, parce que c’est notre président. Nous l’avons combattu, mais c’était un homme de paix, de parole. Il a gouverné le Mali et que son âme repose en paix« , réagit un habitant de Bamako.

« On ne peut que prier Dieu pour qu’il repose en paix. Il a fait ce qu’il pouvait faire pour le pays, même s’il n’a pas fini son mandat. Quand même, il a fait ce qu’il pouvait faire« , dit un autre.

« Vu la manière dont il s’est donné pour ce pays et tout l’effort qu’il a fourni… Malgré tout ça, on n’a pas été reconnaissant envers lui quand même. Moi, personnellement, j’aurais aimé le rencontrer pour lui présenter nos sincères excuses vis-à-vis de nos comportements« , reconnaît un homme.

Ibrahim Boubacar Keïta est mort un an et demi après avoir été renversé par les militaires et remplacé par le colonel Assimi Goïta, ancien chef d’un bataillon de forces spéciales et chef de la junte qui défie aujourd’hui une partie de la communauté internationale.

L’ancien président malien avait été chassé du pouvoir après des mois de mobilisation au sein d’une population exaspérée par les violences en tous genres – djihadistes, communautaires ou crapuleuses, par la faillite des services de l’Etat et par une corruption réputée galopante. Les détracteurs du défunt président mettent d’ailleurs en exergue « la corruption » au Mali pendant ses années de pouvoir.

source: africanews

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Génocide rwandais : des mutations d’ADN sur les victimes et leurs enfants

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Le génocide rwandais continue de livrer ses secrets au plan scientifique. C’est ce qui ressort d’une récente étude conduite par des scientifiques du programme génomique USF et du Center for Global Health and Infectious Disease Research, rapporte le site Medical Xpress.

Leurs conclusions majeures font état d’une modification de l’ADN des victimes et de leur descendance.

La volonté des chercheurs est de pouvoir fournir des réponses aux victimes et à leurs proches. De nombreux troubles mentaux ont émané des atrocités au sein des populations rwandaises après le massacre de l’ethnie des tutsis en 1994. Un examen poussé des génomes des femmes enceintes présentes et exposées par les horreurs a été fait, avant que cet échantillon ne soit comparé avec d’autres femmes enceintes mais qui habitaient dans d’autres pays.

Une troisième génération à l’étude en vue

Il en ressort que l’ADN des femmes exposées a été modifié, avec des mutations qui ont causé des troubles mentaux, comme la dépression ou des syndromes post-traumatiques. Ce ne sont pas des mutations génétiques, mais chimiques et épigénétiques. « L’épigénétique fait référence à des modifications chimiques stables, mais réversibles, apportées à l’ADN qui aident à contrôler la fonction d’un gène, développe un scientifique. Elles peuvent se produire dans un délai plus court que ce qui est nécessaire pour modifier la séquence d’ADN sous-jacente des gènes. »

Une analyse de sang a été conduite sur 59 personnes, dont la moitié a été directement exposée à des traumatismes, de la violence, une captivité, un viol, à être témoin d’un meurtre, d’une attaque, ou par la vision de cadavres. Beaucoup de Rwandais attendent des réponses sur les troubles qu’ils traversent encore à ce jour. Cette étude prouve également que ce qui se déroule pendant la grossesse, pour le fœtus, peut avoir un impact à long terme, avec des séquelles qui se développent plus tard dans la vie.

Désormais, les scientifiques devraient pouvoir se pencher sur la nouvelle génération à venir, la troisième, et observer de possibles conséquences. Cette étude s’inscrit dans un programme plus large de recherche, dans le but d’aider les scientifiques africains et leur permettre de conduire des analyses génétiques plus poussées.

Cf : geo.fr

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Medecine : un cœur de porc génétiquement modifié placé chez un homme

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Un Américain est devenu la première personne au monde à recevoir une transplantation cardiaque à partir d’un coeur de porc génétiquement modifié selon l’agence de presse AFP et Bbc.

David Bennett, 57 ans, se porte bien trois jours après l’intervention expérimentale de sept heures réalisée à Baltimore, selon les médecins.

La transplantation est considérée comme le dernier espoir de sauver la vie de M. Bennett, bien que l’on ne sache pas encore quelles sont ses chances de survie à long terme.

« C’était soit mourir, soit faire cette transplantation », explique M. Bennett un jour avant l’opération. « Je sais que c’est un coup dans l’eau, mais c’est mon dernier choix », ajoute-t-il.

Les médecins du centre médical de l’université du Maryland ont obtenu une dérogation spéciale de l’autorité médicale américaine pour effectuer la procédure, au motif que M. Bennett serait mort autrement.

Il avait été jugé inéligible à une transplantation humaine, une décision qui est souvent prise par les médecins lorsque le patient est en très mauvaise santé.

Pour l’équipe médicale qui a réalisé la transplantation, celle-ci marque l’aboutissement d’années de recherche et pourrait changer des vies dans le monde entier.

Le chirurgien Bartley Griffith explique que l’opération permettra au monde de faire « un pas de plus vers la résolution de la crise de la pénurie d’organes », indique l’école de médecine de l’université du Maryland dans un communiqué.

Cette crise signifie que 17 personnes meurent chaque jour aux États-Unis dans l’attente d’une transplantation, et que plus de 100 000 personnes seraient sur la liste d’attente.

La possibilité d’utiliser des organes d’animaux dans le cadre de ce qu’on appelle la xénotransplantation pour répondre à la demande est envisagée depuis longtemps, et l’utilisation de valves cardiaques de porc est déjà courante.

En octobre 2021, des chirurgiens de New York ont annoncé qu’ils avaient réussi à transplanter un rein de porc sur une personne. À l’époque, l’opération était l’expérience la plus avancée dans le domaine à ce jour. Toutefois, le receveur était à cette occasion en état de mort cérébrale, sans espoir de guérison.

M. Bennett, lui, espère que sa greffe lui permettra de poursuivre sa vie. Il a été alité pendant six semaines avant l’opération et relié à une machine qui l’a maintenu en vie après qu’on lui a diagnostiqué une maladie cardiaque en phase terminale.

« J’ai hâte de sortir du lit après ma guérison », disait-il la semaine dernière.

Lundi, il a été signalé que M. Bennett respirait par lui-même tout en étant soigneusement surveillé.

Mais on ne sait pas exactement ce qui va se passer ensuite. Le porc utilisé pour la transplantation est génétiquement modifié pour éliminer plusieurs gènes qui auraient entraîné le rejet de l’organe par le corps de M. Bennett, rapporte l’agence de presse AFP.

M. Griffith a déclaré qu’ils procédaient avec prudence et surveillaient attentivement M. Bennett, tandis que son fils David Bennett Jr a déclaré à l’Associated Press que la famille était « dans l’inconnu à ce stade ».

Mais il ajoute : « il réalise l’ampleur de ce qui a été fait et il en réalise vraiment l’importance. »

« Nous n’avons jamais fait cela chez un humain et j’aime à penser que nous, nous lui avons donné une meilleure option que ce qu’aurait été la poursuite de sa thérapie », souligne M. Griffith. « Mais si [il vivra] un jour, une semaine, un mois, un an, je ne le sais pas ».

Jani

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